S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Outils de pilotage du troupeau : un choix complexe

réservé aux abonnés

 - -->
Applications. Le développement de l’internet­ et des solutions mobiles a dopé celui des applications de gestion de troupeau. © Denis Lehé

Numérique. Avec le développement de l’internet mobile et l’arrivée régulière de nouveaux capteurs dans les élevages, l’offre en logiciels de gestion de troupeaux n’a jamais été aussi large. Ce qui ne simplifie pas le choix pour l’éleveur.

«Dans une étude menée en 2018, nous avons identifié une quinzaine d’outils informatiques de gestion de troupeau actuellement disponibles sur le marché, souligne Jean-Yves Porhiel, chargé de mission à la chambre d’agriculture de Bretagne. Difficile, en revanche, de dire si certaines sont meilleures que d’autres, notamment car ces logiciels évoluent en permanence. Quand un éditeur développe une fonction...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
9%

Vous avez parcouru 9% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

«Dans une étude menée en 2018, nous avons identifié une quinzaine d’outils informatiques de gestion de troupeau actuellement disponibles sur le marché, souligne Jean-Yves Porhiel, chargé de mission à la chambre d’agriculture de Bretagne. Difficile, en revanche, de dire si certaines sont meilleures que d’autres, notamment car ces logiciels évoluent en permanence. Quand un éditeur développe une fonction innovante­, les autres réagissent souvent rapidement pour proposer une solution équivalente, voire améliorée. Tout dépend également de ce que l’éleveur recherche en matière de services, du temps qu’il est prêt à y consacrer quotidiennement, des sources d’information à sa disposition, du prix de l’application, du fournisseur, et aussi de sa facilité de prise en main. »

Parmi tous les outils destinés aux éleveurs­, certains sont développés par des éditeurs spécialisés comme Isagri­, qui est sans doute le plus connu, mais il en existe d’autres comme Uniform-Agri, dont une version en ligne est désormais disponible sur la plateforme 365 FarmNet. Beaucoup sont aussi proposés par des organismes professionnels agricoles, notamment les contrôles laitiers, ou parfois les chambres d’agriculture, l’EDE, le GDS ou les centres de gestion (Boviclic, Breeder, Coachlait, Datalait, Farméo, ICownect, Pilot’Elevage…). Les fabricants d’équipements de traite (Lely, DeLaval, Afimilk…) et les fournisseurs d’aliments (Sanders, Cooperl…) ont eux aussi conçu leurs propres applications utilisables par les éleveurs.

Saisies en direct sur smartphone

« Cette profusion de solutions est directement due aux progrès des nouvelles technologies, commente un commercial. Grâce aux applications mobiles, l’éleveur saisit en direct sur son smartphone tous les événements comme les naissances, les inséminations ou les traitements sanitaires. Bien souvent, cela fonctionne partout, même sans connexion 4G. Il suffit de synchroniser régulièrement le téléphone avec la base de données en se rapprochant de la box internet. Le système est également une source précieuse d’information puisque l’éleveur reçoit des alertes sur les bêtes à surveiller, et a accès aux fiches détaillées de chaque animal. » La gestion des déclarations de mouvements (naissances, achats, ventes…) est une des fonctions plébiscitées par les utilisateurs (lire notre encadré). Même chose pour l’enregistrement du cahier sanitaire, qui fait aussi partie des formalités obligatoires pour l’exploitant. Toutes ces applications offrent en effet des modes de saisie assez intuitifs et rapides. L’éleveur doit tout de même garder à l’esprit qu’il est légalement responsable de ces enregistrements. Il faut donc bien s’assurer que les données sont correctement transmises et conservées, car en cas de contrôle, il n’est pas possible de rejeter une faute de saisie sur le fournisseur du logiciel.

Un suivi des animaux simplifié

Ces applications simplifient aussi le suivi des animaux, que ce soit au niveau des performances ou de la reproduction. À condition que le logiciel permette un échange facile des données avec le contrôle laitier et le centre d’insémination. La plupart des éditeurs ont passé des accords pour obtenir des transferts instantanés. Mais il est parfois nécessaire de changer le format du fichier de données pour le rendre compatible, ce qui n’est pas toujours évident à réaliser. Pour les éleveurs les plus pointus, il existe des modules d’analyse technico­-économique performants. L’exploitant visualise alors ses performances­ en se comparant à d’autres éleveurs. L’application lui conseille même des pistes de progrès. Il est également intéressant de récupérer des informations en provenance de plusieurs fournisseurs ou de capteurs placés sur le matériel de traite (compteur à lait, analyseur…) ou sur les animaux. Dans la majorité des cas, seules les applications fournies par le fabricant des capteurs peuvent traiter directement les données collectées. Pour les autres, le transfert est souvent impossible à moins que l’éditeur n’ait créé une passerelle spécifique. C’est le cas d’Uniform-Agri, qui annonce que son application est compatible avec les données provenant de tous les fournisseurs.

Ces applications sont proposées à des tarifs variables, car l’offre est échelonnée avec plusieurs niveaux de prestations. Certains modules de base sont parfois gratuits ou intégrés dans un package avec la fourniture de matériels ou de services. Selon les éditeurs, l’offre débute entre 5 et 20 €/mois pour des applications simples, qui permettent tout de même de réaliser de nombreuses tâches quotidiennes. Pour les logiciels complets, intégrant des analyses technico-économiques, et des tableaux de bord plus élaborés, il faut compter entre 15 et 60 €/mois.

« Les offres les plus sophistiquées ne sont pas vraiment comparables, conclut­ Jean-Yves Porhiel. Car les analyses technico-économiques ne s’appuient pas forcément sur les mêmes remontées de données. De plus, les modèles employés sont généralement propres à chaque application et n’ont jamais été comparés. Cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas pertinents. Certains sont plus orientés sur l’alimentation ou sur la génétique, d’autres sur la conduite technique. À chaque agriculteur de se demander si cette analyse répond à ses attentes, et s’il est en capacité de moduler ses pratiques selon les résultats obtenus. »

Denis Lehé
Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER