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Les enjeux de la filière des fruits et légumes pour 2021

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Un enjeu fort pour la filière en 2021 est le développement de la certification « haute valeur environnementale ». © Cédric Faimali/GFA

La HVE, le bio et la réduction du plastique dans les emballages sont des sujets forts en cette année internationale des fruits et légumes, qui profitera également au grand public.

À l’occasion d’une conférence de presse le 26 janvier 2021, Interfel (interprofession des fruits et légumes frais), le CTIFL (Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes) et Aprifel (agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes) ont présenté les grandes orientations pour l’année 2021, promue année internationale des fruits et légumes par l’Organisation des Nations...
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À l’occasion d’une conférence de presse le 26 janvier 2021, Interfel (interprofession des fruits et légumes frais), le CTIFL (Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes) et Aprifel (agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes) ont présenté les grandes orientations pour l’année 2021, promue année internationale des fruits et légumes par l’Organisation des Nations unies (ONU).

Le soutien nécessaire de la recherche et des pouvoirs publics

Poussée par la loi Egalim qui demande une montée en gamme des produits, la certification « haute valeur environnementale (HVE) » ressort comme « un des grands sujets pour 2021 », indique Laurent Grandin, président d’Interfel.

Avec environ 1 000 exploitations arboricoles et maraîchères aujourd’hui certifiées de niveau 3, l’interprofession entend poursuivre son engagement mais souligne l’appui nécessaire des pouvoirs publics pour soutenir la filière, notamment les investissements chez les producteurs.

Autre sujet d’importance pour cette nouvelle année, la réduction, voire l’abandon du plastique dans les emballages, qui ne trouve pas encore de solutions alternatives totalement satisfaisantes. La question est de « trouver un compromis acceptable » et d’éviter « les distorsions vis-à-vis des autres pays de l’Europe », précise le président d’Interfel.

Point de vigilance sur la filière bio

Malgré les bons résultats de 2020 en matière de consommation de fruits et légumes (effet bénéfique de la crise sanitaire avec plus de plats cuisinés maison), Laurent Grandin émet un point de vigilance sur la filière bio, en constatant un ralentissement de la consommation à la fin de 2020 (5 % contre 7 à 8 % en moyenne) en lien certainement avec la crise.

Cette réduction pourrait se poursuivre en 2021 alors que des volumes conséquents arrivent sur le marché, au regard du nombre important de conversions sur les exploitations agricoles.

Un axe fort autour de la sensibilisation du grand public

« Facteurs de santé publique reconnus », les fruits et légumes progressent dans les régimes alimentaires des Français. Cependant, frais comme transformés, leur part reste insuffisante par rapport aux objectifs de santé.

Ainsi, seul un tier des adultes français respecterait les recommandations du programme national nutrition santé (PNNS). Et la problématique est d’autant plus vraie pour les personnes en situation de précarité, précise Christelle Teyssedre, présidente d’Apriflel.

La filière entend ainsi profiter de cette année internationale des fruits et légumes pour renforcer la sensibilisation du grand public sur la nutrition/santé et accompagner les plus jeunes et les plus précaires dans leurs choix alimentaires.

Jacques Rouchaussé, le président du CTIFL, souhaite aussi « faire comprendre aux consommateurs les métiers et comment les fruits et légumes sont produits sur les exploitations », cela dans le but d’un engagement citoyen de la part des consommateurs.

Charlotte Salmon
Les axes prioritaires du CTIFL pour 2021 et les années à venir

Jacques Rouchaussé, le président du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL), a également présenté les orientations du conseil d’administration sur les prochaines années, dans un contexte de changement climatique et d’enjeux forts liés à la souveraineté alimentaire et à la réduction des produits phytosanitaires.

Concernant le changement climatique, le président du CTIFL annonce des recherches sur la sélection variétale et l’identification de nouvelles espèces, en partie d’origines exotiques, qui pourraient s’adapter à la métropole.

Pour la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, plusieurs leviers seront mobilisés dans les expérimentations, notamment celui du biocontrôle, de la robotique, de l’agriculture de précision ou encore des dispositifs de barrière physique tels que les filets.

Jacques Rouchaussé entend d’ailleurs poursuivre les partenariats avec les entreprises et start-ups dans ces domaines. Une plateforme expérimentale sur les insectes stériles sera également opérationnelle en 2021 sur le site de Balandran, dans le sud-est de la France.

Enfin, les expérimentations sur la conservation post-récolte se poursuivront en 2021 avec l’ajout d’une étude sur le comportement des consommateurs.

« Ce sont au final 400 programmes de recherche engagés », souligne Jacques Rouchaussé. Laurent Grandin, président d’Interfel, complète en insistant sur l’importance de la recherche appliquée générée par le CTIFL pour apporter des réponses rapidement opérationnelles aux producteurs.

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