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Les crédits carbone, nouvelle source de revenu ?

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Environnement. Depuis janvier 2020, les éleveurs laitiers souhaitant s’engager dans des démarches de réduction de l’empreinte carbone de leur exploitation peuvent convertir ces progrès en euros. Quels gains économiques représentent les crédits carbone pour les éleveurs, et sous quelles conditions ?

Le Label bas-carbone, mis en place en novembre 2018, permet de certifier des projets de réduction de l’empreinte carbone du lait en s’appuyant sur la méthodologie Carbon Agri développée par l’Institut de l’élevage, les interprofessions lait et viande (Cniel, Interbev) et la Confédération nationale de l’élevage. France Carbon Agri Association recense au niveau national les éleveurs laitiers intéressé...
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Le Label bas-carbone, mis en place en novembre 2018, permet de certifier des projets de réduction de l’empreinte carbone du lait en s’appuyant sur la méthodologie Carbon Agri développée par l’Institut de l’élevage, les interprofessions lait et viande (Cniel, Interbev) et la Confédération nationale de l’élevage. France Carbon Agri Association recense au niveau national les éleveurs laitiers intéressés par cette thématique. Pour le premier appel à projet de janvier 2020, 391 éleveurs, appuyés par des porteurs de projet qui assurent l’accompagnement technique nécessaire à l’obtention du crédit carbone, se sont engagés.

Cinq ans pour mettre en œuvre les ajustements

Concrètement, les agriculteurs réalisent un diagnostic environnemental CAP’2ER niveau 2 qui évaluera leur empreinte carbone au début du projet, et identifiera les actions à mettre en œuvre pour la réduire. Durant cinq ans, les éleveurs ajustent ou modifient leurs pratiques, accompagnés techniquement par la visite annuelle d’un conseiller. En fin de programme, un nouveau diagnostic est réalisé pour mesurer l’efficacité des changements de pratique. Si des économies de carbone ont été réalisées, alors l’éleveur est rémunéré à hauteur de 30 € la tonne économisée. Parmi les pratiques reconnues, l’ajustement des concentrés, la réduction de l’âge au premier vêlage, l’optimisation du taux de renouvellement, l’implantation de légumineuses, l’optimisation de la fertilisation, l’amélioration de la conduite sanitaire pour limiter le lait écarté, etc., ont un impact économique positif pour les éleveurs. Un premier acompte peut être versé en milieu de projet si les actions engagées génèrent des résultats précoces. Les premiers contrats de vente de carbone viennent d’être signés avec plusieurs acheteurs. On retrouve parmi les acquéreurs potentiels des entreprises du secteur agro-alimentaire ou du monde du luxe dont l’objectif est de réduire leur impact carbone.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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