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« Comment implanter une prairie sans glyphosate ni labour ? »

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© A. Fesneau

« Je souhaite renouveler la prairie qui est pâturée à côté de la stabulation. Je veux dès à présent me préparer à la suppression du glyphosate et ne veux pas la labourer car le sol sera moins portant la première année. Comment faire ? »

Avant tout, il faut préciser que l’idéal est d’intégrer les prairies dans des rotations culturales. C’est la méthode la plus pertinente. Les cultures annuelles sont plus agressives qu’une jeune prairie qui, elle, s’installe lentement. Elles concurrenceront davantage les repousses de la prairie à rénover. De plus, les graines d’adventices, qui lèvent à la destruction de la prairie, sont géré...
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Réponse de l’expert

Avant tout, il faut préciser que l’idéal est d’intégrer les prairies dans des rotations culturales. C’est la méthode la plus pertinente. Les cultures annuelles sont plus agressives qu’une jeune prairie qui, elle, s’installe lentement. Elles concurrenceront davantage les repousses de la prairie à rénover. De plus, les graines d’adventices, qui lèvent à la destruction de la prairie, sont gérées dans les cultures.

Néanmoins, cette technique n’est pas toujours possible, par exemple lorsque les prairies proches de la stabulation ne rentrent pas dans une rotation. Comment faire alors pour éviter le labour sans utiliser de glyphosate ? La solution est la rénovation des prairies par un travail superficiel du sol. C’est une technique délicate à appliquer.

Destruction et semis : choisir les périodes optimales

Dans la Manche, la ferme expérimentale de la Blanche Maison et des éleveurs volontaires ont testé, de 2013 à 2015, plusieurs itinéraires pour dégager les plus intéressants.

L’été est la période la plus propice pour détruire la prairie par le travail superficiel du sol. La destruction doit être effectuée pendant une période de deux à trois semaines de temps ensoleillé et venteux. Les racines sèchent ainsi au soleil. Certaines années, l’été pluvieux n’offre pas cette fenêtre météo et oblige à reporter la rénovation à l’année suivante. Il faut donc se tenir prêt dès la mi-juin pour ne pas la rater. Cette destruction peut se faire par des outils de travail à axes horizontaux, de type rototiller ou rotavator. Ce sont les plus efficaces. Ils retournent bien la terre et mettent les racines au soleil. Les déchaumeurs à disques indépendants conviennent aussi mais pas dans toutes les situations (parcelles petites, en pente, infestées de pissenlits, chiendent, etc.).

Le semis de printemps favorise nettement l’implantation des légumineuses par rapport au semis d’automne.

Une interculture pour jouer sur cinq tableaux

Une interculture fourragère entre la destruction estivale et le semis de printemps tire parti de ces deux périodes optimales.

Elle donne la possibilité de produire du fourrage supplémentaire l’année de la rénovation.

Elle concurrence les repousses potentielles et les levées d’adventices, comme les rumex, dont la dormance disparaît à la destruction de la vieille prairie.

Elle perturbe les cycles des ravageurs et des maladies présents dans la vieille prairie.

Elle produit plus vite qu’une jeune prairie une biomasse importante. Elle pompe donc une quantité plus élevée d’azote issu du retournement de la prairie et couvre rapidement le sol avant l’hiver.

Le choix de l’interculture et de sa dose semée dépend du but visé : pâture, fauche, génisses ou vaches, niveau de production, etc. Elle peut être une association d’espèces pour bénéficier de leur complémentarité et limiter les risques d’aléas.

Avant de la semer, s’assurer que la prairie est bien détruite (attention aux repousses). Le semis se fera juste avant l’apparition d’un épisode pluvieux (20 mm minimum).

Interculture pâturée. Pensez au colza fourrager et au ray-grass d’Italie qui sont de véritables pompes à azote que la prairie libère de façon importante. Un trèfle à implantation rapide et résistant au froid (trèfle incarnat, squarrosum, etc.) apporte de la protéine dans le fourrage. La dérobée sera éventuellement pâturée à l’automne (portance, météo) et au printemps jusqu’à sa destruction, fin avril.

Interculture ensilée. Pensez aux céréa­les d’hiver (par exemple l’avoine, très nettoyante), aux trèfles rapides et, éventuellement, aux protéagineux sous certaines conditions.

N’hésitez pas à suivre une formation ou à solliciter votre conseiller.

Anastasie Fesneau : afesneau@manche.chambagri.fr

Anastasie Fesneau,
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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