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Profil fonctionnel : allier des caractères contraires

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Convergence. Le potentiel laitier est lié négativement à la reproduction, la santé de la mamelle à la vitesse de traite. Des taureaux arrivent à contourner ces oppositions.

Bonne nouvelle pour la race normande : pour la deuxième année consé­cutive, le changement de base mobile met en évidence la progression de son niveau génétique en reproduction. Les trois postes sont concernés : fertilité vaches, fertilité génisses et intervalle vêlage-première IA (IVIA1).
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Bonne nouvelle pour la race normande : pour la deuxième année consé­cutive, le changement de base mobile met en évidence la progression de son niveau génétique en reproduction. Les trois postes sont concernés : fertilité vaches, fertilité génisses et intervalle vêlage-première IA (IVIA1).

Avant 2018, l’index de synthèse reculait, ce qui pouvait susciter des inquiétudes sur la capacité de la race à préserver l’un de ses principaux atouts. Ce potentiel n’est pas forcément bien utilisé dans la conduite des élevages. Ainsi, dans l’Orne, l’organisme de conseil Elvup regrette que l’âge au premier vêlage reste à 33,7 mois sur la campagne 2019-2020. On est loin de l’objectif des 24 mois au premier vêlage pour réduire les coûts d’élevage et diminuer le nombre d’animaux dits « improductifs », un des leviers face à la sécheresse et contre les émissions de gaz à effet de serre. Dans ce but, en plus de la fertilité génisses, l’index croissance des veaux de boucherie est à la disposition des éleveurs depuis deux ans (voir notre tableau).

Du côté des vaches, Elvup observe une amélioration de l’intervalle vêlage-vêlage (IVV). « La normande enclenche le mouvement déjà initié par la holstein », observe Yann Martinot, d’Elvup. Cette dernière a connu un pic d’IVV à 436 jours, en 2013. Elle est descendue à 428 jours.

L’intervalle entre vêlages se réduit

Avec 416 jours, le pic de la normande, lui, s’est produit en 2018-2019 dans l’Orne. L’IVV a gagné trois jours l’an passé.

Bien sûr, l’effet environnement compte beaucoup dans les résultats de reproduction d’un troupeau. « La situation s’est beaucoup améliorée. Les débuts de lactation sont aujourd’hui maîtrisés. On peut inséminer dès 50 jours après le vêlage », estime Yann Martinot. Pour lui, même si le caractère reproduction est moins héritable que d’autres, il ne faut pas le négliger. Comme il est corrélé négativement au lait, l’accouplement résultera d’un arbitrage en fonction du profil de la femelle.

Le taureau confirmé Jitan évite ce conflit. Le petit-fils de Tonifiant allie performances laitières et reproduction (sauf - 0,6 en IVIA1). En revanche, il n’évite pas un autre conflit : la corrélation négative entre la santé de la mamelle et la vitesse de traite. « Un grand nombre de taureaux très améliorateurs de la STMA sont mis en marché. À nous, sélectionneurs, d’être vigilants et de proposer des reproducteurs­ qui s’adaptent à l’agrandissement des troupeaux et au temps de traite », commente Matthieu Chambrial, d’Origen Normande. Jitan confirme cette corrélation négative par une STMA à + 1 et une traite à - 0,5. Il est diffusé cette année par Évolution mais à la commande, car il fabrique des petits formats (- 1,1 en taille).

Du positif dans la relation STMA-traite

Selon Jean-Christophe Boittin, d’Évolution, « Jitan doit être un vrai choix de l’éleveur ». Son fils Pastoreo (727 kg de lait, taux positifs) se heurte à la même difficulté : - 0,5 en traite, + 0,8 en STMA et + 0,2 en reproduction. À la différence de Jitan, ses aplombs à 0,6 l’empêchent de sortir la tête haute de la sélection de L’Éleveur laitier, qui a mis la barre haut sur ce critère.

En fait, parmi les taureaux à index génomiques, seul Ourzet sort vainqueur. Les huit autres de notre sélection sont des taureaux confirmés, dont deux déjà présents l’an passé (Navidad et Istambull).

Ce petit-fils d’Eolonne (Saint­yorre) minimise le lien « toxique » STMA- traite (- 0,2) et améliore nettement la reproduction (0,9). Du fait de son faible potentiel laitier, Origen Normande estime qu’Ourzet sera très complémentaire des souches laitières, par exemple celle d’Uperise via Fortain­, Gameover, Jibraltar, Iganto.

Autre petit-fils d’Eolonne, le leader de la race, Ouijoli, très laitier, aligne traite (0,4), STMA (2,2), reproduction (0,6, mais - 0,7 en IVIA1). Après avoir échoué à l’examen de L’Éleveur laitier (1) sur les profils laitiers, il échoue cette fois-ci à cause des aplombs (0,5). Le scénario est identique pour le numéro 2 du classement Isu, Oberlin. Il bute non pas sur les aplombs (1) mais pour 0,1 point en « repro » (0,4, contre 0,5 minimum demandé). Il s’illustre en revanche par sa mamelle (1,5) et sa synthèse bouchère (2,3).

Porteur des origines Banania, Atome et Ulozon, Évolution conseille Oberlin sur les origines Uperise, et sur les filles de Manchester, Montblanc, Highland et Javray.

Origami réussit également le trio traite, STMA et repro­duction mais dans un sens inversé. Il améliore nettement la traite (1) et stabilise la STMA (0,2). Ce petit-fils de Jeox (Uperise­) est aussi dans le top 20 de la « repro », tout en snobant la relation négative avec le lait (782 kg). Évolution conseille Origami­ sur les supports Impacto, Ironville, Jenus et Medicis.

Claire Hue

(1) Voir aussi p. 66, dans l’article sur les profils laitiers : Ouijoli, l’analyse de son pedigree et les conseils d’accouplements.

Oberlin. Ses 169 points d’Isu le désignent numéro 2 de la race normande. Ce n’est pas un grand laitier (21 points d’Inel), mais un champion de la fonctionnalité. Ses index aplombs, mamelle, santé de la mamelle sont entre 1 et 1,5, la facilité de naissance à 90. Il explose avec la synthèse bouchère : 2,3. © Alger Meekma
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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