S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« Je passe mes vaches en monotraite sur la période estivale »

réservé aux abonnés

 - -->
Jean-François Conan s’est intéressé à la monotraite à la suite de voyages d’étude en Angleterre et Nouvelle-Zélande, où les éleveurs parlaient de cette pratique comme d’un « bel outil de fidélisation de la main-d’œuvre ». © A.COURTY/GFA

Jean-François Conan, éleveur finistérien, suspend la traite du soir entre mai et septembre afin d’optimiser le pâturage.

«Il existe beaucoup d’avantages liés à la pratique, même temporaire, de la monotraite. Lever le pied fait assurément partie des principaux ! », sourit Jean-François Conan, éleveur à Guilligomarc’h, en Bretagne. Depuis six ans, l’éleveur passe ses animaux en monotraite entre le 1er mai – à la fin de la première des deux périodes de vêlages – et la mi-septembre...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
17%

Vous avez parcouru 17% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

«Il existe beaucoup d’avantages liés à la pratique, même temporaire, de la monotraite. Lever le pied fait assurément partie des principaux ! », sourit Jean-François Conan, éleveur à Guilligomarc’h, en Bretagne. Depuis six ans, l’éleveur passe ses animaux en monotraite entre le 1er mai – à la fin de la première des deux périodes de vêlages – et la mi-septembre. « Ainsi, on passe de quatre heures à deux heures et demie de traite chaque jour, sans compter l’économie de trajets aller-retour jusqu’aux prairies entre mars et novembre quand les animaux dorment à l’extérieur », se satisfait l’éleveur. La suppression d’une traite peut faire gagner jusqu’à trois heures de travail et de pâturage par jour. « Le parcellaire est groupé mais éloigné, ajoute-t-il. Les parcelles les plus lointaines sont à 2,5 km, soit quarante-cinq minutes de trajet aller, mamelles pleines. » L’écrêtement du pic de production printanier et l’optimisation du pâturage, via la monotraite et le tarissement d’un tiers des animaux sur juillet-août, permettent de conforter l’autonomie alimentaire de l’exploitation en système herbager, tout en limitant un déclassement trop important de lait bio dans le circuit conventionnel dans la filière.

Santé préservée

« Les vaches produisent 30 % de lait en moins par rapport à une année sans monotraite mais le faible coût alimentaire, 35 €/1 000 litres l’an passé, et l’amélioration générale de la santé du troupeau compensent cette perte », explique l’éleveur. L’économie de trajets entre pâtures et bâtiment, associée à la pratique du croisement laitier depuis 2009, a contribué à diminuer la prévalence des boiteries. « Passer de deux à une traite par jour permet de moins tirer sur les animaux et ainsi de préserver état, santé et performances de reproduction », indique Jean-François, pour qui la fertilité et l’intervalle vêlage-première IA sont des critères primordiaux en vêlages groupés.

Malgré des mamelles tendues au moment de la transition, notamment chez les primipares et les vaches en début de lactation, l’éleveur n’a pas observé d’augmentation de la récurrence des mammites. « Les cellules augmentent légèrement dans la quinzaine qui suit la suppression de la traite du soir, précise-t-il. C’est pour cette raison, même si cela se résorbe la plupart du temps, qu’il faut partir d’une situation saine avant de se lancer, afin de contenir le phénomène. »

Au niveau des taux, les augmentations sont relativement timides : gains de 1,3 point en TB et 1,1 en TP entre le 1er et le 19 mai 2019. « Je ne compte pas là-dessus pour compenser la perte de lait, témoigne l’éleveur. D’autant que cette hausse est aussi liée à l’avancée du stade de lactation des animaux. »

Sur le volet comportemental, « quelques vaches se présentent au fil, le soir, les premiers jours après le passage en monotraite et il est souvent nécessaire d’être à deux pour les réhabituer à entrer en salle de traite en fin de période mais, sans cela, les animaux s’adaptent très facilement », conclut Jean-François.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER