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Pièces à conviction, bonnes surprises et raccourcis

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« Et si les agriculteurs pouvaient sauver leur ferme tout en sauvant la planète », tel était le thème de l’émission Pièces à conviction du 25 mars 2020. © Capture d’écran France.tv

France 3 a diffusé le 24 mars 2020 une émission sur les changements des pratiques agricoles. L’agribashing n’était pas le maître mot. Un regard positif était porté sur certains systèmes de production. On note cependant des raccourcis trompeurs.

« Les agriculteurs vont-ils sauver la planète ? », tel est le titre de l’émission Pièces à conviction programmée le mercredi 25 mars 2020 à 21h05 sur France 3.
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« Les agriculteurs vont-ils sauver la planète ? », tel est le titre de l’émission Pièces à conviction programmée le mercredi 25 mars 2020 à 21h05 sur France 3.

Dès le début de l’émission, le ton est lancé : « Et si les agriculteurs pouvaient sauver leur ferme tout en sauvant la planète. » Premier focus : l’agriculture de conservation des sols (ACS). Un parti pris inhabituel pour un média à destination du grand public. Sarah Singla, agricultrice et agronome spécialiste de l’ACS, y est même interviewée.

Plus tard, dans les Pyrénées-Atlantiques, la caméra se tourne vers le pâturage tournant dynamique.

Encore une belle surprise : alors que l’élevage bovin est souvent décrié pour sa contribution au réchauffement climatique en raison de ses émissions de gaz à effet de serre, France 3 affirme que les vaches sont stockeuses nettes de carbone et explique pourquoi : les émissions de méthane des animaux sont, selon le média, deux fois plus faibles que le stockage du carbone dans les pâtures.

Banques et coopératives seraient opposées aux pratiques plus respectueuses

Les agriculteurs qui regardaient l’émission ont cependant noté quelques raccourcis trompeurs.

Par exemple quand la caméra se penche sur Pascal Brachet. Cet éleveur laitier dont la ferme est placée en redressement judiciaire a « plusieurs centaines de milliers d’euros de dettes ». Pour essayer de s’en sortir, il change ses pratiques et passe, selon les mots de France 2, à « l’agroécologie ». Sa coopérative ne veut plus le livrer.

Interrogé sur ce litige, Jean Marc Estay, responsable de la production animale à la coopérative explique : « Il n’y a aucun amalgame entre le choix qu’on a fait de ne pas le livrer et un choix de production. Le choix, il a été économique. »

Mais la journaliste semble mettre en doute ces propos. « L’évolution vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement serait-elle bloquée ? » se demande-t-elle ? « Je ne crois pas qu’il y ait un blocage », lui répond Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation dans le reportage. À la sortie de la rencontre, la journaliste s’étonne que le ministre n’ait pas pointé du doigt les coopératives.

À lire aussi : Envoyé spécial, moins d’agribashing mais encore partial (25/10/19)

Renaud d’Hardivilliers
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