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Production : de nouveaux cracks dans les taux

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Nantais. Numéro deux de ce classement l’an dernier, Nantais se maintient. On appréciera ses bons index fonctionnels et sa morphologie équilibrée. Ses filles sont grandes, puissantes et dotées de très bons bassins. © GEJP

Matière utile. Le classement sur la matière utile fait ressortir quelques taureaux exceptionnels dans les taux sans pénaliser le lait. À plus de 180 d’Isu, ils disposent d’autres qualités intéressantes en morphologie et en fonctionnels.

Dans le haut du classement général, la plupart des mâles améliorent les taux, certains de manière très nette. Les potentiels laitiers montrent davantage de diversité. Parce que les taux font vite grimper le prix du lait, nous avons établi notre sélection des taureaux de production sur la matière utile. Rappelons que les index génomiques en MG et MP ne correspondent pas exactement au rapport entre les taux et le volume...
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Dans le haut du classement général, la plupart des mâles améliorent les taux, certains de manière très nette. Les potentiels laitiers montrent davantage de diversité. Parce que les taux font vite grimper le prix du lait, nous avons établi notre sélection des taureaux de production sur la matière utile. Rappelons que les index génomiques en MG et MP ne correspondent pas exactement au rapport entre les taux et le volume de lait. Les origines génétiques de ce groupe sont variées. Mercutio­, présent lui-même dans le classement, y inscrit deux fils. Les grands-pères maternels sont tous différents. Cependant, quatre taureaux (Ouedec, Owindmill, Omerica et Ollwood) présentent un coefficient de parenté avec les femelles à 6,1, ce qui est un peu élevé. Il faudra être vigilant dans les accouplements. Évolution accroche davantage de taureaux que Gènes Diffusion dans cette liste.

De nombreux taureaux mis en service cette année sont porteurs du gène A2-A2. Ce génotype, lorsqu’il est transmis aux vaches, aboutit à un codage pour la bêta-caséine A2 dans le lait, réputée plus digeste que la bêta-caséine A1.

Bêta-caséine A2, de nombreux taureaux favorables

En Océanie et aux États-Unis, le lait de ce type est identifié et semble rencontrer du succès. Il n’existe pas actuellement en France de démarche de segmentation sur ce lait, mais les entreprises de sélection anticipent.

Le numéro 1 de cette sélection, Nantais, figurait déjà dans notre liste l’an dernier, à 215 points d’Isu, juste derrière le leader, Louxor. Il en a 200 aujourd’hui. Son père, Chassy, a bien tenu. Nantais atteint le niveau record de 2,4 en reproduction, et assure bien aussi en santé de la mamelle (1,6). La morphologie est équilibrée et de bon niveau. Si certains lui reprocheront sa grande taille (2,9) et ses trayons un peu courts (- 0,8), on apprécie la largeur du bassin (2,3).

À 197 points d’Isu, Orangina bat des records en TB avec un index à 6. Le TP n’est pas en reste, à 2,5. Certes, le potentiel laitier est moyen, à 681, mais ce taureau améliore également le niveau sanitaire des mamelles (2,5). La mamelle et les membres sont bons, avec un gabarit moyen.

Le suivant, Overtou, affiche un profil équilibré qui le rend facile à employer. Les fonctionnels sont intéressants, la mamelle bien soutenue, le corps solide et large. Seule la facilité de naissance s’avère un peu juste, à 89. Attention aussi à la fertilité génisse, notée - 0,3. Son poids va monter dans le prochain Isu, au détriment de la fertilité des vaches. L’index reproduction de Overtou est donc attendu à la baisse.

Ogoueno intéressera tous ceux qui recherchent des taux élevés sans pénaliser le potentiel laitier. La morphologie est assez commune mais il améliore fortement­ l’attache arrière (3). Les trayons arrière sont un peu serrés­ (2,1). Il faudra protéger les membres (0,5).

Ouedec transmet une mamelle bien adaptée à son potentiel laitier élevé. Là se trouvent ses principales qualités. Il faudra l’accoupler sur des vaches fertiles et de bon format pour y ramener du lait.

Owindmill prend la tête du classement sur la matière utile, avec 139 kg. C’est le résultat d’un fort potentiel laitier (1 316) couplé à des index très positifs en taux. Il se montre aussi exceptionnel en facilité de naissance, à 94. Le reste est banal mais la mamelle est équilibrée et bien attachée (1,9 à l’avant et 2,1 à l’arrière). Le corps manque de largeur.

Omeyer P impressionne pour la richesse de son lait, dont le volume reste correct. Il porte le facteur sans corne, et si la santé de la mamelle est à 2,7, la traite est lente (- 1,2). Le format moyen ne manque pas de largeur. Il faudra être vigilant sur la reproduction.

Olizy présente un profil comparable, avec des taux très élevés et un niveau de production convenable­. Il apporte en outre une morphologie de qualité avec un très bon format, peut-être un peu grand (2,9), et d’excellents membres.

Avec Oups, on atteint des sommets dans les taux et notamment en TP : + 5. Ces atouts compensent un niveau laitier un peu faible, à 479. En règle générale, quand on veut maintenir le potentiel de production, les taureaux génomiques inférieurs à 500 en lait sont à éviter. Oups sera donc réservé aux souches solides sur ce poste. La santé de la mamelle est correcte, à 1,5, avec une vitesse de traite positive. Mais la reproduction est à - 0,3.

Les confirmés peinent à percer

Les suivants dépassent les 1 000 kg en lait, avec des profils intéressants dans les taux. Omerica­ se distingue cependant avec un fort potentiel laitier (1 670 kg) allié à des taux plus faibles. Il se place bien en santé de la mamelle (1,4) avec une vitesse de traite positive (0,6). Ses filles sont larges et dotées de mamelles banales, sans défaut majeur.

Signalons enfin Nacash, un fils de Superhero sur Rubicon, à 196 points d’Isu. Si nous l’avons écarté de cette sélection à cause de son potentiel laitier à 182, il pourra intéresser certains éleveurs pour remonter les taux indexés, à 4,1 pour le TP et 8,3 pour le TB. Par ailleurs, il améliore les membres (1,4) mais il faudra le réserver aux souches solides dans le format (0,1 en capacité corporelle).

Aucun taureau confirmé ne se hisse dans le sommet de ce classement. Avec l’arrivée de ses filles de service, Louxor reste bien classé à 192 points d’Isu, mais son potentiel laitier est tombé à 317 kg. Hurion Isy est le meilleur de cette catégorie dans le classement sur la matière utile, avec 119 kg, grâce à des taux toujours très élevés : 3,3 en TP et 4,3 en TB. Le lait est correct, à 757 kg. Il fait des filles solides dans le format et les membres, mais il faut veiller à la reproduction (- 0,7) et à la mamelle (- 0,4).

Pascale Le Cann, avec Rémy Vermès (Prim’holstein France)
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