S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Ça coince sur la prise en compte du coût de production

réservé aux abonnés

Négociations. Industriels privés et OP ne sont toujours pas parvenus à un accord sur la rédaction des contrats-cadres.

Àl’approche du 1er avril, peu de contrats-cadres étaient validés. Rappelons que la loi Égalim impose qu’à cette date, les contrats soient proposés aux laiteries par les producteurs ou leur OP. Elle oblige aussi à prendre en compte les coûts de production pour calculer le prix du lait. Petit tour des avancées.
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
17%

Vous avez parcouru 17% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

Àl’approche du 1er avril, peu de contrats-cadres étaient validés. Rappelons que la loi Égalim impose qu’à cette date, les contrats soient proposés aux laiteries par les producteurs ou leur OP. Elle oblige aussi à prendre en compte les coûts de production pour calculer le prix du lait. Petit tour des avancées.

Chez Lactalis, les éleveurs n’adhérant pas à une OP (environ 30 %) ont reçu un courrier les pressant d’envoyer leur proposition de contrat ou de mandater la laiterie pour en fournir un. Certaines OP ont déjà signé un contrat-cadre.

Mais la majorité discute encore. Lactalis refuse d’indexer le prix du lait sur le coût de production. « Nous souhaitons l’utiliser dans les négociations avec la grande distribution. Un cabinet extérieur validera les hausses obtenues au titre du prix à la production, sans doute en fin d’année. Nous les reverserons aux producteurs. Cette proposition a été refusée par plusieurs OP », précise Serge Moly, directeur des achats.

Lactalis veut modifier la charte des bonnes pratiques

Claude Bonnet, président de l’Unell, justifie ce refus. « Nous voulons un système plus réactif. Les hausses doivent revenir aux livreurs dès le deuxième trimestre. » Malgré cette difficulté, il estime que les discussions avancent bien. Les derniers ajustements pourraient intervenir d’ici l’été. Cela concerne la révision de la charte des bonnes pratiques que Lactalis souhaite intégrer au contrat-cadre. L’entreprise teste actuellement un questionnaire auprès de 300 éleveurs pour faire évoluer cette charte. Claude Bonnet attend d’en connaître le contenu pour se prononcer. Quant à la mobilité des contrats, elle reste du ressort des OP.

OPLGO met en face de la formule de Lactalis un prix de revient à 345,89 €/1 000 l qui évoluerait en fonction d’indicateurs, avec un tunnel de valeurs minimum et maximum. La confrontation des deux donnerait lieu à une négociation. Les discussions sur le sujet n’ont pas encore véritablement débuté. Elles se sont focalisées sur la gestion des volumes. « Il y aura plus d’offres de contrats que de demandes, estime Jean-Michel Yvard, le président. Nous voulons maintenir le volume contractuel de l’OP en gérant avec Lactalis les volumes non redistribués. » Un accord sur la gestion des volumes pourrait intervenir d’ici à la mi-avril.

Les discussions n’ont pas abouti non plus chez FMB. L’OP propose que l’indicateur de marge Milc (Idele) entre pour 50 % dans le prix, le reste étant calculé en fonction du mix-produit. Lactalis reste sur un retour fondé sur les hausses obtenues avec les GMS. Les deux s’opposent aussi sur les cessions de contrat et la prise en main de la facturation est sur la table.

De même, Savencia refuse la proposition de FMB. Il veut limiter la prise en compte des coûts de production à 44 % de son mix-produit (PGC France) en le combinant à l’indice Ipampa. Sunlait accepte de travailler sur le mix-produit. Savencia et l’AOP négocieront tous les ans une valeur de PGC France (lire « L’interview »).

Claire Hue et Pascale Le Cann
Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le bovin malade et sa prise en charge

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER