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Aux USA, les petites holsteins ont une vie productive plus longue

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Chouchoutées. Chez les sélectionneurs américains (Lindale Holstein, Illinois, 2013), les meilleures vaches sont souvent conduites à part. Leur grande taille ne pose pas de problème. © P. Le Cann

Une étude conduite pendant plus de vingt-cinq ans a montré la supériorité des petites vaches en matière de longévité et de coûts vétérinaires.

Aux États-Unis aussi, la sélection sur la productivité laitière a fait grandir les holsteins. La tendance peine à s’inverser alors que des travaux ont montré que les vaches de taille moyenne sont plus efficaces.
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Aux États-Unis aussi, la sélection sur la productivité laitière a fait grandir les holsteins. La tendance peine à s’inverser alors que des travaux ont montré que les vaches de taille moyenne sont plus efficaces.

En 1966, l’université du Minnesota a lancé une étude sur deux troupeaux expérimentaux de vaches holsteins aussi proches que possible en âge, origine et productivité laitière (troupeau Crookston). Les deux lots existent toujours.

L’un des deux a été accouplé chaque année avec les trois taureaux les mieux indexés en taille, l’autre avec les trois plus petits. Tous se trouvaient dans la première moitié du classement sur le potentiel laitier. Vingt-cinq ans après, les vaches du premier lot ont considérablement grandi (720 kg au troisième vêlage) quand les autres ont conservé le même format (641 kg). Les niveaux de production sont comparables (lait et taux). Mais les petites vaches ont une durée de vie productive plus longue de 88 jours, soit 15 %. Les grandes sont mieux notées sur la conformation de la mamelle, mais moins bien sur les membres.

30 % de coûts de santé en moins pour les petites vaches

Sur plus de mille lactations, les coûts liés à la santé sont plus élevés avec les grandes vaches (54,15 dollars, contre 38,09), soit un écart de 30 %. Il s’explique à 70 % par des problèmes métaboliques. Les petites vaches ont aussi proportionnellement moins de besoins d’entretien et atteignent donc des niveaux plus élevés d’efficacité alimentaire. De plus, elles restent adaptées à la taille des logettes. Actuellement, aux États-Unis, les vaches holsteins gagnent en moyenne 25 kg de poids vif tous les dix ans. Plus qu’un choix, cela résulte de la corrélation positive entre la taille et la hauteur de la mamelle. Dans le même temps, leur efficacité alimentaire diminue. Le revirement se produira peut-être lorsqu’une réelle sélection sur l’efficacité alimentaire sera possible. Des recherches sont en cours.

« Il est évident que la sélection sur la taille n’a aucune justification économique », conclut Les Hansen, chercheur à l’université du Minnesota. Couplées à une hausse de la consanguinité, ces faiblesses des vaches holsteins conduisent aujourd’hui des éleveurs américains à changer de race, souvent au profit de la jersiaise, ou à croiser.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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