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Dossier. Un aplatisseur polyvalent pour valoriser les méteils

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 - Un aplatisseur polyvalent pour valoriser les méteils

Dans le Maine-et-Loire, le Gaec Perrault produit 750 000 litres de lait bio par an. Un méteil composé de céréales et protéagineux, additionné de maïs grain, y est aplati quotidiennement pour compléter la ration de base, composée de foin séché en grange.

Damien, Florian et Sylvain Perrault sont associés dans un Gaec produisant du lait bio, au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire). Poursuivant une stratégie d’autonomie alimentaire entamée par leurs parents, les trois frères ont mis en place un séchoir en grange pour récolter du foin en vrac : un aliment quotidien pour les cent dix montbéliardes de l’exploitation. La ration est complétée par un mélange de grains aplatis...
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Damien, Florian et Sylvain Perrault sont associés dans un Gaec produisant du lait bio, au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire). Poursuivant une stratégie d’autonomie alimentaire entamée par leurs parents, les trois frères ont mis en place un séchoir en grange pour récolter du foin en vrac : un aliment quotidien pour les cent dix montbéliardes de l’exploitation. La ration est complétée par un mélange de grains aplatis comprenant des céréales et des protéagineux. « Nous cultivons chaque année 33 ha de méteil ainsi que 10 ha de maïs grain, précise Sylvain. Notre méteil associe de l’épeautre, de l’orge, de l’avoine, du triticale, du pois et de la féverole. Chaque espèce joue un rôle : l’orge et l’épeautre apportent de l’énergie à la ration tout en étant peu acidogènes. L’avoine est intéressante au niveau de la reproduction en facilitant la détection des chaleurs. Le triticale a moins de valeur alimentaire mais en culture, il joue le rôle de tuteur notamment pour le pois qui, lui, apporte de la protéine, tout comme la féverole. » Sauf incident climatique, les surfaces cultivées par le Gaec suffisent à produire les 200 tonnes de grains nécessaires chaque année.

Production de semences à la ferme

La rotation type compte une ou deux années de mélanges céréaliers, suivis d’une prairie pour quatre ou cinq ans, puis d’un maïs grain. Les trois frères produisent la majorité de leurs semences sur l’exploitation en implantant des mélanges binaires, avec une céréale associée à un protéagineux qui fixe l’azote de l’air. À la récolte, les graines destinées à la semence sont triées et séparées par espèces, afin de reconstituer ensuite des mélanges avec des doses précises pour le semis : 70 kg/ha d’épeautre, 55 d’orge, 35 de féverole, 15 de triticale et autant d’avoine et de pois. À plus de 200 kg/ha, la densité est volontairement élevée afin que la culture prenne rapidement le dessus sur les adventices. Ils utilisent un semoir pneumatique Kuhn Venta de 4 m de large combiné à une herse rotative. Le mélange de semences est brassé dans le godet mélangeur de l’exploitation avant d’être vidé dans la trémie de 1 800 l. L’autonomie du semoir est d’environ 3,5 ha. « Ce mélange reste généralement homogène et nous n’avons pas de problème de séparation entre les grosses graines et les plus petites, commente Florian. Auparavant, nous avions un semoir mécanique, mais les graines d’orge ou d’épeautre ne passaient pas toujours très bien dans les cannelures, à cause de la pointe de barbe. Avec la distribution pneumatique, ce n’est désormais plus un problème. En théorie, il faudrait enterrer la féverole un peu plus profondément que les autres graines, à 3 ou 4 cm environ, car elle est plus sensible au gel. Mais cela fait plus de dix ans que nous semons nos mélanges en un seul passage, et nous n’avons jamais eu de souci. »

Le Gaec n’a généralement pas besoin de pratiquer de désherbage mécanique dans le méteil. Parfois, un passage de houe rotative est effectué en fin d’hiver afin de relancer le processus de minéralisation. Selon les années, les trois frères désherbent manuellement les parcelles les plus sales au printemps, notamment pour éliminer les rumex. La conduite du maïs grain est relativement classique : semis au printemps après labour de la prairie, suivi par deux passages de houe rotative et deux binages.

Moissonneuse en copropriété

Pour la récolte, les associés utilisent une moissonneuse achetée en copropriété avec deux exploitations voisines. Ils battent les méteils principalement de jour car il faut du soleil pour que la machine passe bien dans les pois. Les voisins, qui récoltent principalement du blé, préfèrent utiliser la machine surtout le soir et la nuit. Les trois exploitations se complémentent donc bien. Tout le grain est ensuite stocké à la ferme : un tiers à plat sur une plateforme bétonnée, et deux tiers en cellules. Pendant plusieurs années, l’exploitation a stocké du maïs humide dans une cellule spécifique équipée d’une poche étanche. Mais en 2018, la poche s’est percée. Depuis, les trois frères font donc sécher leur récolte d’automne chez un voisin, leur installation de séchage en grange n’étant pas équipée de déshumidificateur.

200 tonnes de grains transformées chaque année

La chaîne de fabrication d’aliments se compose d’une cuve mélangeuse de 2 000 l placée au-dessus d’un aplatisseur de marque Engel. L’ensemble est monté sur une plateforme surélevée, ce qui laisse de la place en dessous pour positionner le godet mélangeur du chargeur télescopique. L’aplatisseur présente deux meules légèrement striées conçues pour écraser efficacement un mélange de graines de tailles très différentes. Chez les Perrault, cet aplatisseur fonctionne depuis maintenant douze ans. L’entretien n’est pas très contraignant : les meules n’ont jamais été changées et seule la courroie d’entrainement a été remplacée depuis la mise en service de l’appareil. . Grâce à un automate qui gère les vis venant des différentes cellules, il est possible de définir une ration en intégrant le sel et les autres compléments. La préparation du mélange est programmée la veille au soir et quand l’un des associés arrive le matin, tout est prêt dans le mélangeur. Il ne reste plus qu’à commander le démarrage de l’aplatisseur. L’automate n’a en effet pas été conçu pour gérer cette fonction, mais en matière d’organisation, ce n’est pas contraignant. Le Gaec transforme ainsi 200 t de grains chaque année, dont 80 % environ pour les laitières. « Nous ne réalisons généralement pas d’analyse du méteil, car la composition est assez variable d’une parcelle à l’autre, précise Damien Perrault. La valeur est estimée selon la production de lait, la nature des bouses et l’état général des animaux. Si un manque d’énergie se fait sentir, nous augmentons la dose de maïs grain. Grâce à cette organisation, nous avons atteint notre objectif d’autonomie alimentaire sur l’exploitation. »

Denis Lehé

Voir reportage photo pages suivantes

Florian,  Damien et Sylvain Perrault distribuent quotidiennement un aliment aplati produit sur la ferme. © Denis Lehé

    • Foin : à volonté

    • Méteil : 3 kg MS/j

    • Maïs grain : 1 kg MS/j

    • Betteraves : 2 kg MS/j

Ration. Chaque jour, les 110 vaches reçoivent environ 400 kg de mélange aplati composé d’orge, d’épeautre, de triticale, d’avoine, de pois, de féverole et de maïs grain. © Denis Lehé
pu L’aplatisseur Engel, © Denis Lehé
p Le godet mélangeur distribue directement à l‘auge le grain aplati. © Denis Lehé
Grâce à cet automate, les associés programment chaque soir les quantités de grains et de minéraux à mélanger pour le lendemain. © Denis Lehé
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