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« Mes chèvres passent en monotraite les quatre derniers mois de lactation »

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Pour faciliter la transition, l’éleveur prend soin de ne pas éclairer la salle de traite le soir dans les dix jours qui suivent le passage à la monotraite. © A.Courty/GFA

Claude Boucher et ses associés, éleveurs ligériens, alternent traite biquotidienne et monotraite pour concilier régularité de la production et vie privée.

«Le passage en monotraite pendant une partie de la lactation nous permet de dégager du temps, à la fois pour la fabrication et la commercialisation de nos fromages, mais surtout pour notre vie privée », se réjouit Claude Boucher, éleveur à Pélussin, dans la Loire. Le Gaec de la Cabriole fonctionne en mises bas groupées sur la première quinzaine de septembre. « Les six premiers mois de lactation sont ré...
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«Le passage en monotraite pendant une partie de la lactation nous permet de dégager du temps, à la fois pour la fabrication et la commercialisation de nos fromages, mais surtout pour notre vie privée », se réjouit Claude Boucher, éleveur à Pélussin, dans la Loire. Le Gaec de la Cabriole fonctionne en mises bas groupées sur la première quinzaine de septembre. « Les six premiers mois de lactation sont réalisés en bitraite, afin d’absorber le pic de lactation et de laisser aux mamelles le temps de s’étirer, notamment pour les primipares », explique l’éleveur. Les animaux passent ensuite à une traite par jour, début mars, sans période de transition. « Nous avons conservé la traite du matin, afin que tout le lait puisse être traité dans la journée et moulé le lendemain », précise-t-il.

Simple à mettre en place

Claude Boucher, son frère et sa belle-sœur n’ont pas eu à faire de concessions particulières lorsque la monotraite a été adoptée en 2014. « Les pratiques d’alimentation doivent rester identiques avant et après la transition, pour limiter la chute de production », insiste l’éleveur. Les équipements de traite et le processus de fabrication des fromages ont également été maintenus. « C’est simple et cohérent, résume-t-il. Avec neuf postes, nous gagnons 50 minutes d’astreinte de traite par jour. » La production est lissée sur l’année : les excès de début de lactation sont revendus en laiterie et la baisse de production consécutive à la monotraite est compensée par la sortie au pâturage mi-mars.

Bonne Adaptation

« Nous avons perdu 8 à 9 % de production sur une lactation en passant en monotraite les quatre derniers mois, ce qui a été compensé par une hausse du cheptel. Au niveau de la santé, les chèvres s’adaptent très bien. Nous gagnons une heure et demie en temps de pâturage », se félicite Claude. L’éleveur précise que l’adaptation se fait aussi bien dans l’autre sens, comme le prouve la quarantaine de chèvres en lactation longue, qui repassent en bitraite en septembre. Le niveau d’ingestion des animaux, les taux de matière utile et la prévalence des mammites n’ont pas été affectés par le système mis en place au Gaec. « Les chèvres ont la mamelle tendue dans les quinze jours qui suivent la transition et les cellules augmentent légèrement », prévient toutefois Claude. Malgré la simplicité de mise en place, bon niveau génétique et haut niveau de production sont des prérequis indispensables au passage à la monotraite pour contenir les cellules et la chute de production.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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