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Le suivi génétique s’est poursuivi malgré le coronavirus

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En bovin lait, une forte baisse de collecte des performances a été constatée au début du confinement. En semaine 18 [du 27 avril au 3 mai], les activités avaient repris aux deux tiers. © Cédric Faimali/GFA

Même si le confinement a compliqué la donne, « les éleveurs et les techniciens ont tenu bon » pour garantir la pérennité de la production et de la sélection des ruminants, selon France Génétique Élevage. L’organisme, rejoint par Allice et France Conseil Élevage, appelle néanmoins à ne pas baisser la garde et à maintenir les gestes barrières.

La mobilisation des éleveurs et des techniciens de terrain « a permis d’atténuer l’impact de cette crise sur les évaluations génétiques des douze derniers mois et la conduite des programmes de sélection », rapporte France Génétique Élevage dans un communiqué publié le jeudi 4 juin 2020. Mais à l’heure du déconfinement et de la reprise des activités de reproduction...
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La mobilisation des éleveurs et des techniciens de terrain « a permis d’atténuer l’impact de cette crise sur les évaluations génétiques des douze derniers mois et la conduite des programmes de sélection », rapporte France Génétique Élevage dans un communiqué publié le jeudi 4 juin 2020. Mais à l’heure du déconfinement et de la reprise des activités de reproduction animale et de conseil en élevage, « les mesures barrières restent essentielles pour garantir la santé des personnes et maintenir leurs services », prévient l’interprofession pour l’amélioration génétique des ruminants.

Allice et France Conseil Élevage appellent à la même vigilance dans un communiqué le 5 juin 2020 : « La distanciation physique, le lavage des mains très régulièrement ou l’usage de gel hydroalcoolique, le port du masque par tous dès lors que les distances ne peuvent être respectées restent de mise. »

> À lire aussi : Ruminants, l’amélioration génétique chahutée par le coronavirus (10/04/20)

Des déficits de collecte difficiles à gommer

Malgré la mobilisation continue des techniciens d’insémination, « le recueil des performances en ferme et l’analyse des échantillons collectés ont été retardés, voire partiellement suspendus pendant le confinement », indique France Génétique Élevage. Les inséminations artificielles totales (IAT) ont baissé de 6,7 % en mars et de 7 % en avril 2020, sur un an. Les inséminations artificielles profondes (IAP) ont régressé, en mars et avril 2020, de 5,3 % et de 4 % respectivement. « Cette diminution est sensiblement plus importante que les mois précédents. Elle traduit la baisse d’activité liée à la décroissance du cheptel bovin, accentuée par les mesures restrictives liées au Covid-19 », complète l’organisme.

« L’activité de génotypage et d’indexation génomique s’est poursuivie sans interruption » mais elle a tout de même été ralentie, à cause d’effectifs plus réduits. « En mars, le nombre d’échantillons analysés [pour prédictions génomiques] atteint à peine le niveau de 2019 alors que le début de l’année était prometteur (+30 % par rapport à 2019). En mai, l’activité reprend quasi normalement », fait savoir l’interprofession.

Des protocoles de contrôles dérogatoires accordés aux éleveurs

Pour faire face aux difficultés, « des protocoles de contrôles dérogatoires ont été déployés pour tous les ruminants ». Dans certains cas, ce sont les éleveurs qui ont directement collecté les performances de leurs animaux. En bovins lait et en bovins viande, « soit l’éleveur, dans le cadre d’un protocole dérogatoire, fait les contrôles lui-même à titre exceptionnel, soit le technicien intervient dans la ferme avec les mesures sanitaires ad hoc », indique France Génétique Élevage.

En caprins, l’organisme rapporte « de fortes perturbations et des chantiers s’organisent pour reprendre la collecte des performances par l’éleveur ou le technicien. La reprise est marquée, mais il reste du déficit de recueil de performances ». Le même constat est fait pour la production ovine allaitante. En ovin lait, « des dispositions ont été prises pour prioriser les chantiers de contrôle laitier et de pointage de la mamelle en vue des calculs des index de printemps. »

Lucie Pouchard
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