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28 % de chiffre d’affaires en moins sur trois mois

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«La résilience du modèle coopératif a permis de ne pas avoir de rupture dans la chaîne alimentaire et également dans l’approvisionnement des exploitations», se félicite Dominique Chargé (photo d’illustration) ©C.Faimali

Les coopératives n’échappent pas à la baisse d’activité économique de mars à mai selon une enquête de la Coopération agricole présenté ce 4 juin 2020.

« Les coops ont tenu bon mais elles ont souffert ». Dominique Chargé, président de la Coopération agricole a livré ce 4 juin 2020, lors d’une conférence de presse, un premier bilan économique depuis la mise en place du confinement à cause de l’épidémie de coronavirus. Résultat : une perte moyenne de chiffre d’affaires de 28 % sur la période de mars à mai ...
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« Les coops ont tenu bon mais elles ont souffert ». Dominique Chargé, président de la Coopération agricole a livré ce 4 juin 2020, lors d’une conférence de presse, un premier bilan économique depuis la mise en place du confinement à cause de l’épidémie de coronavirus. Résultat : une perte moyenne de chiffre d’affaires de 28 % sur la période de mars à mai 2020 pour les 318 entreprises coopératives qui ont répondu à l’enquête réalisée par l’organisation. « Un chiffre qui masque des disparités importantes en fonction des filières », prévient Dominique Chargé.

« D’une crise sanitaire à une crise économique »

59 %des coopératives ont eu recours au chômage partiel

« On est passé du 15 mars au mois de mai d’une crise sanitaire à une crise économique logée dans nos coopératives. Elle a aujourd’hui des conséquences sur les marchés de matière première et agricoles, a-t-il souligné. La résilience du modèle coopératif a permis de ne pas avoir de rupture dans la chaîne alimentaire et également dans l’approvisionnement des exploitations. »

Cette dernière activité est resté « stable », voire même a eu tendance à « augmenter ». En cause : « de mauvaises conditions de semis à l’automne et un report massif au printemps », selon Dominique Chargé. Interrogé par La France agricole sur les conséquences de cette perte de chiffres d’affaires sur la rémunération à court terme des associés coopérateurs, le président de La Coopération agricole explique que son organisation a travaillé avec les pouvoirs publics pour « que l’on ait un minimum d’impact conjoncturel sur l’activité agricole ».

« Aujourd’hui, il y a un reflux en production laitière. On le voit également en viande bovine avec un report d’abattage des jeunes bovins. Toutes ces perturbations, tous ces reflux de matière auront des impacts sur les volumes de production stockés et donc sur les cours. Nous travaillons activement pour avoir un minimum de conséquences. Mais il y a une perturbation à l’échelle internationale que nous subissons également. »

De mars à mai, les coopératives ont tourné à 71 % de leurs capacités optimales. Ce qui a notamment eu une conséquence sur l’emploi de ses structures. Selon l’enquête, 59 % des coopératives ont eu recours au dispositif de chômage partiel « pour une faible proportion de salariés estimée à 12,9 % de la masse salariale ». Les commerciaux et les personnels administratifs ont été les principaux concernés.

« Dans le Grand Est, on a vu un taux d’absentéisme monté jusqu’à 30 % au cœur de la crise, alors que dans la filière des bétails et viandes, celui-ci tournait aux alentours de 3 %, précise le président de La Coopération agricole. Dans la durée, il y aura des ajustements des effectifs par rapport aux années passées sur la période juin et juillet avec moins de recours aux contrats à durée déterminée : l’intérim et les contrats courts ».

Une capacité à investir qui se réduit aussi

L’enquête de La Coopération agricole indique que 72 % des coopératives affirment que « la crise engendrera des surcoûts au-delà des pertes de chiffre d’affaires. Ces surcoûts vont venir réduire de plus de 50 % les résultats d’exploitation des coopératives. Une perspective qui va affecter les résultats des entreprises et leur capacité à investir, a averti Dominique Chargé qui est également vice-président de la coopérative Terrena. Ces surcoûts varient en fonction de l’activité et de la taille. Plus l’entreprise est petite en taille, plus le poids relatif aux surcoûts est important ». Ces nouvelles charges concernent principalement les équipements de protection individuelle (masques, gel hydroalcoolique, protections en plexiglas), les primes diverses versées aux salariés présents sur le lieu de travail et le stockage supplémentaire (en raison de l’arrêt et de la diminution de la restauration hors domicile (RHD) et de l’export).

Plus l’entreprise est petite en taille, plus le poids relatif aux surcoûts est important.Dominique Chargé, président de La Coopération agricole

« Concernant les primes versées, les coopératives ont eu recours à la distribution de primes indexées sur la prime Macron en fonction du nombre de jours de présence, soit entre 15 € et 20 € par jour de présence pour un montant total pour les salariés présents sur les lieux de production allant de 300 € à 1000 € », précise le président de La Coopération agricole.

Un plan de relance sur la table

Au dos de ce bilan économique, l’organisation a présenté son plan de relance contenant une trentaine de propositions qu’elle a compilée sur une plate-forme « Mesures d’avenir pour la coopération agricole ». « Le temps de l’après-crise devra être celui de la restauration de notre

Souveraineté alimentaire, dans une perspective de relance économique au sein de l’Union européenne et d’accélération des transitions agroécologiques de la fourche à la fourchette, a résumé Dominique Chargé. La souveraineté alimentaire, c’est la maîtrise de l’ensemble de la chaîne des activités stratégiques qui s’avèrent indispensables à la vie de la Nation. »

La Coopération agricole présentera ce plan dans les prochaines semaines au ministre de l’Agriculture ainsi qu’au ministre de l’Économie et la ministre du Travail. Il s’articule autour de quatre axes :

  • Renforcer un modèle agroalimentaire compétitif sur tous les marchés ;
  • Utiliser les atouts du modèle coopératif pour renforcer la structuration des filières et accélérer la transition agroécologique ;
  • Financer la décarbonisation et les transitions agroécologiques ;
  • Promouvoir le « produire en France » pour une alimentaire saine et durable, accessible à l’ensemble des consommateurs européens et au service du développement des territoires.

« La crise va laisser des traces sur la santé économique et financière de nos activités. La stratégie des coops doit évoluer et cela va nécessiter des soutiens », prévient Dominique Chargé.

Alexis Marcotte
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