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Le président de la République promet plus de contrôles

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Emmanuel Macron, le président de la République, interpellé sur les distorsions de concurrence par Guillaume Cabot, administrateur de JA, ce 22 février 2020 au Salon international de l’agriculture, en présence de Jérôme Despey et de Christiane Lambert (de gauche à droite), le secrétaire général et la présidente de la FNSEA. © Twitter @JeunesAgri

Dès son arrivée au Salon international de l’agriculture, Emmanuel Macron a été interpellé par des agriculteurs au sujet de la loi sur l’agriculture et l’alimentation, et des accords commerciaux internationaux.

Guillaume Cabot, administrateur de Jeunes Agriculteurs, a interpellé le président de la République sur les distorsions de concurrence alors que ses collègues arboraient des panneaux « N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas » ou encore « Stop aux distorsions ». « Nous demandons l’application de l’article 44 (1) sur les distorsions de concurrence, a-t-il lancé. Ç...
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Guillaume Cabot, administrateur de Jeunes Agriculteurs, a interpellé le président de la République sur les distorsions de concurrence alors que ses collègues arboraient des panneaux « N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas » ou encore « Stop aux distorsions ». « Nous demandons l’application de l’article 44 (1) sur les distorsions de concurrence, a-t-il lancé. Ça permettra de donner de la lisibilité aux agriculteurs et de projeter nos jeunes dans les installations. Vous savez le challenge que les jeunes auront à faire. Appliquez les EGA ! »

« Il nous faut une coopération européenne »

« On a lancé les États-généraux de l’alimentation, la loi EGAlim, aux côtés des filières, lui a répondu Emmanuel Macron. Vous nourrissez les Français et les Françaises. Je veux savoir ce qu’on mange et les Français aussi. L’article 44, vous avez parfaitement raison, on l’a posé et porté. Il nous faut une coopération européenne pour pleinement le porter. Cet article contient une notion plus large qui est d’éviter les distorsions de concurrence et d’assurer les mêmes contrôles, ne pas importer des produits qui ont des intrants interdits dans notre pays. »

Je veux savoir ce qu’on mange et les Français aussi.Emmanuel Macron, président de la République

« Nous avons besoin d’aller au bout de ce que nous avons proposé au niveau européen, une agence sanitaire commune, et d’emmener tous les pays européens, en particulier les frontaliers, sur les mêmes niveaux d’exigences et de contrôle, renchérit le chef de l’État. On va renforcer les contrôles au niveau national, mais qui ne seront pas parfaits tant que l’on n’aura pas la coopération européenne. »

« On a besoin d’emmener tous les autres sur un contrôle pays par pays et améliorer le contrôle aux grands ports d’entrée. On a un autre problème, qui vous touche et me préoccupe : les normes sociales et le coût du travail. L’objectif est de renforcer les contrôles sur l’article 44 et accélérer les contrôles chez les autres car si on veut moderniser l’agriculture, il faut les mêmes contrôles. »

Augmenter la pression sur les industriels

Un peu plus tard, c’est le secrétaire général de JA, Arnaud Gaillot, qui s’adresse au président de la République : « On rentre dans la dernière semaine des négociations commerciales. On compte sur vous pendant la journée de faire passer le message à nos transformateurs. »

« Il y a des filières où l’on a les premiers effets : le lait, les œufs, c’est en train de bouger, avance Emmanuel Macron. Le porc ça bougera, c’est sûr aux ouvertures internationales et au fait que c’est collectivement bien organisé face à la fièvre porcine. Le bœuf, je touche de la peau de singe, je pense que c’est en train de bouger et je l’espère. On avait commencé à ouvrir la voie. »

« Je l’ai dit très clairement, reprend le chef de l’État. On va continuer à mettre la pression sur les transformateurs et les distributeurs. Il y a des distributeurs qui jouent le jeu, il faut les valoriser. C’est pour ça que j’ai parlé de Lidl. Là, les négociations sont très claires. On a augmenté le niveau de pression par le contrôle administratif. On a fait les premières assignations, l’assignation Leclerc a eu son effet. »

« N’importons pas l’agriculture dont nous ne voulons pas »

Durant ses déambulations, le président a été interpellé à nombreuses reprises par les éleveurs de bovins sur les accords de libre-échange avec le Canada, pour le Ceta, ou les pays du Mercosur. « Le Ceta a été négocié et signé et on a cherché à l’améliorer, a plaidé Emmanuel Macron. Le Mercosur, ce n’est pas pareil car le Canada respecte les accords de Paris alors que pour le Mercosur, il y a des pays qui ne les respectent pas. »

Tôt le matin, la Confédération paysanne s’est mobilisée sur le sujet alors qu’un collectif d’agriculteurs a déployé plusieurs banderoles « Stop CETA » sur les bâtiments du parc des expositions de la porte de Versailles. « Nous revendiquons ici la fin des accords de libre-échange, en cohérence avec une juste rémunération pour les paysans, a expliqué Nicolas Girod, le porte-parole de la Confédération paysanne. C’est clairement stopper la guerre des prix au niveau mondial, ce qu’organisent les accords de libre-échange. Les accords de libre-échange avec le Canada n’organisent rien d’autre que rechercher à produire à moins cher pour fournir l’agro-industrie. On est là pour dire stop à l’agrobusiness. »

« Nous sommes impactés en tant que paysans. Nos coûts de production sont supérieurs à ceux de l’Amérique du Nord. Nous respectons des normes en termes de traçabilité, de bien-être animal, environnemental et social. Au Canada, tout est possible. Tout et n’importe quoi ! Il faut maintenir la pression sur nos élus », a rappelé Claude Girod, de la Confédération paysanne.

A. Gambarini

(1) dans la loi sur l’agriculture et l’alimentation adoptée faisant suite aux États-généraux de l’alimentation.

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