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Le désherbage mécanique des betteraves s’automatise

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Le robot BlueBob désherbera 4 ou 6 rangs de betteraves à la fois avec un débit de chantier de 0,5 ha/h, à partir du stade des deux feuilles jusqu’à la fermeture du rang. L’entreprise espère une production en série pour 2023 et compte sur une évolution de la réglementation pour que le travail d’engins autonomes soit autorisé en plein champ. © G. Baron/GFA

Le groupe Deleplanque, producteur de semences, a dévoilé BlueBob : un prototype de robot pour biner les betteraves, y compris sur le rang. Il est le fruit d’une collaboration avec, entre autres, Naïo. L’objectif est de le commercialiser en 2023.

Un producteur de semences qui se lance dans l’équipement robotisé, ce n’est pas banal. Pourtant, le groupe Deleplanque a dévoilé le 23 septembre 2020 un premier prototype du robot BlueBob. L’engin est conçu pour désherber en autonomie les cultures de betteraves sucrières, tant dans l’interrang que sur le rang.
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Un producteur de semences qui se lance dans l’équipement robotisé, ce n’est pas banal. Pourtant, le groupe Deleplanque a dévoilé le 23 septembre 2020 un premier prototype du robot BlueBob. L’engin est conçu pour désherber en autonomie les cultures de betteraves sucrières, tant dans l’interrang que sur le rang.

Deleplanque a travaillé avec sa filiale allemande Strube, ainsi que le spécialiste français de la robotique agricole Naïo Technologies et Fraunhofer, un centre allemand de recherche en haute technologie. La première production de la machine est attendue pour 2022, avec un objectif de lancement commercial en 2023.

Couteaux mobiles

L’interrang est désherbé classiquement, à l’aide de socs à patte-d’oie. Pour l’action sur le rang, ce sont des couteaux qui travaillent et s’ouvrent à la manière de ciseaux pour épargner les betteraves. Sur ce prototype, le mouvement est entraîné par un circuit hydraulique, mais l’électricité ou l’air comprimé sont des solutions envisagées à l’avenir.

Reconnaissance des plantes

C’est grâce à des caméras, au nombre d’une par rang, que BlueBob analysera le rang pour décider de gratter le sol ou non. Avec une vitesse d’avancement de 2,4 km/h, le robot disposera d’environ une seconde pour prendre la décision d’ouvrir ou de fermer les lames qui travaillent sur le rang. Un système d’intelligence artificielle embarqué est capable de distinguer, dès le stade des deux feuilles, une plantule de betterave d’une adventice.

L’entreprise a confiance en son système de reconnaissance, puisque BlueBob est en fait la version « armée » du PhenoFieldBot, un robot utilisé depuis 3 ans chez Strube dans le processus de sélection pour faire du phénotypage des betteraves sucrières dès les stades les plus précoces. Les capacités de reconnaissance de plantes sont améliorées continuellement, à renfort de deep learning, c’est-à-dire l’apprentissage autonome du système d’intelligence artificielle.

Questions en suspens

De nombreux aspects de la version finale du BlueBob sont encore à déterminer. L’idée de Deleplanque en entreprenant le projet était de travailler sur six rangs, pour viser un débit de chantier supérieur à 0,5 ha/h. Aujourd’hui, un travail sur quatre rangs est à l’étude et pourrait s’avérer plus intéressant. La robotisation a ses contraintes qui compliquent le travail en grande largeur. En plus d’un coût élevé, le tassement du sol serait accru, l’autonomie du robot diminuée et son transport compliqué. Les questions d’un éclairage pour le travail nocturne sont à l’étude, ainsi que celles autour des batteries à utiliser.

Deleplanque rappelle néanmoins que son cœur de métier restera toujours la production de semences. Le groupe précise qu’il s’agit avant tout d’aider la filière dont il dépend directement, en développant et améliorant la technologie de phénotypage automatique dont ils disposaient déjà avec le PhenoFieldBot.

Gildas Baron
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