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Profil laitier : encore du chemin à faire sur le TB

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Transition. La majorité des taureaux les plus laitiers ne répond pas à la demande en ­matière grasse du marché. Leur TB est négatif. Ils ne se sont pas encore affranchis d’années­ de sélection sur ce critère. Heureusement, le nouvel Isu lui donne plus de poids.

Les top lait mis en service aujourd’hui par Évolution et Origen Normande sont négatifs soit en TP, soit en TB… soit les deux. C’est la mésaventure du numéro un en lait, Mokka (162 points d’Isu) : - 1,1 en TP et - 2,2 en TB pour 1 440 kg d’index lait. Il n’aurait dû être que négatif en TB. Ses origines en sont fortement marquées, mais compensées par un TP positif. Son pè...
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Les top lait mis en service aujourd’hui par Évolution et Origen Normande sont négatifs soit en TP, soit en TB… soit les deux. C’est la mésaventure du numéro un en lait, Mokka (162 points d’Isu) : - 1,1 en TP et - 2,2 en TB pour 1 440 kg d’index lait. Il n’aurait dû être que négatif en TB. Ses origines en sont fortement marquées, mais compensées par un TP positif. Son père, Inferno, affiche - 1,3 en TB et 0,5 en TP. Ses ancêtres, Atome et Arnica, ont le même profil. Il en va de même pour Fornells, son grand-père maternel. On pourrait incriminer Upérise qui est présent dans le pedigree de Mokka et dans bon nombre des vingt-huit taureaux à 800 kg de lait et plus. Eh bien non ! Upérise est neutre en taux. À terme, on peut espérer des têtes d’affiche laitières mieux loties en TB, le nouvel Isu lancé en avril lui donnant plus de poids (lire L’Éleveur laitier d’avril 2018, p. 68). Mokka ne figure pas dans l’indexation officielle d’avril. Actuellement, il est proposé par Origen Normande en semences sexées. Il sera dans la sortie du mois d’août.

Coup de cœur pour Nuevo

Logiquement, l’origine Upérise se retrouve dans les cinq taureaux qui ressortent de la sélection de L’Éleveur laitier. À la différence de Mokka, leurs taux sont positifs. Encore cette année, nous avons choisi d’identifier les mâles répondant au mieux à la demande des marchés mondiaux… et normands. L’envolée des cours du beurre et l’entrée du camembert « fabriqué en ­Normandie » dans l’appellation d’origine camembert (lire p. 12 ) incitent à ne pas négliger les critères matières grasse et protéique. Les cinq taureaux n’explosent pas en lait. Leur index ne dépasse pas les 873 kg.

Notre coup de cœur va à Nuevo pour la variabilité génétique qu’il apporte. Certes, il porte Upérise et Alma dans son pedigree, avec un coefficient de parenté femelle montant à 6,2 %. Pour rappel, à 6,25 %, les grands-parents du produit à naître sont en moyenne cousins germains. Le grand-père paternel, Hertin, tire parti de son ancêtre original ­Trocadéro et de Rarmeleuc, peu utilisé.

De quoi influencer l’Isu calculé avec la variabilité des allèles chromosomiques. L’Isuo – c’est son nom – booste l’Isu de Nuevo de 12 points. De 159 points, il passe à 171. Son principal défaut est la facilité de naissance. Vigilance donc dans les accouplements, tout comme les aplombs (angle du pied et parallélisme).

Évolution conseille Nuevo sur les filles de Hansel Isy, Geyser Isy, Hydro Isy, Homere ou encore Camembert « pour apporter de la puissance, des largeurs et du potentiel laitier ».

Limerick, qui n’est pas dans la sélection de L’Éleveur laitier (TB négatif), va plus loin.

Ses allèles chromosomiques se sont affranchis de ses origines pesantes, Arnica, Upérise et Uvray. Leur variabilité renforce l’Isu de 16 points, ce qui le hisse à 155 points (contre 139 dans l’indexation officielle d’avril).

Évolution conseille Limerick pour son potentiel laitier et ses aptitudes de reproduction sur les filles de Harem Isy, Helado, Hyonisos, Fantas Isy ou Inhappy.

Le taureau laitier normand idéal propose un savant équilibre entre potentiel de production, TB compris, et précocité via la nouvelle synthèse bouchère (Sybo). C’est, en tout cas, ce qui a motivé le nouvel Isu, appliqué depuis avril.

Préserver l’état

Le taureau idéal renforce aussi, ou corrige, des postes qui réclament aujourd’hui un peu de vigilance. Dans le premier cas : le ligament et la largeur de poitrine. Dans le second : des bassins moins plats et moins d’accent sur la taille. Fabriquer des vaches grandes est synonyme de laitières qui maigrissent plus en début de lactation. Aujourd’hui, les sélectionneurs conseillent des mâles qui améliorent peu ou pas la taille. But : préserver la capacité de la normande à maintenir ses réserves corporelles. « Ces prochaines années, un profil tel que Egastel émergera plus difficilement », commente Évolution. Sa Sybo à - 1,8 le déclasse inévitablement.

Claire Hue
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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