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Il faut mettre un coup d’accélérateur sur la construction du prix

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© Agnès Massiot/GFA

La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale dresse un bilan mitigé de la loi portant alimentation. Le député Jean-Baptiste Moreau dénonce la faible contractualisation mise en place par les filières depuis la mise en place de la loi.

La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale et plus précisément les députés de la majorité (La République en marche) ont souhaité faire un nouveau bilan de la loi sur l’alimentation, un peu plus d’un an après sa mise en œuvre.
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La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale et plus précisément les députés de la majorité (La République en marche) ont souhaité faire un nouveau bilan de la loi sur l’alimentation, un peu plus d’un an après sa mise en œuvre.

Auditionné par les députés, Olivier Andrault, de l’UFC-Que Choisir a rappelé que l’objectif principal de la loi était que la grande distribution modère ses marges pour qu’on puisse relever le revenu des agriculteurs. Un autre objectif était d’initier un changement de la construction des prix agricoles.

« Sur des produits peu transformés, on voit que l’évolution des prix agricoles n’est pas très favorable, observe-t-il. Sur plusieurs années, pour la viande, la part du prix qui revient à l’éleveur baisse de 60 centimes du kilo alors que la marge globale industrie-distribution augmente de 80 centimes. Au final, alors que le prix payé au producteur baisse, le prix payé par le consommateur augmente », constate-t-il. « Après Rungis, la part du prix au revenant à l’éleveur a augmenté de 9 centimes, mais est toujours 51 centimes en dessous du niveau de 2013 alors que la marge de la grande distribution a augmenté de 11 centimes. » Il observe la même logique pour les filets de poulet ou le lait demi-écrémé. Il considère que l’objectif l’inversion de la logique de construction du prix n’est pas effective.

Olivier Arnault a aussi rappelé que sur la base des informations publiées par l’observatoire des négociations commerciales, les industriels ont demandé une augmentation de 4 % des prix, alors qu’au final la distribution a imposé une baisse 0,4 %.

Miser sur la contractualisation

« On n’a pas mis en place cet article un de la loi EGAlim et c’est un des problèmes de la valorisation, il faut reconnaître que la valorisation n’est pas présente dans les exploitations et c’est un problème, mais pour l’instant nous n’avons pas de bilan de cette partie de la loi », a regretté Jean-Baptiste Moreau (LREM).

« Il aurait été intéressant d’avoir un bilan du pourcentage de contractualisation sur la base des indicateurs de coût de production, voté par les députés dans le titre un de la loi, a-t-il déclaré. Il estime qu’il faut que cette contractualisation se mette en place « pour que les coûts de production remontent jusqu’à la grande distribution et que l’argent redescende, non pas par ruissellement, mais par le biais des contrats signés par les grands intermédiaires de ces filières ».

Il a également dénoncé les chiffres d’UFC-Que Choisir concernant l’évolution la part du prix revenant aux éleveurs sur la viande. « Il faudrait faire de la reconstitution carcasse par carcasse, la marge de la grande distribution mêlée à celle des industriels ne veut rien dire, a déclaré Jean-Baptiste Moreau. Sur les prix du lait, ils sont en grande partie faux sur les moyennes, on n’est pas à 340 mais plus près de 355 €/1 000 litres. »

Ce à quoi a répondu UFC-Que Choisir que « concernant les chiffres sur la viande et le lait ce sont des chiffres de l’Observatoire des prix et des marges, comblé avec des indices Insee ». « S’il existe un problème méthodologique, il faut en référer d’urgence à l’Observatoire des prix et des marges, qui par ailleurs travaille sous la surveillance de la totalité des parties prenantes », a répliqué Olivier Andrault.

Bilan dans deux ans

Barbara Bessot Ballot (LREM), en charge de la mesure concernant le relèvement du SRP dans la loi sur l’alimentation, estime que l’effet recherché a été atteint. « L’objectif de la mesure était de dire que la grande consommation devait gagner sa vie avec tous les produits, les produits de premier prix et aussi sur les produits de marque », a-t-elle soutenu.

Elle a soutenu le député Moreau en indiquant qu’un combat a été gagné sur le SRP mais que l’on doit aller plus loin sur la contractualisation. « Le ruissellement n’a pas eu lieu mais on doit regarder les textes du titre un sur la construction du prix », a-t-elle martelé.

« On verra dans deux ans quel est le bilan de la loi et s’il n’est pas bon, il faudra être à l’écoute ce ceux qui proposeront d’amender la loi », a conclu le député Daniel Fasquelle.

Marie Salset

(1) Organisme qui mesure la consommation.

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