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La réforme des retraites est sur les rails

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« La réforme des retraites sera discutée à partir du printemps prochain », a précisé Pascal Cormery, président de la Caisse centrale de la MSA. © Franck Beloncle

La MSA partage les objectifs généraux de la réforme et veut continuer à préserver son guichet unique.

Pour venir en aide aux agriculteurs en difficulté, notamment à cause de la sécheresse, Pascal Cormery, président de la Caisse centrale de la MSA (CCMSA), a demandé une rallonge de 12 à 15 millions d’euros à l’enveloppe financière de 30 millions d’euros annuels pour la prise en charge des cotisations.
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Pour venir en aide aux agriculteurs en difficulté, notamment à cause de la sécheresse, Pascal Cormery, président de la Caisse centrale de la MSA (CCMSA), a demandé une rallonge de 12 à 15 millions d’euros à l’enveloppe financière de 30 millions d’euros annuels pour la prise en charge des cotisations.

« Cette demande a été faite au président de la République lors de sa visite au Sommet de l’élevage. Maintenant, on attend la réponse », a affirmé Pascal Cormery, le président de la Caisse centrale de la MSA (CCMSA), le 7 octobre 2019 au nouveau siège de la Caisse centrale à Bobigny.

Réforme des retraites

« La MSA partage les objectifs généraux de la réforme des retraites qui vise à établir un système universel », a poursuivi le président de la CCMSA. Compte tenu de la faiblesse des revenus des agriculteurs, il estime qu’il faut maintenir une assiette minimale de cotisation (même en cas de situation déficitaire) et des mécanismes de solidarité nationale. Ceci afin de garantir une pension de retraite minimale (85 % de Smic).

Les actifs agricoles devront toutefois cotiser plus : de 21 % aujourd’hui (17,11 % en retraite de base auquel s’ajoute 4 % de retraite complémentaire obligatoire – RCO) à un taux unifié de 28 %. Comment pourront-ils consentir cet effort très important ? Selon Pascal Cormery, il n’y a pas de crainte à avoir car « il y aura un équilibre avec la CSG ».

Dans le cadre de cette réforme, le président de la CCMSA souhaite que le statut de conjoint collaborateur soit « restreint » et celui de cotisant solidaire « abrogé ». Pascal Cormery a rappelé la faiblesse des pensions des actuels retraités agricoles, tout en déplorant que « rien n’est prévu pour eux » dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2020.

Des élections en janvier 2020

Les prochaines élections à la MSA se dérouleront du 20 au 31 janvier 2020 (par internet ou voie postale). La Caisse centrale (CCMSA) incite ses adhérents – exploitants, salariés et employeurs de main-d’œuvre, actifs ou retraités – à aller voter. Le site internet www.electionsmsa2020.fr fait le point sur ces élections.

Plus de 2,5 millions de personnes sont ainsi appelées à élire 15 000 délégués cantonaux, qui désigneront eux-mêmes 1 071 administrateurs. Ce dix-neuvième scrutin se traduira par la perte de près de 10 000 élus de terrain, puisque leur nombre passe de 24 000 à 15 000. Le dépouillement et l’annonce des résultats auront lieu le 6 février 2020.

Un trou de 3,7 milliards d’euros

Cette conférence de presse a aussi été l’occasion de faire le point sur l’endettement du régime agricole. Les déficits cumulés de la branche vieillesse des NSA agricoles s’élèvent à 3,7 milliards d’euros. Dans le PLFSS 2020, ils ne sont toujours pas repris par la caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), alors que les agriculteurs contribuent à la CRDS comme les autres. Cette situation engendre 500 000 euros de frais financiers annuels à la charge de la MSA. Il faut toutefois noter que le régime ne creuse plus de déficit.

Aurore Cœuru
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