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Le poulet qui explore n’est pas celui qu’on croit

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© Jérôme Chabanne

Le comportement exploratoire des poulets est également une histoire de capacités cognitives. C’est ce qu’indique une étude s’insérant dans une réflexion globale autour de la conception d’élevages adaptés à l’expression des comportements naturels des animaux.

Une découverte contre-intuitive. « Les poulets les moins explorateurs sont ceux qui font preuve d’une plus grande flexibilité cognitive que ceux qui explorent beaucoup le parcours », constatent les chercheurs de l’Inrae et de l’Isa de Lille dans un communiqué publié le 22 janvier dernier.
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Une découverte contre-intuitive. « Les poulets les moins explorateurs sont ceux qui font preuve d’une plus grande flexibilité cognitive que ceux qui explorent beaucoup le parcours », constatent les chercheurs de l’Inrae et de l’Isa de Lille dans un communiqué publié le 22 janvier dernier.

Le constat de départ de cette étude est simple : l’utilisation effective du parcours mis à la disposition des volailles de plein air est très variable d’un individu à l’autre. « Certains poulets vont très souvent explorer les zones les plus éloignées du parcours alors que d’autres resteront à proximité du bâtiment d’élevage, note l’étude. Cette différence suggère que l’utilisation du parcours dépend de l’individu lui-même, de la façon dont il traite et mémorise les informations de son environnement. »

Motiver le comportement exploratoire

Les volailles de l’étude ont été soumises à un test ayant pour but d’évaluer leur flexibilité cognitive et comportementale. « Ce test consiste à placer une récompense alimentaire à l’intérieur d’un tube transparent, résume le communiqué. Cela implique que l’animal traite les informations […] afin d’élaborer une réponse adaptée et donc de contourner le tube plutôt que de le picorer. » Le résultat est sans appel : les individus les moins explorateurs sortent grands vainqueurs.

Si des études complémentaires sont nécessaires pour interpréter ce gradient de profils cognitifs, une hypothèse se fait jour : les individus les plus éveillés « se rendraient davantage compte des risques encourus dans un milieu ouvert ». Une supposition qui, si elle se confirme, pourrait venir appuyer les recommandations actuelles en termes d’aménagement des parcours.

À lire aussi : Les 15 mesures de Didier Guillaume pour le bien-être animal

A. Courty
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