S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Dix ans après, qu’en reste-t-il ?

 -
©PHOTOPQR/OUEST FRANCE/Stéphane GEUFROI ; Ardevon ; 18/09/2009 ; Cet après midi à Ardevon, près du Mont Saint-Michel, environ un millier d'agriculteurs et près de 250 tracteurs ont épandu entre 2 et 3 millions de litres de lait dans un champs.PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Le mouvement Apli n’a pas été vain. À Bruxelles, il a aidé la DG Agri à obtenir les dérogations au droit de la concurrence, permettant notamment aux producteurs de se regrouper en OP de poids. Les hommes clés de l’époque se souviennent.

Il y a dix ans, la campagne française s’embrasait. Après des mois de tensions sur le prix du lait et l’effondrement à moins de 240 € au deuxième trimestre, après de nombreuses manifestations en GMS à l’initiative de la FNPL, le syndicat signe le 5 juin 2009 un accord sur le prix avec les transformateurs. Il met le feu aux poudres.
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
8%

Vous avez parcouru 8% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

Il y a dix ans, la campagne française s’embrasait. Après des mois de tensions sur le prix du lait et l’effondrement à moins de 240 € au deuxième trimestre, après de nombreuses manifestations en GMS à l’initiative de la FNPL, le syndicat signe le 5 juin 2009 un accord sur le prix avec les transformateurs. Il met le feu aux poudres.

A posteriori, force est de reconnaître qu’il était inespéré dans le contexte des marchés très détériorés de l’époque. Il permettra aux Français d’être payés, sur 2009, 35 € de mieux que les Allemands (275 €/ 1 000 l contre 239 €, en 38/32).

Un 280 € inespéré qui ne réglait rien

Mais le symbolique prix de base objectif négocié à 280 € sur 2009 (pour une entreprise à 20 % de produits industriels­) ne réglait rien des problèmes de trésorerie sur le terrain. Et notamment dans les exploitations qui, dix-huit mois plus tôt, s’étaient lâchées pour grossir ou se moderniser, grisées par l’annonce d’une forte hausse du prix du lait. Elles l’avaient rêvée durable. Elle sera de courte durée, tous les Euro­péens appuyant sur le champignon avec ces prix enfin rémunérateurs. Rappelons-nous qu’à l’époque, l’UE était dans une stratégie d’augmentation des références laitières pour préparer la sortie des quotas en réduisant leur valeur là où ils s’achetaient ou se louaient.

Le vent de la révolte naît dans le Sud-Ouest. En 2008, un noyau de mécontents y a déjà suivi l’appel à la grève lancé en Allemagne par le BDM (association de producteurs dissidents du DBV, la FNSEA allemande). Il est à l’origine de l’Apli (Association des producteurs de lait indépendants) avec, à sa tête, Pascal Massol. L’inconnu va vite devenir le leader charismatique du mouvement.

Rapidement, le vent d’autan gagne l’ouest. En mal de repères, malmenés par la crise, les producteurs sont séduits par le slogan simple de l’Apli, emprunté à l’OPL et l’EMB (European Milk Board, créé par le BDM) : « Un prix du lait à 400 € qui couvre les coûts de production et permette de vivre décemment du métier. Et une régulation au niveau européen pour adapter l’offre à la demande et anticiper les crises. »

Une FNPL inaudible

En face, les arguments de la FNPL pour un prix qui reflète le marché et ne nuise pas à la compétitivité de la filière française sont inaudibles. L’est encore plus son appel à se projeter dans l’après-quota, acté pour 2015, en réfléchissant à une contractualisation entre producteurs et transformateurs. Le syndicat qui a négocié l’accord de juin est devenu « le traître », la source de tous les maux. « De chasseurs, on est devenus chassés », disait-on à l’époque à la FNPL.

Un acte fort d’éleveurs en détresse

Le 24 juin, 1 500 producteurs de lait se rassemblent à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) pour écouter les leaders de l’Apli et s’informer sur la possibilité d’une grève du lait. La veille, ils étaient 1 200 à Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine). La grève se concrétise en septembre. Elle dure quatorze jours, du 11 au 24 septembre. Un épandage de « lait » organisé au Mont-Saint-Michel fait la une de tous les médias, sensibilisant le grand public à la crise que vivent les producteurs.

Jeter son lait n’est pas non plus anodin. L’acte fort laissera des traces, des déchirures entre voisins, associés.

La grève finie, l’Apli ne désarme pas. Elle continue d’organiser des réunions qui rassemblent la foule… Preuve que les éleveurs ont besoin de partager leurs difficultés. L’Apli joue aussi très habilement du début des réseaux sociaux pour défendre l’idée d’une régulation européenne de la production à partir des producteurs regroupés en offices du lait nationaux… À l’époque, les JA sont également sur cette idée de massification de l’offre pour peser face aux transformateurs.

En 2019, l’Apli a beaucoup perdu de son aura

En France ou au Parlement européen, certains politiques abondent dans leur sens. Et on reparle de la nécessité d’une régulation, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture jusqu’au 23 juin 2009, ressemant l’espoir.

Dix ans après, que reste-il de ce mouvement ? De ses idées ? Qu’a-t-il changé ? Si l’Apli a énormément perdu de son aura, elle continue ponctuellement de faire entendre sa voix. Et avec elle, celle de l’EMB (à laquelle elle adhère depuis ses débuts) qui plaide toujours la régulation de la production laitière. Car sur ce terrain, les quatorze jours de grève et le mouvement qui a suivi avec des manifestations EMB n’ont pas changé une seule virgule à la position de la Commission. Pas question pour elle que l’UE ou les États reprennent à leur compte la régulation. La responsabilité est renvoyée au couple producteurs-transformateurs… Et sans obligation. Tout au plus concède-t-elle, en cas de crise grave établie (jamais, donc, pour la prévenir), la possibilité offerte aux producteurs de réduire leur livraison contre indemnisation… mais toujours de façon volontaire. On le verra une fois, à la fin de 2016.

L’Office du lait, lui, s’est mu en France Milk Board avec trois organisations de producteurs régionales transversales. Mais on est loin de la massification espérée. FMB Grand-Ouest et Normandie ne pèse que 450 producteurs de quatre entreprises (dont Lactalis et Savencia). Ils ne sont plus que 80 à FMB Sud-Ouest. Et tous n’ont donné qu’un mandat de négociation.

On est à mille lieues du transfert de propriété qui aurait permis de fédérer autant d’OP commerciales que de bassins laitiers et de négocier avec les laiteries des contrats d’un « lait mis en commun ».

Les OP peuvent dire merci à l’Apli

Le mouvement Apli n’a-t-il donc été qu’un coup d’épée dans l’eau ? Non. Tous les producteurs peuvent même lui dire merci. Il a conduit dès 2009 à un Conseil de ministres européens de l’Agriculture, débouchant sur un groupe d’experts qui, en juin 2010, a fait des propositions pour s’adapter à l’après-quotas. Reprises par le commissaire à l’Agriculture, Dacian Ciolos, elles ont structuré son paquet lait qui a été validé en 2012.

Sans l’ampleur du mouvement et son écho auprès des politiques, il n’aurait pas réussi à obtenir des concessions de la Direction générale de la concurrence pour son paquet lait. Car il fallait déroger au droit de la concurrence afin de permettre aux producteurs de créer des OP d’un poids suffisant pour tenter de peser face aux laiteries. Les seuils ridiculement bas (en nombre de producteurs et de litrages) jusqu’alors autorisés ne laissaient aucun espoir. Ces dérogations ont aussi permis de valider le rôle du Cniel dans la diffusion d’indicateurs éclairant le marché… La base quand on négocie prix et volumes.

Jean-Michel Vocoret, avec la rédaction
Colère. Le Space 2009, ouvert le 15 septembre, cinq jours après le début de la grève du lait, a vu logiquement la colère des producteurs de lait s’exprimer. Jean-Michel Lemétayer, président du Space et de la FNSEA, y sera pris à partie. Encerclé devant la maison sise au cœur du Salon, il sortira sous la protection des forces de l’ordre. © IP3 PRESS/MAXPPP
Salles combles. Dans la foulée de la grève du lait, l’Apli a rempli les salles, comme ici en octobre 2009 à La Chapelle-d’Andaine (Orne). Quelque 600 productrices et producteurs de lait y sont venus écouter Pascal Massol, président de l’Apli © C.H.
Équitable. L’idée d’un lait équitable, apparue comme saugrenue à l’époque et lancée par le mouvement EMB, a mis du temps à s’implanter. Le lait FaireFrance est non seulement toujours d’actualité, mais il a fait de nombreux émules.
PASCAL MASSOL, fondateur de l’Apli

Pascal Massol, le fondateur et leader charismatique de l’Apli, a cessé tout militantisme pour se recentrer sur son exploitation aveyronnaise, convertie en bio et orientée vers la vente directe avec le réseau Invitation à la ferme. La grève du lait est loin mais les souvenirs vivaces. Car tout a débuté ici, avec une poignée de rebelles. Automne 2008 : l’espagnol Leche Pascual veut se désengager de sa collecte.

« On a commencé par bloquer les camions et appeler les médias. Puis il y eut les premières réunions et très vite, des salles combles. On s’est dit : il faut y aller, essayer quelque chose, ras-le-bol de ce système où le producteur enrichit l’aval et ne reçoit que du mépris. » En guise de tirs de semonce, deux mini-grèves du lait sont lancées dans le Sud-Ouest et filmées par les médias. Ce fut là leur génie : avoir compris la force des images, celles du lait jeté aux égoûts. Pascal a ensuite activé son réseau de passionnés de génétique holstein à travers l’Hexagone. Beaucoup subissaient la crise de plein fouet.

« Par la grève du lait, nous allions montrer notre force »

Fort de cet appui, tout est parti très vite. L’Apli a pris sa place sur le terrain et adhéré à l’EMB, loin des autres syndicats. Un leitmotiv d’indépendance qui a fait mouche chez beaucoup, ceux qui jusque-là restaient dans l’ombre, fragilisés économiquement mais surtout se sentant manipulés par un système qu’ils ne comprenaient plus. « Notre discours était clair : un prix de 400 €/1 000 litres qui rémunère nos coûts de production et une régulation européenne de la production. Par la grève du lait, nous allions montrer notre force. La FNSEA s’est complètement plantée en nous méprisant. »

La grève a duré quatorze jours sans rien obtenir de concret. Pourquoi l’avoir stoppée ? « On aurait pu aller au clash et sevrer les transformateurs, mais les autres pays européens n’ont pas suivi, la FNSEA non plus, la Confédération à peine. Mais nous n’avions pas prévu la suite. »Pourtant, l’automne et l’hiver 2009-2010 ont été riches en meetings pour l’Apli, avec une véritable « Massol mania ». En aviez-vous conscience ? « J’ai touché du doigt le pouvoir d’un leader. Les éleveurs étaient tant remontés qu’il aurait suffi d’un rien pour les amener à des actions plus radicales. Mais j’ai toujours gardé les pieds sur terre et je n’aime pas la violence. Quand j’entends la comparaison avec les Gilets jaunes, je rappelle que nous n’avons pas rayé une seule voiture. » Ensuite, l’Office du lait qui devait rassembler un maximum de livreurs n’a rien concrétisé de tel.

« Nous avions une vraie capacité à faire du lobbying »

« Cela a été mal vendu par des personnes pas crédibles. Il y a eu aussi la montée des ego, des luttes de pouvoir, des trahisons. En 2011, j’ai tiré ma révérence, sans regret. L’Apli a voulu ressembler à un syndicat, avec les mêmes travers. »

Mais vous, Pascal, vous en auriez fait quoi de l’Apli ? « Nous avions une vraie capacité à faire du lobbying. Avec notre langage direct et sans fard, notre culot, on est rentrés partout et on nous écoutait : ministres, députés, commissaire européen, etc. Le droit de se réunir en OP, c’est nous ! Mais il en fallait quatre ou cinq en France, pas plus. Ça ne s’est pas fait par manque de leader et de courage syndical. Aujourd’hui, je verrais bien l’Apli dans un rôle de lobbyiste pour négocier notamment la place des producteurs dans le futur marché du carbone. »

Et quitter votre retraite de militant pour une nouvelle cause ? « Je reste tranquille chez moi, sauf peut-être si la filière bio française et Biolait se trouvaient en danger. »

« Cette grève était vouée à l’échec »

« La grève du lait n’était pas, et je le pense toujours, la bonne façon d’agir : elle était vouée à l’échec. Pour avoir un impact réel sur le marché et bousculer les transformateurs, il aurait fallu que toute l’UE joue le jeu, car on est dans un marché ouvert. Or, on le sait, l’Europe du Nord n’était pas prête à suivre. Dans ces pays, quand le prix du lait s’écroule, les producteurs cherchent à produire plus pour faire face à leurs frais. Que la FNPL appelle à la grève n’y aurait rien changé. On nous a fait, à tort, des procès d’intention pour dire qu’on ignorait la réalité des difficultés que rencontraient les producteurs, qu’on n’avait pas les pieds sur le terrain… Mais l’accord sur le prix du lait de juin 2009 à 280 €, qui a mis le feu aux poudres, a quand même permis à la ferme France de mieux payer sur l’année que nos voisins (35,60 €/l de plus qu’en Allemagne). Cela, je le reconnais, ne réglait en aucun cas le problème, vu la situation des exploitations. Cet accord a limité la casse, c’était la meilleure solution. »

« L’Apli ne représente plus rien »

