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Les leçons du coût du fourrage rendu auge

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Stratégies. En intégrant les charges de structure, notamment la mécanisation hors récolte, on approche au plus près du coût des systèmes d’alimentation. Les plus vertueux sont ceux qui affichent la meilleure cohérence.

Le coût alimentaire ne doit pas se limiter à additionner les charges de concentrés et les charges opérationnelles du fourrage. Ce calcul trop simpliste amène à des incohérences et ne permet pas de comparer des systèmes fourragers différents. Seenovia utilise une méthode de calcul du coût des fourrages avec des repères très détaillés.
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Le coût alimentaire ne doit pas se limiter à additionner les charges de concentrés et les charges opérationnelles du fourrage. Ce calcul trop simpliste amène à des incohérences et ne permet pas de comparer des systèmes fourragers différents. Seenovia utilise une méthode de calcul du coût des fourrages avec des repères très détaillés.

Le coût du fourrage sur pied inclut les différents intrants, mais aussi la mécanisation hors récolte et le coût du foncier. Pour le coût du fourrage rendu auge, on ajoute la mécanisation de la récolte et de la distribution, les frais de stockage et les intrants récolte. Ce coût alimentaire rendu auge, qui tient compte des charges de structure, est très corrélé au coût de production et il permet de comparer les choix stratégiques des éleveurs.

En globalisant tous les fourrages, on s’aperçoit que la mécanisation hors récolte représente plus de 50 % du coût des fourrages (voir infographie) et les charges opérationnelles (semences, traitements, engrais) environ 20 %. Le foncier non plus n’est pas une charge négligeable (21 €/t) et elle peut varier du simple au double d’une région à l’autre. Ainsi, l’extensification de certaines parcelles où l’éleveur ne récolte que 4-5 tonnes de matière sèche peut revenir cher.

« Les charges de mécanisation hors récolte ne sont pas toujours faciles à évaluer précisément, mais il faut en approcher au plus près, car c’est un poste très important et souvent sous-évalué. La moitié d’entre elles concerne la traction et il faut noter que le poste déplacement, comme le roulage des bennes, peut être très onéreux », insiste François Battais, consultant projet et stratégie chez Seenovia. Ainsi entre 3 et 5 km de distance entre la parcelle de maïs ensilage et le silo, vous ajoutez 5 €/t de matière sèche, pour 10 km, ce sont 20 €/ t supplémentaires. De quoi inciter aux échanges parcellaires.

Le rendement, premier facteur de variation

Ce coût des fourrages, incluant toutes les charges de mécanisation et le coût du foncier, modifie les repères et montre que le fourrage récolté coûte cher. Un ensilage maïs entre 12 et 14 tonnes de matière sèche par hectare de rendement se chiffre à 130 €/t de MS en moyenne. L’herbe fauchée (entre 5 à 7 t de MS) à 145 €/t quand l’herbe pâturée est à 70 €/t.

« Même si c’est un poste important, ce n’est pas sur la mécanisation que nous observons le plus grand nombre de dérapages dans notre panel d’éleveurs laitiers. Le rendement est un facteur de variation majeur du coût des fourrages. Ensuite, la cohérence du système fourrager aura une grande importance. Par exemple, un système très herbager, qui fait beaucoup de fauches et pas assez de pâturage, sera mal placé car il manque de cohérence. L’adaptation du matériel à son utilisation est un autre élément important dans la maîtrise des coûts », explique François Battais.

Donc, le coût du fourrage n’est pas une finalité. Il faut ensuite observer le coût alimentaire. Par exemple, un ensilage d’herbe précoce coûte cher, mais il apporte plus de valeur, à condition d’être bien utilisé pour produire davantage avec moins d’intrants. C’est ce qu’illustre l’infographie ci-dessus qui compare différents systèmes de production. On constate qu’il n’y a pas de hiérarchie établie entre les modes de production, mais toujours une récompense à la cohérence de l’ensemble et avec un bonus pour le pâturage quand il est bien maîtrisé.

Dominique Grémy

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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