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Les négociations « épuisent » les éleveurs

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© Cédric Faimali/GFA

Alors que les contrats-cadres liant les éleveurs, leurs organisations de producteurs (OP) et les laiteries privées auraient dû être conclus au 1er avril 2019, France OP lait dénonce les difficultés de « mise en œuvre opérationnelle de l’inversion de la construction du prix du lait » prévue par la loi portant sur l’alimentation.

Premier anniversaire de la fédération France OP lait, premier bilan. « Force est de constater qu’au mois de novembre 2019, quasi aucun contrat-cadre n’a été formalisé », au grand dam des agriculteurs mandatés au sein des OP « épuisés » par les négociations.
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Premier anniversaire de la fédération France OP lait, premier bilan. « Force est de constater qu’au mois de novembre 2019, quasi aucun contrat-cadre n’a été formalisé », au grand dam des agriculteurs mandatés au sein des OP « épuisés » par les négociations.

Promulguée en novembre 2018, la loi sur l’alimentation prévoyait la mise en conformité des contrats laitiers au plus tard pour le 1er avril 2019 avec, comme mesure principale, l’intégration des indicateurs de coût de production dans le calcul du prix du lait. Mais sur le terrain, la mise en application du texte se fait attendre. « À la veille des négociations commerciales annuelles sur les marques nationales, les OP se retrouvent dans le même flou que l’année précédente », déplore l’association dans une note d’information publiée le 7 novembre 2019.

Débat autour des indicateurs de coût de production

L’inversion de la construction du prix du lait oui, mais avec quels indicateurs ? Attendu comme le loup blanc par l’ensemble des acteurs de la filière, le sort de l’indicateur de coût de production calculé par l’interprofession laitière (Cniel) devrait être scellé par la Commission européenne à la mi-décembre.

En attendant, France OP lait rappelle que cette référence, pour l’heure fixée à 396 €/1 000 litres, donne une base de réflexion commune, mais ne constitue pas la seule alternative. « Les acheteurs proposent le plus souvent de s’en tenir aux indicateurs publiés par l’interprofession […] refusant quasi systématiquement les indicateurs proposés par les différentes OP », constate la fédération.

À cela s’ajoute « la volonté des acheteurs d’imposer une très nette prépondérance des indicateurs de ses marchés (prix du lait allemand, cotation beurre-poudre, PGC France, NDLR) au détriment des coûts de production des producteurs de lait. »

Renforcer le poids des OP

S’imposer dans les relations contractuelles. En plus de demander davantage de contrôles et sanctions relatifs à la mise en application de la loi Alimentation, France OP lait en appelle au soutien des pouvoirs publics pour asseoir sa structure. L’association demande notamment à être intégrée au sein du Comité de suivi des négociations commerciales et du Cniel.

« Sans moyens supplémentaires et sans impulsion financière, les OP auront de réelles difficultés à monter en puissance et à assumer l’ensemble de leurs missions », conclut l’association, inquiète sur la poursuite des négociations des accords-cadres.

A. Courty
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