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Des pistes pour réduire les coûts logistiques des céréales

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« Il semblerait que la situation actuelle pousse les opérateurs à surmonter certains de leurs clivages concurrentiels », estiment les auteurs de l’étude, publiée par FranceAgriMer. © Cédric Faimali/GFA

FranceAgriMer vient de présenter les résultats d’une étude sur l’évaluation des coûts de la chaîne logistique céréalière française, menée dans le but d’identifier des leviers de compétitivité.

« Dans son plan de filière publié à l’occasion des États-généraux de l’alimentation, la filière céréalière s’est fixée comme objectif d’améliorer sa compétitivité en passant par une baisse des coûts à la tonne et ainsi “gagner plus de 15 € la tonne sur le prix Fob” », rappelle FranceAgriMer, qui vient de publier à...
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« Dans son plan de filière publié à l’occasion des États-généraux de l’alimentation, la filière céréalière s’est fixée comme objectif d’améliorer sa compétitivité en passant par une baisse des coûts à la tonne et ainsi “gagner plus de 15 € la tonne sur le prix Fob” », rappelle FranceAgriMer, qui vient de publier à ce sujet une étude réalisée par les cabinets Ceresco et Systra. « Le travail réalisé fournit une première approche des coûts, avec des coûts unitaires par opération, mais aussi des coûts recontextualisés par itinéraire logistique dans des flux typiques », précise l’étude, qui rapporte que ces estimations sont encore perfectibles.

À lire aussi : Plan de filière, 13,9 milliards pour transformer la filière des céréales (20/12/2017)

Cette étude a visé à décomposer et à estimer les coûts au niveau des différents maillons de la chaîne logistique de quatre espèces (blé dur, blé tendre, orge, maïs), depuis leur récolte jusqu’à leur destination commerciale, en vue d’identifier des leviers de compétitivité.

Peu de leviers de réduction à mobiliser

Il ressort de l’étude qu’« une optimisation est de plus en plus nécessaire, dans un contexte de segmentation croissante et de durcissement des cahiers des charges. Ces évolutions doivent s’opérer alors que l’outil actuel, vieillissant et souvent amorti, sera sujet à des besoins de renouvellement, renchérissant ainsi les coûts de stockage à cause d’une hausse probable des amortissements. »

« Les nouvelles demandes du marché peuvent être un facteur de hausse de coût mais elles permettent souvent une meilleure diversification et valorisation, et constituent une opportunité pour mieux planifier la chaîne logistique, par le développement de la contractualisation notamment, ajoutent les cabinets. Enfin, il semblerait que la situation actuelle pousse les opérateurs à surmonter certains de leurs clivages concurrentiels, conscients qu’une optimisation logistique a plus de chance d’aboutir à des résultats en mutualisant flux et moyens. »

Plus de facteurs de hausse que de leviers de réduction

Ce travail d’inventaire et de description des postes de coût suggère qu’il y a peut-être plus de facteurs de hausse de coût en perspectives que de leviers de réduction à mobiliser. C’est d’autant plus sensible que les activités de collecte des OS semblent peu génératrices de marge (voire déficitaires) et que la séparation du conseil et de la vente viendra mettre à mal la possibilité de réaliser une péréquation entre les activités déficitaires et bénéficiaires.

Enfin, l’étude met en garde sur une possible hausse des coûts de collecte, de stockage mais surtout d’expédition, avec un coût de transport qui sera significativement augmenté, peu importe le scénario choisi. Les modes de transport massifiés (ferroviaire et fluvial), qui pourraient perdre un peu plus de compétitivité face au mode routier, alors que c’est justement vers eux que la nécessaire transition énergétique devrait pousser les opérateurs à se diriger.

Engager des chantiers interprofessionnels

Le constat fait par ces deux cabinets ouvre toutefois la possibilité d’engager des chantiers interprofessionnels à plusieurs niveaux. Tout d’abord, ce travail constitue une base pour communiquer auprès des acteurs de la filière et des clients pour mieux appréhender l’importance des coûts logistiques dans le prix final des produits.

« Le travail de scénarisation réalisé sur le secteur du transport souligne le besoin de lobbying, notamment pour garantir une redistribution complète de la future fiscalité environnementale (taxe carbone sur le transport par exemple) sur les modes de transport massifiés, ajoute le rapport. D’autre part, compte tenu des exigences sur la qualité et la montée en gamme des cahiers de charges des transformateurs et distributeurs, notamment pour les céréales sans insecticides de stockage, l’intérêt d’une mise en commun au sein de la filière pour factualiser les surcoûts et primes liés à ces nouvelles pratiques semble primordial, notamment pour éviter que ce soit l’amont de la filière (les producteurs notamment) qui doive internaliser ces surcoûts sans contrepartie. »

Certifier les agriculteurs stockeurs

« La croissance du stockage à la ferme et sa valorisation comme un outil de limitation des ruptures de charge, d’allotement et de lissage des flux soulève le besoin d’un standard professionnel clair et partagé pour faire monter en compétence et certifier les agriculteurs stockeurs, en se basant sur une démarche de progrès et d’amélioration continue », estime le rapport.

« Enfin pour le transport, la nécessité d’un débat autour de la priorisation des investissements structurants à financer est plus que jamais d’actualité, notamment sur les choix stratégiques à réaliser en termes de remise en état ou abandon des capillaires de fret fluvial et ferroviaire », concluent les cabinets Ceresco et Systra.

Céline Fricotté
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