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« Deux repas de deux litres, ça ne suffit pas »

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L’analyse des pesées, réalisées lors d’un essai au lycée agricole de Radinghem, révèle que les croissances jusqu’à 5 semaines sont insuffisantes avec deux repas de 2 litres par jour.

Votre revue s’était déjà fait l’écho d’un essai réalisé par le réseau vétérinaire G5 au lycée de Radinghem (Pas-de-Calais). Il portait sur l’intérêt d’utiliser un aliment médicamenteux, face à des problèmes récurrents de coccidiose. Dans ce cadre, le suivi comparatif de six lots de 3 à 5 femelles avait montré l’intérê...
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Votre revue s’était déjà fait l’écho d’un essai réalisé par le réseau vétérinaire G5 au lycée de Radinghem (Pas-de-Calais). Il portait sur l’intérêt d’utiliser un aliment médicamenteux, face à des problèmes récurrents de coccidiose. Dans ce cadre, le suivi comparatif de six lots de 3 à 5 femelles avait montré l’intérêt de pesées régulières pour cibler les traitements, et ainsi faire l’impasse sur l’aliment médicamenteux : c’est-à-dire un traitement justifié uniquement sur les génisses avec coproscopie positive à la suite de l’apparition de diarrhées, confirmées par une chute de GMQ. « En revanche, si le GMQ se maintient, il n’est pas nécessaire de traiter, même si la coproscopie est positive ou si l’on observe une diarrhée légère », rappelle Cindy Jouve, praticienne à la clinique de Lumbres.

Avant le lancement de cet essai, la conduite de l’élevage des veaux se déroulait comme suit : vêlage dans un box dédié, où la distribution de colostrum n’était pas toujours respectée, la première buvée se faisant parfois directement au pis. Puis, les veaux passaient en case individuelle dans une nurserie à ventilation dynamique contrôlée. Ils y recevaient deux buvées de 2 litres par jour de lait entier, distribuées au seau sans tétine, jusqu’à 8 à 10 semaines d’âge ; le sevrage se faisant à partir de là de façon progressive avec un seul repas quotidien de 2 litres pendant encore quinze jours, à un poids compris entre 90 et 100 kg. Sur la base de ces pratiques, outre l’intérêt du traitement ciblé, grâce aux pesées régulières (tous les quinze jours jusqu’au sevrage, puis une fois par mois jusqu’à 6 mois), les vétérinaires ont pu observer qu’entre 0 et 5 semaines, le GMQ des génisses était toujours inférieur à 500 g. « Parfois, il est même en recul entre la naissance et la première pesée, souligne Claude Joly, également vétérinaire à la clinique de Lumbres. Cela signifie tout simplement que 4 litres par jour ne suffisent pas au veau pour couvrir ses besoins d’entretien et lutter contre le stress et le froid. Cela peut être un facteur favorable à l’apparition de pathologies chez le jeune animal, au moment où il est le plus fragile. »

Le praticien propose un rapide calcul pour évaluer le besoin en lait afin de couvrir l’objectif de 900 g de GMQ, d’un veau de 45 kg :

besoins d’entretien : 50 kcal/kg x 45 kg = 2 250 kcal

besoins de croissance : 3 kcal/g x 900 g = 2700 kcal

besoins en lait/jour : (2 250 + 2 700)/750 kcal/litre = 6,6 litres.

« La pesée permet de détecter un veau qui décroche »

Pourtant, si l’on observe uniquement l’évolution des courbes de poids, peu d’éléments sont visibles car ces courbes sont relativement linéaires, et l’objectif d’un poids de 90 kg au sevrage et de 200 kg à 6 mois est en général respecté. « Il faut bien distinguer la courbe de poids et celle du GMQ, souligne la praticienne. La seconde est plus parlante : elle permet de détecter un veau qui décroche et il y a toujours une explication, soit liée à l’alimentation soit à une pathologie sous-jacente­, comme le gros nombril. » Grâce aux pesées régulières, ce travail a dégagé des pistes visant à limiter le stress et à renforcer l’immunité : augmenter les quantités de lait, distribué chaud avec des seaux à tétine ; préférer le lait de tank à celui des fraîches vêlées ou des vaches malades, dont la qualité est à l’origine de stress alimentaire ; prévoir une anesthésie et un anti-inflammatoire avant l’écornage ; privilégier les niches avec courette extérieure pour favoriser le contact avec les congénères ; mettre en œuvre un sevrage le plus progressif possible (minimum quinze jours) et prolonger la phase lactée si besoin (poids insuffisant). Enfin, un basique : sécuriser l’apport de colostrum. En effet, lors de l’essai, le transfert d’immunité a été testé à l’aide de prises de sang et d’un réfractomètre : deux génisses ayant eu une coccidiose clinique­ avaient un taux trop faible­ d’immunoglobulines dans le sang.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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