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Le collectif Tricolor veut relancer la production de laine française

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5 300 tonnes de laine française, soit 80 % de la production totale, sont exportées en suint chaque année. © Twitter de @MNGBS

Avec pour ambition de relancer la production des laines en France, le collectif Tricolor rassemble différents maillons de la filière, notamment la Fédération nationale ovine et le Mobilier national. Il s’est réuni à Paris le 25 novembre 2020 pour sa première assemblée générale.

Le collectif Tricolor, avec ses 32 membres fondateurs, qui étaient réunis à Paris le 25 novembre 2020, se fixe comme objectif d’accroître de 4 % à 24 % la part de laine produite et transformée en France d’ici à 2024. Il est composé d’organisations professionnelles et de marques textiles, comme le groupe LVMH ou encore les marques « Saint James » et « Le slip français ...
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Le collectif Tricolor, avec ses 32 membres fondateurs, qui étaient réunis à Paris le 25 novembre 2020, se fixe comme objectif d’accroître de 4 % à 24 % la part de laine produite et transformée en France d’ici à 2024. Il est composé d’organisations professionnelles et de marques textiles, comme le groupe LVMH ou encore les marques « Saint James » et « Le slip français ».

Depuis 2018, ses initiateurs sensibilisent les secteurs de la mode, de la décoration et du design aux caractéristiques des laines françaises et encouragent leur mise sur le marché, en partenariat avec des acteurs tels que Première Vision, Maison & Objet, Première Classe ou l’Institut français de la mode.

Proposer une rémunération juste aux éleveurs

Le collectif se donne pour mission de rassembler les acteurs de la filière qui souhaitent s’engager et s’investir pour (re)développer une filière de la laine à haute valeur ajoutée en France : éleveurs, transformateurs, industriels, territoires et distributeurs.

Le collectif a présenté une charte contenant 6 engagements « pour créer une filière durable » :

  • Mettre en lumière la filière et la rendre attractive,
  • Rendre la matière disponible avec une approche locale,
  • Assurer une transparence des pratiques et une traçabilité,
  • Proposer une rémunération juste aux éleveurs,
  • Répondre aux exigences techniques des différents débouchés,
  • Améliorer les pratiques pour réduire l’empreinte environnementale de la filière.

« Un levier de croissance économique locale »

Le collectif souligne « l’abondante richesse naturelle », avec 6,7 millions de moutons élevés par des professionnels en France. Citant les Douanes françaises et les données de l’Institut français de la mode de 2018, l’association rajoute que la filière représente un « levier de croissance économique locale » : 5 300 tonnes de laine française sont exportées en suint chaque année, soit 80 % de la production nationale, à 2 €/kg.

Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine engagée dans le collectif, a fait part de sa réaction : « La laine est une matière première admirable aux multiples propriétés qui n’est pas valorisée aujourd’hui à sa juste valeur. En tant qu’éleveur, […] travailler sur la valorisation de ce produit issu de nos exploitations est aussi une manière de faire reconnaître tout ce que peut apporter l’élevage ovin à la société qui va au-delà du rôle nourricier. [...] C’est aussi une formidable occasion […] de créer les bases d’une filière écoresponsable, durable et à grande échelle. »

Dans un tweet, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a salué l’initiative de « faire renaître la laine française en mobilisant toute la filière, des éleveurs aux distributeurs, en passant par les créateurs, comme le Mobilier national ».

Le Mobilier national s’engage

Le Mobilier national s’est engagé à soutenir les productions françaises de la laine, en les commandant pour ses créations, de préférence aux laines importées, qui proviennent principalement de la Nouvelle-Zélande. À terme, il vise une utilisation exclusive de la laine française.

« Le Mobilier national a souhaité s’engager au sein du collectif Tricolor pour mettre ses productions d’exception au service de la sauvegarde des savoir-faire et soutenir la traçabilité de nos matières premières », a souligné Hervé Lemoine, son directeur.

L’institution basée aux Gobelins, ancien garde-meuble de la couronne, est un haut lieu de la création textile depuis la fondation de manufactures textiles par Colbert au XVIIe siècle.

Aujourd’hui, des tapis et des tapisseries du Mobilier national, destinés notamment aux ministères, ambassades et autres lieux officiels, sont encore confectionnés aux Gobelins à Paris et à Lodève (Hérault).

Le Mobilier national dispose de 300 kg de laines de différentes provenances locales françaises, qui vont servir en avril à l’artiste textile américaine Sheila Hicks pour une carte blanche aux Gobelins dans le cadre des journées européennes des métiers d’art.

Raphaëlle Borget, avec l’AFP

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