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Dossier. Élevage contestéDes arguments pour contre-attaquer

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Des militants anti-élevage lors d’une marche pour le climat, le 19 octobre 2018, à Poitiers (86). © Web86info

Tout le monde a un avis sur l’élevage, la viande, le lait. Aujourd’hui, les plus bruyants sont les abolitionnistes, dont l’objectif est la disparition des animaux d’élevage. Ils brandissent leurs pancartes dans toutes les manifestations, omettant de dire que l’écologie associe culture et élevage. L214 s’institutionnaliserait presque avec des invitations régulières sur les plateaux de télés et de radios, une...
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Tout le monde a un avis sur l’élevage, la viande, le lait. Aujourd’hui, les plus bruyants sont les abolitionnistes, dont l’objectif est la disparition des animaux d’élevage. Ils brandissent leurs pancartes dans toutes les manifestations, omettant de dire que l’écologie associe culture et élevage. L214 s’institutionnaliserait presque avec des invitations régulières sur les plateaux de télés et de radios, une tribune policée dans le quotidien Le Monde qui appelle à la fin de l’élevage intensif dissimulant son but, l’arrêt de tout élevage. Désireux, eux aussi, de notoriété (et du financement qui pourrait aller avec), des groupuscules plus extrémistes se détachent de la « maison mère » L214 et se lancent dans des actions toujours plus illégales contre les élevages, les boucheries, les abattoirs. Tous ces mouvements font mal au moral des éleveurs qui, sur les réseaux sociaux, s’expriment et échangent des informations.

Ce dossier propose un vrai-faux sur les affirmations répétées à l’envi dans les médias et les discours de certains militants (pp. 60 à 63).

Ne confondons pas non plus toutes les associations de défense des animaux. Les welfaristes ont aussi leur plan de bataille. Ils discutent avec les organisations professionnelles, les entreprises de l’agroalimentaire et de la grande distribution. Ce qu’elles réclament n’est pas toujours réalisable ou réaliste d’un point de vue économique. Mais leurs attentes donnent aux jeunes installés du grain à moudre quand ils réfléchissent à leurs projets. Comment oublier, il y a dix ans, les investissements des aviculteurs dans des cages qui furent contestés à peine réalisées ?

Mieux vaut savoir que toute l’Europe est traversée par ces débats. Les exigences des associations welfaristes tournent autour de la fin des cages, de la castration à vif, de la désintensification des élevages, du durcissement des règles de transport des animaux vivants, de l’étiquetage « bien-être » sur tous les produits issus des animaux, et de la fin de l’abattage sans étourdissement.

Les responsables syndicaux leur répondent : la FNSEA estime que le rythme des évolutions s’inscrit dans les plans de filière. La Confédération paysanne précise que rien ne se fera sans les paysans. Tandis que la Coordination rurale s’inquiète de la rémunération de tous ces efforts à l’heure du Ceta.

Du côté du ministère de l’Agriculture, on attend des mesures que le ministre annonce depuis plusieurs mois, tout en repoussant à chaque fois l’échéance. À l’image du rendez-vous fixé aux associations, qui a été reporté du 3 au 29 octobre.

Les députés fourbissent aussi leurs armes. Au sein de LREM, Jean-Baptiste Moreau, lui-même éleveur, préférerait que les mesures sur le bien-être animal passent par des décrets pour éviter que les discussions ne débordent. Tandis que Loïc Dombreval, vétérinaire de formation, prépare une loi avec des exigences proches de celles des welfaristes.

Le débat sur la place de l’élevage dans nos campagnes et notre société n’est pas près de s’achever.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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