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Les farines d’insectes, une voie pour reconquérir l’indépendance protéique

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Au sein de l’Union européenne, environ un cinquième de la production alimentaire destinée à la consommation humaine est perdu ou gaspillé, atteignant 129 millions de tonnes de déchets alimentaires par an. La production d’insectes pourrait être un levier de durabilité, selon la Commission. © Cédric Faimali/GFA

Si des verrous réglementaires restent à lever, l’élevage d’insectes pourrait participer à l’autonomie protéique de l’Union européenne en limitant ses importations de protéines végétales. Il contribuerait ainsi à « la mise en place d’une chaîne alimentaire plus durable » d’ici 2030, rapporte une étude ective de la Commission européenne.

L’élevage d’insectes pourrait être l’un des moteurs de la transition vers une chaîne alimentaire plus durable, « en transformant les pertes alimentaires et les déchets en un approvisionnement supplémentaire de protéines dans l’alimentation animale, s’il est considéré comme sûr », estime la Commission européenne dans son rapport de perspectives agricoles publié le 11 janvier...
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L’élevage d’insectes pourrait être l’un des moteurs de la transition vers une chaîne alimentaire plus durable, « en transformant les pertes alimentaires et les déchets en un approvisionnement supplémentaire de protéines dans l’alimentation animale, s’il est considéré comme sûr », estime la Commission européenne dans son rapport de perspectives agricoles publié le 11 janvier 2021.

Ce secteur, qui n’implique pas de concurrence directe avec les ressources foncières, aurait également « un impact sur le prix des cultures et l’attribution des terres au sein de l’Union européenne, en réduisant les coûts des aliments pour animaux ». Autre hypothèse émise par les experts : l’élevage d’insectes « soutiendrait la production animale, se traduisant par une légère hausse des émissions de gaz à effet de serre ».

> À lire aussi : Alimentation animale, bientôt des protéines d’insectes dans les mangeoires ? (08/07/2020)

Donner une seconde vie aux déchets alimentaires

Dans son scénario, la Commission européenne suppose que toutes les restrictions réglementaires existantes quant à la production d’insectes seront levées. Selon l’hypothèse retenue, la moitié des pertes et gaspillage alimentaires mondiaux seront utilisés pour l’alimentation d’insectes d’ici à 2030.

« Les larves seraient broyées pour produire une farine protéique à faible teneur en matières grasses adaptée à l’alimentation aquacole et l’huile d’insecte extraite serait utilisée dans la production de biodiesel », imaginent les experts.

À l’échelle mondiale, l’industrie des insectes devrait ainsi produire 23 millions de tonnes de farine de protéines et 6 millions de tonnes d’huile, équivalant à 5,4 % de la consommation mondiale de farine de protéines et 2,5 % de la consommation d’huile.

Sur la base de ce scénario, le prix du marché des farines protéiques et des huiles végétales baisserait respectivement de 18 et de 7 % en 2030 par rapport à la base de référence.

Baisse du prix des céréales

D’après l’étude prospective, « l’augmentation de la production européenne de farine d’insectes permettrait au taux d’autosuffisance de l’Union européenne en matière de farine de protéines d’augmenter légèrement de 1,8 %. »

En découlerait une réduction de la demande de cultures oléagineuses, en faveur de la production de légumineuses et de fourrages. Dans cette logique, « les prix des céréales devraient baisser de 5 % tandis que les prix du soja diminueraient de 11 % en 2030 », prévoit Bruxelles.

Les productions de poisson, de lait et de viande encouragées

Dans ce scénario, la baisse des prix des aliments pour animaux prévue encouragerait les productions de poisson, de lait et de viande au sein de l’Union européenne. Grâce à une offre de farines d’insectes plus abondante, « la production aquacole devrait augmenter de 1,1 %, réduisant le prix de la farine de poisson de 28 % », appuie le rapport. Cela concernerait principalement les productions de carpes et de salmonidés.

Les experts, qui envisagent un recul du prix des huiles végétales et celles d’insectes de l’ordre de 4 % en 2030, prévoit une production de biodiesel en augmentation de 1,5 %.

Lucie Pouchard
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