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Profil complet : la synthèse bouchère renforce la mixité

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Sybo. C’est le diminutif donné à la synthèse bouchère, nouvel index qui concentre la croissance des animaux, l’aptitude bouchère et la conformation. Une Sybo très amélioratrice avec du lait et des taux, c’est gagnant !

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’indexation d’avril bouscule les habitudes. L’introduction d’une nouvelle note, la synthèse bouchère ou Sybo (voir L’Éleveur laitier d’avril 2018, p. 68), modifie la grille de lecture des taureaux. Elle rassemble les bien connus index format et musculature, et cinq nouveaux critères qui sont résumés dans l’aptitude bouchère des jeunes bovins et des veaux de boucherie. Pour les premiers : la croissance et la conformation. Pour les seconds : la couleur de la viande, la croissance et la conformation. Logiquement, cette année, L’Éleveur laitier retient la Sybo pour mettre en lumière les taureaux des nouveaux catalogues qui allient lait et viande. La segmentation du marché laitier incite un certain nombre d’éleveurs à conduire des vaches un peu moins laitières, mais mieux adaptées aux systèmes pâturants.

La race normande veut défendre sa place dans cette évolution. C’est le sens de la Sybo et de la nouvelle formule Isu.

L’an dernier, notre sélection était sur la morphologie et la musculature. En ne ciblant que la Sybo, on pourrait lui reprocher l’absence du poste mamelle. En fait, la sélection à la fois sur la morphologie (au moins 0,8) et la Sybo donne cette année… le même résultat final (voir tableau).

Autre différence par rapport à l’an passé : un focus sur le TB et non plus sur le TP pour répondre au marché de la matière grasse qui a le vent en poupe.

Origines : trois grandes tendances

Les sept taureaux qui émergent résultent d’un savant dosage de potentiel laitier et d’aptitude bouchère ou conformation. On retrouve schématiquement trois grandes tendances.

La première : à l’origine très laitière, Uperise et Ulozon (famille Driver) s’adossent le « viandard » Arnica (2,5 de Sybo, famille Nephelion-Foix). Cela donne Neymar, Napolitain et Magdalena. Neymar est le prototype du système pâturant. Il freine la taille, élargit un peu la poitrine et améliore les aplombs, tout particulièrement la locomotion (1,7). De plus, son index reproduction à 1,3 le place dans les tout premiers sur ce critère.

Évolution conseille Neymar sur les courants de sang Alma, Banania et Falbert, par exemple les filles de Holen Noz, Highland, Gameiro, Geness Isy.

La deuxième tendance concerne encore Arnica qui, en plus de son aptitude bouchère, n’est pas dénué de lait (635 kg). Royal Holl (Hollydays-Armenia) lui laisse le champ libre, tout comme à Uperise et Ironville (Gameiro, famille Elixir). Deux reproducteurs émergent de ces subtils accouplements : le déjà ancien Hammer Isy et Mystère. Ils ont des profils proches. Ils transmettent en particulier un bassin à l’optimum. De quoi corriger ceux qui s’aplanissent. Hammer Isy a tout de même un avantage : la Sybo à 1,5.

Évolution conseille Hammer Isy sur les filles de Fuseos Isy, Jamming, Iatine ou Jibraltat et Mystère sur les filles d’Holen Noz, Highland, Jouxtant, Hemir Isy ou Fylio Isy.

La troisième tendance porte sur les fils d’Orphelin, Banania et Atenay (famille Girophare). Connus pour leur index musculature (0,8 et 1), ils ont su le préserver des vents contraires. Combiné à l’influence laitière d’Ulozon et Saintyorre, cela aboutit à Mendel et Luigi BGT, ce dernier arrivant en tête de notre sélection, avec une Sybo à 1,4. Il est surtout propulsé numéro 2 du classement Isu.

Origen Normande conseille Luigi BGT sur des origines avec des taux et des bassins à tendance fuyante comme Atome, Delitannie, Élément, Fornells, Game Over, etc.

Milagro, un plus pour la variabilité

Ces sept taureaux ont un coefficient de parenté femelle élevé : entre 6,1 et 6,5 %. Pour rappel, à 6,25 %, les grands-parents du produit à naître sont cousins germains.

Face à cela, il faut parler de Milagro, qui n’est pas dans notre sélection. Sa parenté femelle est un cran en dessous (5,9 %) grâce à ses père et grand-père maternel Janvelis et Foxter Isy au pedigree moins commun (Antispam dans le premier, très peu utilisé, et Vitriol dans le second). La variabilité génétique calculée sur les allèles chromosomiques fait exploser ses compteurs. Si on l’intègre à l’Isu classique qui est de 136 points, il fait un bond de 20 points.

Évolution conseille Milagro sur les origines réclamant une progression globale ou ciblée sur la traite et les taux, par exemple les filles de Haliba Isy, Gallon Isy, Geyser Isy, Falbert.

Claire Hue
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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