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Profil laitier : les hauts index ne sont pas les plus recherchés

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Progrès. Dans le top 20 des taureaux majoritairement utilisés en 2019, ceux au-delà de mille kilos n’ont pas le plus de succès. Les trois quarts sont sous les 800 kg d’index.

Petite victoire pour la race normande : pour la troisième année consécutive, son niveau laitier progresse plus que celui de la prim’holstein et de la montbéliarde. Le changement de base mobile pointe un progrès génétique de 44 kg, contre 26 kg et 37 kg. Les sélectionneurs sont d’autant plus satisfaits que parallèlement, l’érosion de la muscularité femelle s’endigue (base mobile...
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Petite victoire pour la race normande : pour la troisième année consécutive, son niveau laitier progresse plus que celui de la prim’holstein et de la montbéliarde. Le changement de base mobile pointe un progrès génétique de 44 kg, contre 26 kg et 37 kg. Les sélectionneurs sont d’autant plus satisfaits que parallèlement, l’érosion de la muscularité femelle s’endigue (base mobile neutre contre dégradation jusque-là). Eux, comme les éleveurs, veillent en permanence à préserver la mixité de la normande.

Il n’est donc pas étonnant que les taureaux les plus laitiers n’aient pas rencontré le plus de succès. À 1289 kg d’index lait en 2020/1, le numéro 1, Neopps, vendu en semences sexées, ne figure pas dans le top 20 des insémi­nations artificielles premières 2019 (IAP) fourni par l’Institut de l’élevage. Le plus laitier que les éleveurs ont choisi est Mali (3 286 IAP). Il est le seul du top 20 à dépasser les 1 000 kg. Cela lui a donné un petit coup de pouce, mais pas plus : il est arrivé en treizième position.

Saintyorre revient en force

Pour diluer le sang Uperise dont il est porteur par sa mère, l’entreprise de sélection (ES) Évolution a accouplé Mali à une petite-fille de Saintyorre via Eville pour donner Ottoman (1 036 kg, taux très positif mais 0,2 en mamelle). « Nous travaillons aujourd’hui à éviter Uperise, Ulozon et Uvray dans le pedigree des nouveaux taureaux », confirment Évolution et Origen Normande.

On retrouve aussi l’origine Saint­yorre chez Marvel, le laitier qui a le mieux tiré son épingle du jeu en 2019 (844 kg, numéro 2 des IAP). Origen Normande le diffuse de nouveau cette année. L’autre fils laitier d’Eville, Montfort (825 kg), n’a pas la même chance. Il se rattrape avec ses fils Ostendal (1 182 kg) et Opium (1 160 kg), même s’ils échouent à l’examen de L’Éleveur laitier, exigeant sur les taux. Notre sélection demande au moins 0,5 g/kg de TP et de TB.

Le leader de la race, Ouijoli, subit le même sort. Son TP à - 0,1 g/kg lui est fatal. Dommage car il présente une belle affiche en performances laitières, critères fonctionnels et même aptitude bouchère. Il porte Saintyorre dans son pedigree au travers d’Eolonne.

Des pedigrees dépourvus d’Uperise et Ulozon

À la différence d’Ostendal et Opium, Ouijoli est dépourvu d’Uperise, Ulozon, Uvray et Alma. « Notamment grâce à Unnoël, un courant de sang ayant moins d’impact et que nous nous sommes attachés à travailler. Il sera très facile à utiliser (90 en naissance) après avoir protégé l’écart avant des trayons », indique Matthieu Chambrial, d’Origen Normande. Néanmoins, comme Mali, Montfort, Ostendal et Opium, son coefficient de parenté avec la population femelle se situe entre 6 % et 6,4 %. Ses produits à naître auront en moyenne des grands-parents cousins germains. Plus que jamais, il faut prêter une grande attention au pedigree des taureaux choisis.

Origen Normande conseille Marvel sur les sangs Alma, Arantilly, Boursin­ ou encore Holen Noz, et Ouijoli sur les filles de Fortain, Galhileo, Gameover (Uperise), les Ivaldi ou Izoard (Uvray), les Guarana­ ou Hiddol­ Dt (Ulozon).

Évolution conseille Ottoman sur les filles de Libertad, Helado, Jalifax ou Latacunga, Ostendal sur les Loco, Lupus, Lunivers ou Jogging, et Opium sur Matmatah, Missile, Losangeles ou Manosque.

Grâce à ses taux très positifs et sa mamelle encore à 0,9, Noirdésir­, lui, passe une nouvelle fois toutes les étapes de notre sélection. Mais le taureau le plus intéressant qui ressort est Oxymore, pour deux raisons. La première : son pedigree sans Ulozon, Uvray et quasiment sans Uperise lui confère une parenté avec la population femelle plus faible (5,8 %). Surtout, cette originalité se retrouve dans les allèles chromosomiques. Son Isu recalculé avec la parenté passe de 140 à 165 points.

Soutenir la vitesse de traite et le TB

La deuxième raison : des fonctionnels (mamelle, aplombs et santé de la mamelle) opérationnels. Même si Oxymore améliore très légèrement la vitesse de traite, c’est un bon point en sa faveur puisque ce caractère est corrélé négativement avec la STMA. Vu les progrès réalisés ces dernières années sur la résistance aux cellules (160 taureaux actuellement diffusés à 1 point d’index et plus), les ES veillent à ne pas dégrader la traite. Le seul bémol au profil d’Oxymore est sa reproduction à - 1,3, héritée de son grand-père paternel Iganto.

Évolution conseille Oxymore sur Insoumis, Labyrinthe, Lipstikdor, ou Jesse PC.

La sélection de L’Éleveur laitier met aussi en lumière quatre reproducteurs très positifs en taux, en particulier sur le TB (voir tableau). Là encore, les ES mettent un coup d’accélérateur sur la matière grasse. Après des années de sélection en faveur de la protéine, elles veulent redresser la barre. Les pedigrees sans Ulozon et Uperise y contribuent.

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Oxymore. Grâce à son pedigree sans Ulozon, Uvray et quasiment sans Uperise, le fils de Lapaz fait partie des reproducteurs les plus déviants sur les allèles.
Ouijoli.Avec 887 kg, le leader 2020 n’est pas le plus laitier, mais il améliore très nettement le TB et stabilise le TP (- 0,1 g/kg). Ses autres points forts sont la santé de la mamelle (2,2) et l’aptitude bouchère, sans oublier le vêlage, qu’il sécurise.
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