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Production : le progrès ralentit en volume de lait

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Déjà vu. Louxor reste le champion dans toutes les catégories. Mais il est talonné par Nantais à 212 points d’Isu. Seulement cinq nouveaux entrent dans notre sélection.

Nos critères seraient-ils trop exigeants ? Seulement quinze taureaux en service dépassent les 800 kg de lait et 1,5 en taux. Sept d’entre eux figuraient déjà dans cette sélection en 2018. On n’y trouve qu’un confirmé, Hurion Isy, et cinq nouveaux.
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Nos critères seraient-ils trop exigeants ? Seulement quinze taureaux en service dépassent les 800 kg de lait et 1,5 en taux. Sept d’entre eux figuraient déjà dans cette sélection en 2018. On n’y trouve qu’un confirmé, Hurion Isy, et cinq nouveaux.

Cette relative pauvreté vient d’une sélection durablement très axée sur les fonctionnels. Le potentiel laitier finit par être pénalisé. Le progrès génétique annuel tournait autour de 100 kg jusqu’à il y a cinq ans. Il est tombé à 12 kg l’an dernier. En parallèle, le TB, qui se dépréciait, s’est redressé. Le TP, la morphologie et les index fonctionnels progressent plus vite que par le passé. Ce recul de la production pourrait devenir inquiétant s’il s’installait. Néanmoins, sur les 260 taureaux mis en service, 60 ont un index lait supérieur à 1 000 kg. Beaucoup ont des taux trop bas pour passer notre filtre.

Bien lire les pedigrees

Par ailleurs, les catalogues pèchent par le manque de variabilité génétique. Mogul, Supersire et Planet sont très présents dans les pedigrees. Il faudra se montrer vigilant dans les accouplements. Quelques taureaux ont des index faibles en capacité corporelle. Cela ne posera que rarement des problèmes étant donné le niveau général. Pour le reste, les taureaux de ce classement ont peu de défauts.

Dans notre sélection, le meilleur reste donc Louxor, qui caracole en tête depuis trois ans, à 215 points d’Isu (- 3). En attendant ses filles, qui commencent à vêler, son profil reste stable. Il se renforce dans le lait à 988 kg (+ 178), mais recule un peu en taux et en fonctionnels, tout en restant à de très bons niveaux. Il reste solide dans les membres. Louxor a un coefficient de parenté de 6 % avec les femelles à accoupler, ce qui demande de la vigilance dans les choix. Ses premiers fils ne le dépassent pas pour l’instant, même si certains font mieux en morphologie.

Évolution assure la relève de son crack avec Nantais, un fils de Chassy, très intéressant avec 123 kg en matière utile et un index fertilité à 2,9. Ses filles produisent et remplissent bien. Cependant, avec son index à 3,2 en taille, il sera probablement pénalisé dans le nouvel Isu attendu en 2020. On peut regretter la présence de Mogul, McCutchen ou encore Numero Uno dans son pedigree.

On retrouve Luminous derrière lui, un taureau de Gènes Diffusion toujours excellent en production mais à protéger sur le bassin (- 2,1). À 202 points d’Isu, Nairway sera facile à utiliser. Quant à Neutron, s’il ne manque pas de qualités laitières, il hérite du défaut de son père dans l’écart avant (- 0,9). Tous deux sont fils de Louxor.

Le suivant, Mitzuki, se trouvait déjà dans cette sélection l’an dernier. Il a perdu 19 points d’Isu depuis. Il reste très bon dans les taux, la reproduction et la vitesse de traite. Il sera à surveiller dans les membres et à utiliser sur des souches puissantes. Attention aussi aux trayons courts (- 1,8) mais le pedigree est original (Koning).

Quant à Newtime, il est très intéressant en production et bon en fonctionnels. Les trayons sont un peu courts (- 1) et on retrouve Mogul et Supersire dans le pedigree.

Les suivants, en dessous de 180 points d’Isu, n’ont que peu d’intérêt. La plupart ne dépasseront pas les 150 points d’Isu lorsque leurs filles produiront.

Pour élargir la gamme, on peut s’appuyer sur quelques taureaux confirmés, tels Hurion Isy à 175 points d’Isu. Il s’agit d’un taureau laitier (802 kg de lait, 3,3 de TP, 4,4 de TP), bien noté en santé de la mamelle (1,3 avec une vitesse de traite neutre), en format et en membres. Il sera réservé aux souches dotées de bonnes mamelles mais ses filles sont souvent adaptées au robot.

Chercher plus loin

Quelques jeunes taureaux passent tout près de l’entrée de cette sélection et méritent le détour. Chez Gènes Diffusion, Oxford (Lechef x Genestar) est à 209 points d’Isu avec du lait (963 kg) et du TP (1,7). Le TB est à - 0,9. Exceptionnel en morphologie (4,2 en synthèse, 4 en mamelle), il améliore la taille (2,4) et la largeur (1,8 à l’avant, 2 aux ischions). La mamelle est peu volumineuse avec des trayons de longueur normale. Le jarret est trop droit à - 1,7.

Dans le même catalogue et au même niveau d’Isu, Notify est pénalisé par un index à - 1,2 en TB mais ce taureau laitier (1 559 kg) apporte de la protéine (1,2). C’est un fils de Jedi Ssi sur Powerball. Il transmet des mamelles à la hauteur de son potentiel mais il n’échappe pas à l’héritage de Mogul sur la longueur des trayons (- 0,9). Attention au jarret trop droit (- 2,1).

Pascale Le Cann avec Rémy Vermès (Prim’holstein France)
Nantais. À 212 points d’Isu, c’est l’un des meilleurs de la sortie.
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