« Avant l’Apli et la grève du lait, je n’étais pas un militant syndical. Mais cette crise, avec un prix payé à 203 €/1 000 l en avril 2009, était devenue insupportable. Les blocages de camions organisés par les FDSEA, je n’y croyais pas. J’avais eu connaissance du mouvement Apli dans le Sud-Ouest. J’ai contacté des éleveurs qui, comme moi, étaient impliqués dans la génétique holstein et tout est parti très vite pour créer l’Apli dans l’Ouest. La mobilisation a été rapide et énorme. Pour défendre le prix du lait mais aussi pour faire bouger le système. Dès le départ, nous étions prêts à nous engager dans la grève pour nous faire entendre. C’est-à-dire obtenir une régulation des volumes qui conduise à un prix du lait couvrant nos coûts de production, soit 400 €/1 000 l. À la suite de ce mouvement, nous avons créé l’Office du lait : une nouvelle interprofession non syndicale capable de fédérer tous les éleveurs et les consommateurs mais le décret de Bruno Le Maire sur les OP a tout verrouillé. Aujourd’hui, l’Apli ne représente plus rien. Le mouvement a été récupéré par les syndicats. Personnellement, j’ai tout arrêté. Je suis en Gaec avec ma fille depuis 2015 et nous avons converti l’exploitation en bio en adhérant à Biolait. Une structure qui répond à mes valeurs. Je ne regrette pas cet engagement qui a été une expérience humaine incroyable. Il a ouvert les yeux à beaucoup sur le fonctionnement de l’UE et la force des lobbys. D’ailleurs, rien n’a changé dans cette politique libérale qui broie les paysans. Pour preuve, les derniers accords de libre-échange. »

« Nous referions la grève du lait, puissance 10 »

« C’est d’un commun accord que Mathieu et moi nous sommes impliqués dès le départ, quelques mois avant la grève du lait. La chute du prix du lait a été un choc. Nous nous sentions économiquement menacés pour des raisons qui ne nous appartenaient pas. Mathieu s’est vite engagé dans l’organisation du mouvement. Je suis restée à la ferme. J’assurais la traite et le suivi du troupeau, sauf l’alimentation, et je gérais les e-mails. Je ne voulais pas apprendre à désiler pour que Mathieu garde un pied quotidien dans l’élevage. Nous avions la chance d’être entourés. Mes parents et nos voisins nous soutenaient. Ils sont venus rentrer la paille, faire l’enrubannage, etc. Avec ceux qui restaient comme moi sur la ferme, je participais à des dons de lait aux consommateurs, l’été, avant la grève. Nous voulions les associer à notre mouvement. L’argent qu’ils donnaient a permis de financer des déplacements collectifs en bus. Pendant­ la grève, je retrouvais mes collègues tous les jours sur la place de l’église. Nous échangions les dernières nouvelles et surtout nous partagions nos soucis. Comme Mathieu, j’étais tellement convaincue de la justesse de notre action qu’il ne m’a pas été difficile­ de jeter le lait. Et puis, je ne le voyais pas. Il allait directement au caniveau. C’est le remettre dans le tank qui a été dur car nous avons arrêté la grève sans avoir rien obtenu. Mathieu et moi ne regrettons rien. L’Apli coule dans nos veines.

Nous avons appris à avoir un regard critique sur le système pour lequel nous produisons, mais aussi à nous remettre en cause. Nous arrêtons le lait en janvier pour des poules pondeuses et des céréales bio. Puisque nous ne pouvons pas changer le système actuel, nous en choisissons un autre qui éliminera celui en place. »

« Nous étions à deux doigts de réussir »

« J’ai consacré beaucoup d’énergie à lancer la grève du lait, pas assez à la façon de l’arrêter. C’est mon grand regret. Il fallait se préparer à la mener durant un mois en se relayant entre éleveurs d’une même région et entre régions. Seule une invitation européenne avec un représentant par pays aurait déclenché la reprise des livraisons. Nous avions les cartes en main. Tout a commencé pour moi en 2008 à Vire (Calvados) où 300 personnes étaient venues écouter le Belge Erwin Schöpges et l’Allemand Stefan Lehmann. Jusque-là, je ne m’occupais que de mon élevage sur un modèle génétique normand maïs-ensilage-soja. J’ai découvert que les industriels étaient déjà organisés à l’échelle européenne et manipulaient les producteurs. Après Vire, trois voisins et moi avons décidé d’envoyer chacun 80 courriers à des collègues. De réunion en réunion l’hiver, après la chute du prix du lait en avril 2009, cela a abouti aux 1 500 personnes à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) en juin. Je voulais faire table rase de l’existant et mettre en place une régulation européenne à partir d’offices du lait nationaux. Notre action a notamment abouti aux OP. Je tire mon chapeau à ceux qui les défendent. Personnellement, je ne m’y investis pas car c’est loin de ma vision. Mon engagement a modifié la gestion de ma ferme qui est beaucoup plus autonome. Avec mon épouse, nos trois enfants et sept salariés, nous produisons 750 000 l en bio contre 1 Ml avant. Nous transformons 50 000 l en caramels sous la marque Cara-Meuh ! vendus à la ferme et dans 150 magasins. Les 700 000 litres sont vendus à Biolait. »

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Indisponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER