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Comment les Italiens gèrent le stress thermique

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Canicule. Éleveuse en Italie, Isabel Macchiorlatti Vignat lutte contre le stress thermique estival grâce à des équipements mais aussi par la conduite de ses animaux.

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but septembre, la récolte de maïs bat son plein dans la plaine du Pô. La hauteur des plants toujours verts est impressionnante. La ligne bleue des Alpes se dessine clairement à l’horizon. Dès le lever du soleil, la chaleur s’impose.

Isabel Macchiorlatti Vignat nous accueille sur sa ferme. Elle y produit du lait avec sa sœur et ses deux frères. « Nous avons 350 vaches réparties entre le bâtiment principal et quelques anciennes étables à proximité et sur deux autres sites. Elles ne sortent pas », explique la jeune femme, qui assume la responsabilité du troupeau. Quatre grands ventilateurs à flux vertical fixés au plafond tournent déjà dans la grande étable.

« Les éleveurs de la génération de mon père privilégiaient les bâtiments semi-ouverts et voulaient un maximum de vaches pour produire le plus possible de lait », raconte-t-elle. Isabel ne s’inscrit pas dans ce modèle. Elle s’attache au confort de ses animaux et préfère réduire un peu l’effectif de façon à ce que chacune se trouve bien. Pour elle, c’est d’abord le bien-être qui conditionne une productivité élevée.

Ouvrir les bâtiments

Afin d’améliorer l’ambiance dans le bâtiment surchauffé en été, Isabel a fait abattre le seul mur existant. La ventilation naturelle s’en trouve nettement améliorée. Les éleveurs n’ont vécu qu’un hiver avec cette configuration et il n’a pas été très froid. « Nous verrons, mais je pense que la température restera supportable en hiver. »

Car les quatre ventilateurs ne suffisaient pas. Ils démarrent automatiquement dès que la température atteint 18 °C. Les éleveurs ont aussi installé des asperseurs juste au-dessus des vaches au niveau de la table d’alimentation. Le système se met en marche à partir de 26 °C. Tous les quarts d’heure, les ventilateurs sont coupés et l’aspersion s’active pendant une minute. Les ventilateurs repartent ensuite. Les vaches apprécient ce rafraîchissement.

Mais les journées les plus chaudes, au-delà de 35 °C, restent difficiles à supporter. Alors en milieu de journée, Isabel conduit les vaches en production dans l’aire d’attente de la salle de traite rotative. Elle est équipée de deux rangées de cinq ventilateurs à flux horizontal très puissants, et d’asperseurs répartis sur toute la surface et positionnés un peu au-dessus des vaches. « Je les y laisse une heure et quand elles rentrent, elles se sentent visiblement mieux. Elles recommencent à manger. » Isabel estime que ce système, coûteux, a été amorti en trois ans grâce au gain sur le confort et donc sur la santé et la production.

Les anciens bâtiments sont eux aussi équipés de ventilateurs et d’asperseurs fonctionnant automatiquement. Ce type de système est classique dans la région. Dans les box des génisses, les ventilateurs anciens manquent de puissance. En cas de stress thermique, les animaux se serrent les uns contre les autres, ils se salissent. Les éleveurs doivent augmenter le paillage, ce qui coûte cher car toute la paille est achetée. Ils envisagent de remplacer ces ventilateurs.

Les vaches aussi manifestent parfois leur inconfort en se regroupant pour attendre que le coup de chaud passe. Elles cessent alors de manger et ne se reposent pas. La production en pâtit, et les chaleurs ne s’expriment pas. Et en piétinant de la sorte, elles s’abîment les pieds. « On fait peu d’inséminations en été et on voit la production repartir en septembre », constate Isabel.

Un parage est réalisé systématiquement en mars et en septembre. Il y a davantage de dermatites et autres lésions à la fin de l’été. Pourtant, les éleveurs ont installé un pédiluve. Ils y versent du formaldéhyde (une formule homologuée) deux fois par semaine, toute l’année. Cela a beaucoup amélioré l’état des pattes. La chaleur estivale n’est pas une nouveauté en Italie, mais pour Isabel, quelques signes montrent que le réchauffement est bel et bien en cours. « Nous avons des forages. L’un des puits s’est retrouvé à sec l’été dernier. C’était la première fois », raconte la jeune femme. Elle constate aussi que les récoltes de maïs se font plus tôt qu’avant. Le risque de manque d’eau inquiète les éleveurs car les rendements fourragers dépendent de l’irrigation. Ici, la terre est chère, au moins 25 000 €/ha. Elle doit produire. Les rendements atteignent 23 tonnes de MS en maïs ensilage, 14,4 tonnes en ray-grass (quatre coupes d’ensilage), et 13,1 tonnes en foin de luzerne (quatre coupes).

Les éleveurs ont décidé de tester le sorgho sur quelques hectares l’an prochain. « Il produit un fourrage appétent et de qualité pour les vaches et est beaucoup moins exigeant en eau et en traitements », estime Isabel. Il sera implanté sur les terres les plus sèches. « On le sèmera derrière de l’avoine noire, qui sera fauchée avant la floraison pour produire du foin destiné aux génisses », explique Daniele, le frère d’Isabel, qui a la responsabilité des cultures. Il précise que cette variété d’avoine est adaptée à la fenaison. Ce type d’assolement est bien connu dans le sud de l’Italie, où les disponibilités en eau sont faibles.

Réduire le stress à tous les niveaux

Par ailleurs, des travaux ont démarré pour construire un nouveau bâtiment. Les éleveurs souhaitent regrouper tous les animaux sur un seul site. Car lorsqu’il faut changer les taries de place en plein été, elles subissent du stress. Isabel n’a pas complètement arrêté ses choix pour le nouveau bâtiment. Il sera ouvert, mais elle hésite encore sur le type de ventilateurs. Elle insiste sur le fait que la résistance des vaches au stress thermique n’est pas qu’une question d’équipements. La conduite compte aussi beaucoup. Aujourd’hui, le troupeau est divisé en plusieurs lots. Les vaches en début de lactation, les plus fragiles, disposent de plus d’espace. Ce sont les premières qu’Isabel vient voir. « Quand elles ont passé ce cap, on sait que les problèmes seront rares. »

Grâce au nouveau bâtiment, elle pourra séparer les primipares fraîches vêlées des vaches plus âgées. Car pour elles, l’entrée dans le troupeau représente un stress supplémentaire. Pour faciliter leur adaptation, Isabel va les mettre à l’abri des vaches dominantes et les maintenir dans le groupe avec lequel elles ont grandi.

Les veaux souffrent eux aussi de la canicule. Ils passent trois semaines en cases individuelles avant de rejoindre des box collectifs avec courette extérieure. Ces structures sont placées dehors. En été, les éleveurs tendent des bâches au-dessus pour créer de l’ombre.

Le réaménagement des logements des veaux est prévu. Aujourd’hui, les cases sont posées sur un sol en terre, le nettoyage n’est pas facile. Des arbres vont être plantés : à plus long terme, ils fourniront une ombre de meilleure qualité que les bâches. « Nous ne supprimerons pas le stress thermique ici. Mais tout ce qui améliore le confort et le bien-être des vaches augmente la production de lait et la longévité du troupeau », conclut Isabel.

Pascale Le Cann
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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« PFH »

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