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La filière laitière fait ses propositions

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L’interprofession laitière (Cniel) a remis son livre blanc concernant le plan de relance au ministre de l’Agriculture le 21 octobre 2020. De gauche à droite : Damien Lacombe, pour le collège des coopératives, Jacques Creyssel, pour le collège de la distribution, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, Marie-Thérèse Bonneau, pour le collège des producteurs, et Robert Brzusczak, pour le collège des industriels. © Cniel

L’interprofession laitière (Cniel) a remis sa feuille de route relative au plan de relance au ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, le 21 octobre 2020. La souveraineté alimentaire s’affiche comme le fil rouge des propositions formulées par la filière.

« La crise que nous traversons est majeure et loin d’être terminée. Pas question pour autant de sombrer dans le fatalisme. » C’est ainsi que commence le livre blanc « Pour une France Terre de Lait durable » remis à Julien Denormandie le 21 octobre 2020. Édité par l’interprofession laitière (Cniel), ce document passe en revue les enjeux prioritaires pour la filière dans le cadre du plan...
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« La crise que nous traversons est majeure et loin d’être terminée. Pas question pour autant de sombrer dans le fatalisme. » C’est ainsi que commence le livre blanc « Pour une France Terre de Lait durable » remis à Julien Denormandie le 21 octobre 2020. Édité par l’interprofession laitière (Cniel), ce document passe en revue les enjeux prioritaires pour la filière dans le cadre du plan de relance du gouvernement.

« Nous souhaitons que ce plan de relance amplifie les avancées des États-généraux de l’alimentation et de la loi Egalim qui en découle et que les financements soient accordés à des projets compatibles avec les plans de filière élaborés », prévient le Cniel.

Trois volets

Les propositions et demandes de financement émises par l’interprofession s’inscrivent dans les trois volets du plan gouvernemental :

  • L’écologie (incluant la transition agroécologique) ;
  • La compétitivité ;
  • La cohésion territoriale.

Le livre blanc explore plus précisément le premier axe, avec la souveraineté alimentaire comme principal levier d’action.

Soutenir le « made in France »

Afin d’atteindre la souveraineté alimentaire, la filière demande 100 millions d’euros pour soutenir l’autonomie protéique des élevages. Parmi les pistes possibles figurent les aides à la stabilisation des voies d’accès aux pâtures, à la construction de boviduc ou encore à l’achat de robots de traite mobiles et d’outils de déshuilage, broyage, toastage et torréfaction des grains.

La modernisation des abattoirs (130 millions d’euros) et le combo biosécurité et bien-être de l’éleveur et des animaux (100 millions d’euros) ont également été identifiés comme des axes prioritaires en faveur du « made in France ». Concernant l’amélioration des conditions de travail des éleveurs, un appui financier pour l’achat de cages de contention et de box d’insémination est notamment demandé.

Sur le volet du bien-être animal, l’anticipation du stress thermique est mise en avant. Le Cniel insiste sur la nécessité de financer des diagnostics « évaluant l’exposition des exploitations » et, par la suite, d’accompagner les éleveurs dans l’équipement des bâtiments (isolation, ventilation, abreuvement).

En complément du travail fait sur les exploitations agricoles françaises, le Cniel précise que « la quête de souveraineté alimentaire ne peut être décorrélée de la nécessaire vigilance de nos importations ».

Améliorer le bilan carbone des exploitations

Au travers de ses propositions, la filière laitière souhaite également booster sa démarche « France laitière bas carbone » avec deux leviers principaux : rendre compatible la certification HVE avec les démarches bas carbone propres à la filière et les promouvoir (86 millions d’euros).

Un crédit d’impôt pour les exploitants réalisant les diagnostics environnementaux CAP’2ER est une piste envisagée. Enfin, le versement d’une prime à la conversion des agroéquipements est la demande rattachée au premier volet la plus gourmande en termes de financement (135 millions d’euros).

Pour plus de détails sur les enjeux et les propositions relatives à la transition agroécologique ou aux autres volets du plan de relance, l’intégralité du livre blanc est accessible sur une plateforme internet spécialisée.

Via cette plateforme, « le Cniel va accompagner les acteurs de la filière laitière pour décrypter ce plan de relance et identifier rapidement les appels d’offres auxquels ils pourront être éligibles, leurs interlocuteurs et les modalités d’obtention des aides ».

Alexandra Courty
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