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Les filières de volailles sous label fragilisées

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Pour faire face à la perte de débouchés des volailles sous label en restauration hors domicile, les abatteurs pourraient recourir au stockage. © C. Faimali/GFA

Dans le contexte de confinement de la population, l’arrêt de la restauration hors domicile et la réorientation des flux vers la grande distribution privent un certain nombre de filières de volailles sous label de leurs débouchés traditionnels.

Pintades, canards, cailles ou encore poulet de Bresse… Ces productions de volailles de chair, traditionnellement valorisées en restauration hors domicile, sont mises à mal par les mesures de confinement pour lutter contre le Covid-19. « Cela pose notamment des difficultés d’équilibre matière, souligne Eric Cachan, président du Synalaf, Syndicat national des labels avicoles de France. En poulet fermier, par exemple, les cuisses sont principalement...
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Pintades, canards, cailles ou encore poulet de Bresse… Ces productions de volailles de chair, traditionnellement valorisées en restauration hors domicile, sont mises à mal par les mesures de confinement pour lutter contre le Covid-19. « Cela pose notamment des difficultés d’équilibre matière, souligne Eric Cachan, président du Synalaf, Syndicat national des labels avicoles de France. En poulet fermier, par exemple, les cuisses sont principalement valorisées en restauration et les filets, en grandes surfaces. »

Cette réorganisation des flux pose également des difficultés aux abatteurs, pour qui un défi logistique se présente. « La viande de volaille ne bénéficie pas d’aides de l’Union européenne pour le stockage privé. Une demande a néanmoins été formulée à Bruxelles », précise Eric Cachan. Ce maillon intermédiaire souffre par ailleurs d’un manque de main-d’oeuvre. « Dans certains secteurs, les éleveurs se proposent de remplacer les personnels absents, pour assurer la continuité de l’activité. »

Vers une hausse des coûts de production

En élevage, les conséquences du coronavirus pourraient se faire sentir sur les trésoreries. « Des hausses de coûts de production sont à prévoir, notamment sur les matières premières destinées à l’alimentation comme le blé ou le soja », souligne Eric Cachan.

Les difficultés liées au ramassage des volailles pourraient également retenir des lots d’animaux dans les ateliers. « Il sera nécessaire de chiffrer de manière objective l’ensemble de ces éléments. Nous comptons les faire valoir auprès des pouvoirs publics, avec qui nous réalisons des points réguliers sur la situation. »

> À lire aussi : Main d’oeuvre, le rammassage des volaille mis à l’épreuve (26/03/2020)

V. Gu.
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