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Profil complet : pour les systèmes pâturés intensifs

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Équilibre. L’introduction de la synthèse bouchère l’an passé dans l’Isu identifie mieux les taureaux jouant les deux faces de la mixité normande. Les élevages intensifs qui ont le souci du pâturage ont de quoi trouver leur bonheur.

Les éleveurs normands sont bien dans la philosophie du nouvel Isu. Ce dernier, lancé l’année dernière, donne un peu moins de poids au lait et indirectement à la taille, et un peu plus au taux butyreux et aux critères bouchers. Les dix taureaux les plus utilisés en 2018 sont dans cette ligne.
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Les éleveurs normands sont bien dans la philosophie du nouvel Isu. Ce dernier, lancé l’année dernière, donne un peu moins de poids au lait et indirectement à la taille, et un peu plus au taux butyreux et aux critères bouchers. Les dix taureaux les plus utilisés en 2018 sont dans cette ligne.

Avec 6 700 inséminations artificielles premières, la palme est revenue à Mephisto (Eolonne). Il affiche aujourd’hui un index lait de 536 kg, contre 703 kg en avril 2018. Il accroît modérément la taille, tout en poursuivant l’effort sur la largeur et la profondeur de poitrine. Sa mamelle, ses aplombs et sa facilité de naissance ont séduit les éleveurs normands.

Le deuxième, Mystère (Ironville), propose un profil plus pâturant, à savoir des animaux moins développés dotés d’excellents aplombs et valorisant mieux les qualités bouchères de la race. Dommage qu’il ait perdu près de 300 kg en un an.

Les taureaux moins laitiers acceptés

Signe des temps, également l’an passé, les éleveurs n’ont pas hésité à utiliser un reproducteur sous les 500 kg. Lutèce (Halonzo sur Faredo Isy), le numéro 5 en IAP, pointait à 427 kg. Il est descendu à 235 kg en avril 2019. Plus globalement, en 2018, les producteurs ne se sont pas rués sur les plus laitiers, c’est-à-dire qui flirtent avec les 1 500 kg. Toujours parmi les dix plus utilisés 2018, le leader qu’ils se sont choisi plafonnait à 1 100 kg. Il s’agit de Lupus, un autre Eolonne (sur Virbak). L’alliance entre le lait et ses aptitudes bouchères l’a remporté sur la facilité de naissance (85) et la reproduction (- 1). Il n’apparaissait pas dans la sélection 2018 de L’Éleveur laitier. Elle exige des taureaux positifs en taux.

Lupus prend sa revanche cette année. Son fils, Nagua, monte sur la deuxième marche de notre podium, soutenu par son TB supérieur à 2. On ne s’étonnera pas qu’il porte l’empreinte Upérise dans son pedigree via son grand-père maternel Game Over, comme trois autres taureaux de notre sélection.

Le bon dosage entre lait et aptitude bouchère

L’ancêtre très laitier et peu développé sait s’effacer pour proposer des fils adaptés aux systèmes intensifs pâturés. Nagua trouve le bon équilibre entre qualité laitière­ (quantité et matière utile), fonctionnels (mamelle, aplombs) et format. Il contient la taille, tout en donnant des femelles larges et profondes. Il est plus performant que Lupus sur les critères bouchers (1 contre 0,7). Attention tout de même à la reproduction et à la vitesse de traite (- 0,2).

Origen Normande préconise Nagua sur vaches (facilité de naissance de 88). « Il sera complémentaire aux origines Ulozon (Figibus, Gallieni, Glass, Guarana), Redondo (Bainville, Bandit, Bretzel, Casto, Gang Noz) ou encore Rubafix (Boursin, Bidule, Istart GD). »

Des cinq taureaux qui émergent de notre sélection, seul Incross propose des index positifs en vitesse de traite et reproduction, même si pour cette dernière, ce n’est pas la panacée : + 0,3.

Des « confirmés » pour la sécurité

La fertilité vaches à 0,5 hisse Incross à ce niveau. Ses notes de synthèse format et mamelle (0,2 et 0) sont trompeuses. Leur neutralité masque des postes légèrement supérieurs à la moyenne normande. Seuls la distance plancher-jarret et le ligament sont négatifs (- 0,6 et - 0,1). Les éleveurs craignent toujours que les premières filles de service dégradent l’indexation des taureaux qu’ils ont choisis. Incross y échappe pour l’instant. Il a progressé de 65 kg de lait en avril pour 65 filles au compteur. En revanche, il n’échappe pas à son pedigree avec, sans surprise, Uperise mais aussi Uvray. Son coefficient de parenté élevé avec la population femelle n’est pas corrigé par sa variabilité sur les allèles chromosomiques. Son Isuo abaisse l’Isu de 7 points.

Évolution conseille Incross sur les filles d’Ulozon, Feed et Hancara.

Son oncle par Uperise, General, stabilise, lui, la situation : leurs Isu et Isuo sont identiques. Il est aussi plus confirmé qu’Incross grâce à ses 532 filles dans l’indexation laitière.

Petit coup de pouce à la variabilité

Ses très bons aplombs, sa vitesse de traite et sa facilité de naissance donnent à General quelques atouts supplémentaires. On pourrait lui reprocher sa note reproduction mais derrière le - 0,5 se cachent des notes légèrement positives en fertilité vaches et génisses. Elles sont plombées par un intervalle vêlage-première IA à - 2,2.

Origen Normande conseille General sur des souches fonctionnelles comme Unnoel, Vitriol, Atome, Aubray, Boursin ou Eolonne.

C’est surtout Neotron qui donne un petit coup de pouce à la variabilité génétique. Malgré sa parenté élevée, il gagne 6 points d’Isu via l’Isuo.

Évolution conseille Neotron sur les filles portant les sangs Uperise, Ulozon, Uvray et Jesse PC.

Claire Hue
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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