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Agrotourisme et fermes pédagogiques, des activités en suspens

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À la Ferme de Trencalli, Morgane et Stéphane Vitse font de l’agrotourisme mais aussi de la vente de viande et de fromage à la ferme. © Ferme de Trencalli

Les activités d’agrotourisme et les fermes pédagogiques sont suspendues en raison des mesures prises pour endiguer l’épidémie de coronavirus Covid-19. Les réservations doivent parfois être remboursées. Comment garder la tête froide, dans ce contexte anxiogène ? Témoignages.

À Castelnau-Rivière-Basse, dans les Hautes-Pyrénées, la ferme de Trencalli vit de l’agrotourisme, des activités de sa ferme pédagogique et de la vente à la ferme de fromage et de viande. Trois activités au point mort depuis le début du confinement lié au coronavirus Covid-19.
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À Castelnau-Rivière-Basse, dans les Hautes-Pyrénées, la ferme de Trencalli vit de l’agrotourisme, des activités de sa ferme pédagogique et de la vente à la ferme de fromage et de viande. Trois activités au point mort depuis le début du confinement lié au coronavirus Covid-19.

« Nous possédons deux gîtes et des cabanes qui nous permettent d’héberger 30 personnes, indique Stéphane Vitse, agriculteur à la ferme de Trencalli. Nous réalisons habituellement la moitié de notre activité avec l’accueil de vacanciers, qui arrivent dès les vacances de Pâques. Mais cette année, tous les clients appellent pour décaler ou annuler leur séjour. »

« Plutôt que de les rembourser systématiquement, et pour éviter de lourdes démarches administratives et des frais bancaires, nous leur proposons un avoir valable un an. Certains acceptent, d’autres préfèrent récupérer leur argent », ajoute-t-il

Pas de réservation pour l’été prochain

Quant aux réservations d’été, tout le monde étant dans l’incertitude, la ferme n’en a enregistré aucune. « C’est très anxiogène, reconnaît Stéphane. Peut-être y aura-t-il un rush par la suite, avec des appels au dernier moment ? Les frontières étant fermées, je m’attends à recevoir plus de Français que d’habitude, sauf si tous les congés ont été soldés avant. »

« Et les prix risquent de baisser. En revanche, concernant les deux ou trois classes qui visitent, chaque jour, ma ferme pédagogique en mai et juin, pour le moment, le planning est vide. Tout dépendra de la réouverture des écoles », poursuit l’agriculteur.

Seul point positif, l’exploitant, qui fabrique du fromage et vend de la viande de cervidés et de taurillons à la ferme, peut aller déposer ses produits à l’épicerie associative Gourmands d’Ici au village voisin de Jû-Belloc.

« Je fabrique davantage de tomme qui se conserve mieux que les fromages à pâte molle. Et pour les abattages, on verra s’ils sont maintenus. Sinon, ça risque de nous coûter cher en foin et en aliment. Il ne faudrait pas que la situation dure trop longtemps. » En revanche, l’embauche d’une personne au 1er avril pour aider sur l’hébergement a été repoussée.

Les « animaux thérapeutes » aussi à l’arrêt

À une quarantaine de kilomètres, à Ibos, la ferme pédagogique du Haut de la Côte, spécialisée dans l’accueil et la visite de personnes à besoins spécifiques (enfants et adultes porteurs de handicap), a arrêté son activité dès le 12 mars 2020, au cas où les animaux auraient été vecteurs du virus.

« Nous avons commencé à évoquer des remboursements, mais nos partenaires sont plus occupés à chercher des solutions pour confiner des enfants souffrant de problèmes comportementaux, qu’à régler ce genre de questions, reconnaît Martine Auriacombe, directrice de la ferme pédagogique. Nous sommes trois employées, que j’ai déclarées en chômage partiel le 13 mars 2020. Dix jours après, je n’ai aucune réponse de l’Administration. »

En attendant la reprise, les trois praticiennes ont entrepris une désinfection complète du matériel utilisé lors des visites.

Florence Jacquemoud
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