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La France a « refusé un mauvais accord sur la Pac »

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Les chefs des États de l’Union européenne n’ont pas trouvé de terrain d’entente sur le budget européen pour la période allant de 2021 à 2027. © C. Faimali/GFA

À la sortie du Conseil européen, Emmanuel Macron a dressé « un constat de désaccord » sur les perspectives budgétaires de l’Union européenne. Il a estimé avoir obtenu de « premières améliorations » sur le volet agricole du budget européen « pour défendre nos paysans […], mais elles sont à nos yeux encore insuffisantes ».

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« Nous avons obtenu de premières améliorations sur ce volet [de la politique agricole commune], et je m’en félicite, a avancé le président de la République à la sortie du conseil européen le 21 février 2020, devant la presse. Mais elles sont non conclusives. Elles sont à nos yeux encore insuffisantes. Le dialogue et le travail doivent se poursuivre. Il y a eu des améliorations, mais elles ne vont pas au bout. »

La Pac, une des priorités de la France

Emmanuel Macron a assuré que « durant ces deux jours, nous avons défendu ce que nous considérons comme des priorités : la politique agricole commune qui est une politique extrêmement importante. C’est un des deux piliers de notre Europe. C’est ce qui permet de nourrir les Européens, et c’est aussi un levier extrême important de la transition environnementale dans laquelle nous sommes engagés. »

À une journaliste qui lui demandait si les agriculteurs français, à la veille de l’ouverture du Salon international de l’agriculture, n’allaient pas être déçus, le président de la République a considéré que non. « Les agriculteurs seraient déçus si nous avions trouvé un mauvais accord pour eux, a-t-il argumenté. Nous nous battons, je le fais depuis le début qu’il s’agisse des sujets français, européens ou internationaux. »

Faute d’avancées, « le système actuel continuera à perdurer »

« Nous nous battons pour eux, pour les accompagner, parce que pour beaucoup d’entre eux, les revenus sont faibles, très faibles, a poursuivi le chef de l’État. On leur demande aussi beaucoup de changements et nos populations sont exigeantes avec leurs alimentations, et nous en avons besoin pour notre souveraineté alimentaire. Nous avons refusé un mauvais accord sur la Pac, nous n’avons pas sacrifié la politique agricole commune. »

« Et je l’ai dit très clairement, ce n’est pas la politique agricole commune qui peut payer pour le Brexit. Nous avons dit non à cela. D’ailleurs, nous avons été entendus par le président du Conseil européen. Si aucun accord n’est trouvé dans les prochains mois, c’est le système actuel qui continuera à perdurer. Et donc je veux aussi rassurer [les agriculteurs français, NDLR], l’absence d’accord c’est la continuité d’un système qu’ils connaissent déjà. »

Ce n’est pas la politique agricole commune qui peut payer pour le BrexitEmmanuel Macron, président de la République

Les négociations se poursuivent

Le Conseil européen devra donc à nouveau se réunir pour trouver un accord sur le budget européen pour la période allant de 2021 à 2027. Malgré la multiplication des réunions — bilatérales, à quatre, à cinq —, le président du Conseil européen Charles Michel a raté son pari ce 21 février 2020. Il n’a pu trouver un compromis avec les dirigeants de l’Union européenne, tant les positions étaient éloignées.

La proposition chiffrée qu’il avait avancée comme base de négociation a été « adaptée » vendredi après-midi par les services de la Commission européenne pour tenir compte des demandes et des lignes rouges de chacun, avec une hausse des fonds accordés à la Pac, mais de nombreuses coupes dans d’autres domaines comme le militaire et l’espace Mais il a fallu moins d’une demi-heure aux 27 revenus autour de la table pour la rejeter.

Les pays « frugaux » à la manoeuvre

Certains ont déploré une négociation dominée par les pays dits « frugaux » [Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède], qui exigent un budget resserré à 1 % du revenu national brut pour la période allant de 2021 à 2027, avec pour objectif de limiter leurs contributions nationales. Pointé du doigt, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s’est défendu de prendre la place des Britanniques, régulièrement critiqués pour leur âpreté dans les négociations budgétaires.

« Ce qui s’est passé est une réaction d’un groupe de 16 pays qui représentent une population beaucoup plus élevée que les autres et qui a décidé que sa voix allait être entendue avec la même fermeté », a commenté une source gouvernementale espagnole. Madrid est l’un des meneurs du groupe d’États qui se sont surnommés les « amis de la cohésion » ou « amis d’une Europe ambitieuse » et s’opposent à la vision des quatre « frugaux ».

Les 27 États membres doivent trouver un compromis sur le niveau global du budget et sa répartition entre les politiques de l’Union européenne, en tenant compte du « trou » laissé par la fin de la contribution britannique, évaluée entre 60 et 75 milliards d’euros. Les rabais, dont bénéficient l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, l’Autriche et la Suède sont un sujet de contentieux. Ils coûtent cinq milliards d’euros par an et les autres pays veulent y mettre fin.

E.R. avec l’AFP
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