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Les cinq innovations 2020 d’Évolution

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Durée de gestation. Ce nouvel index sera un levier intéressant pour améliorer l’intervalle vêlage-vêlage.

Efficience. L’entreprise de sélection propose cette année cinq innovations dans l’indexation pour aller vers une génétique de plus en plus précise.

L’année 2020 chez Évolution offre un éventail de nouvelles solutions parmi lesquelles chaque éleveur pourra puiser, en fonction de son système d’élevage, afin de faire progresser l’efficience génétique avec ses reproducteurs. Ces innovations forment un service proposé sans surcoût pour l’éleveur.
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L’année 2020 chez Évolution offre un éventail de nouvelles solutions parmi lesquelles chaque éleveur pourra puiser, en fonction de son système d’élevage, afin de faire progresser l’efficience génétique avec ses reproducteurs. Ces innovations forment un service proposé sans surcoût pour l’éleveur.

LA SAN DU PIED EN RACE NORMANDE

Cet indice santé du pied est, comme le précédent en race holstein (2017), issu du programme Génosanté. Rappelons que les boiteries constituent, par leur fréquence, la deuxième pathologie chez les vaches laitières. L’impact économique est évalué à 265 €/vache pour une boiterie clinique et 130 €/ vache pour une boiterie subclinique. On estime à 11 % le nombre de vaches qui boitent dans une lactation et deux à trois fois plus de boiteries subcliniques, soit, pour un troupeau de 100 vaches, une perte de 5 800 € par an. L’indice santé du pied en race normande d’Évolution s’est construit sur une population de 38 000 femelles, dont 18 000 parées depuis 2014, 5 496 femelles génotypées et 400 taureaux avec des informations directes sur leurs filles. La même méthodologie qu’en holstein a été utilisée, avec une expression par tranche de l’indice génomique (-1 ; - 0,5 ; + 0,5 ; + 1). Deux indices sont publiés : la résistance aux maladies infectieuses (RLI), synthèse dermatite et limace ; et la résistance aux lésions non infectieuses (RLNI), synthèse ouverture ligne blanche, ulcère sole et bleime circonscrite. Exemple : un taureau RLI + 1 aura 60 % de filles en moins avec limace que la moyenne (10 % vs 24 %). Sur les femelles génotypées, l’éleveur va pouvoir identifier les plus sensibles et cibler les accouplements en conséquence. Pour un troupeau de 100 vaches dont 30 présentent des lésions, cet accouplement ciblé des femelles sensibles (-1) avec des taureaux améliorateurs (+1) diminuera de 7 % l’expression des lésions dès la première génération, soit un gain évalué à 600 €/an. Cet indice santé du pied va continuer de s’enrichir de nouvelles vaches parées et indexées pour gagner en précision.

LA DURÉE DE GESTATION

Mieux maîtriser la durée de gestation comporte plusieurs enjeux : augmenter le nombre de jours productifs, réduire l’intervalle vêlage-vêlage et faciliter la naissance avec des veaux moins lourds. L’impact de la durée de gestation est encore plus marquant dans les systèmes de vêlage saisonnier car les vaches non gestantes pour la période ciblée sont retardées ou réformées. La durée de gestation est un caractère assez héritable (0,32) équivalent à la production. La variabilité génétique est de -10 à + 10 jours par rapport à la moyenne de chaque race (l’écart type est de +/- 2,5 jours). L’index durée de gestation (DG) d’Évolution est calculé à partir de 476 369 individus génotypés (401 685 en holstein et 74 684 en normand) dont 347 091 avec une performance directe. Il s’exprime en écart à la moyenne raciale.

Un taureau avec un index DG de - 8 jours verra ses veaux naître en moyenne 4 jours plus tôt. Un veau né d’une mère DG -8 j et d’un père DG - 6 jours naîtra 7 jours plus tôt. Précisons­ qu’il n’y a pas de lien entre une durée de gestation plus courte et la vitalité du veau à la naissance. C’est un outil de pilotage pour l’éleveur qui peut ainsi éviter d’avoir des vaches qui traînent dans le box de vêlage, avec le risque d’une naissance plus difficile. D’après Évolution, améliorer de deux jours la durée de gestation permettrait un gain entre 800 et 1500 € pour un troupeau de 100 vaches.

L’HOMOGÉNÉITÉ DE LA DESCENDANCE

L’objectif ici est d’obtenir une descendance améliorée au maximum par rapport à la mère. Lorsque l’éleveur est satisfait d’une vache, il est logique de vouloir garder une de ses filles tout en corrigeant les défauts de la mère avec un accouplement qui garantisse un progrès sur ces caractères. Un taureau labélisé HD + sur un caractère transmettra une amélioration de manière plus régulière à sa descendance. Car ces taureaux HD + sont non seulement très améliorateurs sur un critère (dans le quart supérieur au niveau génétique), mais ils sont aussi testés pour l’aptitude à transmettre de façon plus homogène (dans le quart supérieur de l’écart type de transmission). Exemple : une vache négative en santé mamelle à - 1,3 (STMA) accouplée à un taureau STMA + 2,7 HD + sortira une fille positive en STMA à 88 % contre 83 % avec un taureau classique de même niveau génétique STMA + 2,7. C’est la connaissance de l’ADN des taureaux qui a permis de projeter plus de 500 descendants fictifs et de mesurer la répartition de leur niveau génétique.

L’EFFICIENCE ALIMENTAIRE

Quel que soit le système d’élevage, du plus intensif au plus extensif, l’alimentation est le premier levier d’amélioration du résultat écono­mique. Ainsi, les élevages avec les meilleurs EBE ont en moyenne 25 €/1 000 l de coût alimentaire en moins (source : Xpertia 2019). Améliorer la capacité d’une vache à valoriser sa ration était donc une attente forte. Mais la démarche est complexe car il faut collecter une masse de données suffisamment fiables. Évolution met à disposition des éleveurs une première synthèse efficience alimentaire (EFA). « Une première étape qui n’est que le début d’un long processus d’enrichissement par la recherche appliquée. » Le concept est de sélectionner les individus qui produisent le plus de matière en consommant moins d’aliments sur leur carrière, tout en restant en bonne santé (en holstein : [lait + TP + TB]-CC + santé). Cette synthèse s’appuie sur les index élémentaires. Elle est centrée sur 0 avec un écart type de +/- 1, comme pour les fonctionnels ou la morphologie. La synthèse EFA est disponible pour les taureaux Évolution et toutes les femelles génotypées par Évolution. Les meilleurs taureaux sur ce critère produisent beaucoup de matière avec peu de besoins d’entretien, donc avec un développement corporel souvent maîtrisé et toujours une bonne santé.

Dominique Grémy
Et aussi : LE BILAN GÉNÉTIQUEi

Il servira à mesurer les effets des choix de l’éleveur et à visualiser son troupeau de demain avec le niveau génétique des génisses. Il permet aussi de se comparer aux autres élevages. L’innovation majeure de ce bilan est de pouvoir préciser la réponse directe de la génétique dans chaque élevage. Cela dès lors que 20 femelles (holsteins ou normandes) ont été génotypées avec Évolution et qu’elles ont des performances enregistrées.

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