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Dopés par la Chine, les prix de la laine s’envolent

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Les laines australiennes les plus fines et les plus chères ont vu leurs prix s’envoler. © Pixabay

Tiré par la reprise de l’activité et de la consommation en Chine, le prix de la laine a bondi de plus de 30 % au cours des dernières semaines en Australie, premier pays producteur mondial, avec son cheptel de 65 millions de moutons. La demande européenne reste, quant à elle, en retrait.

À la Bourse de la laine à Sydney, après des mois de vaches maigres, vendeurs et acheteurs ont retrouvé le sourire. La semaine dernière, le prix du kilo est monté jusqu’à 12,19 dollars australiens (7,36 euros), selon l’indice de référence Eastern Market Indicator, au plus haut depuis avril, selon l’Australian Wool Innovation (AWI).
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À la Bourse de la laine à Sydney, après des mois de vaches maigres, vendeurs et acheteurs ont retrouvé le sourire. La semaine dernière, le prix du kilo est monté jusqu’à 12,19 dollars australiens (7,36 euros), selon l’indice de référence Eastern Market Indicator, au plus haut depuis avril, selon l’Australian Wool Innovation (AWI).

« Depuis la première semaine de septembre, le marché de la laine a augmenté de 42 % », indique l’AWI. « Les prix ont augmenté durant six des sept dernières semaines », ajoute Lionel Plunkett, directeur des informations de marché à la Bourse australienne de la laine (Australian Wool Exchange).

Préférence pour la laine la plus fine et la plus chère

Si tous les types de laine s’envolent, c’est d’abord la plus fine, et la plus chère, qui a flambé. « Une offre très limitée de laine mérinos ultrafine, de moins de 16 microns », précise l’AWI. « Les enchères ont été frénétiques. » Engouement également constaté par Andrew Blanch, directeur général de New England Wool, qui achète de la laine pour des clients européens du textile et de la mode. Entre autres, Armani, Hugo Boss et Ermenegildo Zegna.

Le début de l’année avait été très difficile pour les éleveurs. Alors que le kilo de laine se vendait 16,09 dollars en janvier, le confinement et la forte baisse de la consommation et de la production, en Chine — qui achète environ 80 % de la laine australienne — et dans le reste du monde, avaient provoqué une chute brutale de la demande, et des prix, à partir de mars. Au point d’être quasi divisés par deux en septembre, à 8,58 dollars le kilo, au plus bas depuis trois ans.

Les éleveurs ont alors préféré stocker leur production et attendre des jours meilleurs. Depuis des semaines, la quantité mise en vente tournait autour de 30 000 ballots (entre 120 et 192 kg de laine). Cette semaine, près de 45 000 ballots vont être mis aux enchères.

Pas de reprise en Europe

« Quasi toute la demande actuelle vient de la Chine, où l’activité repart dans le secteur de la distribution, mais aussi parce que les usines de confection avaient très peu de stock », assure l’exportateur, pour qui la forte hausse des prix s’explique aussi par « la quantité limitée de laine mise sur le marché ». Andrew Blanch, dont la clientèle est 100 % européenne, n’a pour sa part pas profité à plein de la reprise. « La situation en Europe vis-à-vis du Covid-19 empire et ça a un impact sur la distribution », estime-t-il.

Rabobank, dans son rapport d’octobre sur l’agribusiness, dresse des perspectives plutôt pessimistes. « Des ventes en baisse et l’accumulation de stocks devraient pousser les distributeurs européens à réduire ou à repousser leurs commandes de vêtements, et par conséquent limiter les montants offerts pour la laine par les confectionneurs chinois », indique la banque.

« Les mouches, défi numéro un »

À plus long terme, les éleveurs australiens sont également bousculés par le souci grandissant des consommateurs pour le bien-être animal. Le sujet le plus controversé, c’est le « mulesing ». Cette pratique inventée en Australie consiste à pratiquer une ablation de peau sur l’arrière-train des moutons, afin de leur éviter d’être infectés par des larves de mouche, ce dont les animaux peuvent mourir.

Des associations de défense des animaux comme Peta jugent cette pratique cruelle et plus d’une centaine de marques de vêtements se sont récemment engagées à ne plus acheter de laine issue de moutons sur lesquels cette opération a été pratiquée, ce qui reste le cas de 70 à 80 % des bêtes en Australie.

« Les mouches, c’est le défi numéro un des éleveurs australiens. Et s’ils restent si nombreux à pratiquer le mulesing, c’est qu’il n’existe pour l’instant pas de méthode plus efficace », assure Andrew Blanch, lui-même fils d’éleveurs ovins.

« Mais le client est roi, et de plus en plus exigeant sur le bien-être animal. Il va donc falloir nous adapter, et trouver une alternative plus douce », admet-il. Les marques opposées au mulesing incluent certains des plus grands distributeurs mondiaux, tels que Zara (Inditex), Gap ou Uniqlo.

AFP
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