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Dossier. Respecter la concentration pour couvrir les besoins

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Ludovic Ducrocq, responsable nutrition animale Bonilait

Qu’il s’agisse de vêlages à 2 ou à 3 ans, les objectifs de croissance jusqu’au sevrage sont les mêmes. Plans d’allaitement à base de poudre de lactosérum et ­programmes en un repas par jour misent davantage sur la qualité de l’aliment solide.

Quel que soit le choix de l’aliment d’allaitement, le strict respect de la concentration de la buvée des veaux est indispensable pour atteindre les objectifs de croissance. Des fournisseurs nous donnent leurs conseils.
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Quel que soit le choix de l’aliment d’allaitement, le strict respect de la concentration de la buvée des veaux est indispensable pour atteindre les objectifs de croissance. Des fournisseurs nous donnent leurs conseils.

Bonilait : la phase de démarrage est déterminante

Nous recommandons de miser sur une formule de démarrage riche en protéines laitières pendant les trois premières semaines. L’aliment d’allaitement peut alors être le support d’additifs visant à soutenir l’immunité et à stabiliser la flore digestive durant cette phase délicate. Dans un deuxième temps, on pourra choisir un aliment moins riche en protéines laitières, et donc moins cher. Comme il n’est pas toujours pratique d’utiliser deux aliments d’allaitement, on peut ajouter directement dans la buvée un complément nutritionnel durant les deux premières semaines. D’un point de vue pratique, la distribution d’un repas par jour (Once a Day) présente un intérêt pratique. La formule associe un aliment d’allaitement spécifique et un aliment concentré de qualité.

Serval : la poudre de lait écréméest plus sécurisante

Il est important de noter qu’environ 80 % des besoins alimentaires pendant la phase 0-70 jours des animaux doivent être couverts par la protéine de l’aliment d’allaitement. Avec des conditions d’élevage très variables, les aliments à base de poudre de lait écrémé (PLE) sécurisent la digestion et la performance en vue d’obtenir des croissances plus homogènes. Les aliments sans poudre de lait écrémé donneront, en moyenne, des résultats de croissance similaires.

La conformation de l’animal risque d’être un peu plus « sèche », les lots moins homogènes et plus lents au démarrage. À niveau de performances égales, on observe régulièrement une consommation supérieure d’aliments d’allaitement avec ces formules.

Denkavit : adapter la buvée au volume de la caillette

Il est souvent admis que les aliments à base de PLE sont plus sécurisants. Les veaux ont en effet un aspect plus fleuri et les diarrhées légères sont masquées par une meilleure consistance des fèces. Mais les tests réalisés en élevage montrent que les poudres de lactosérum sont, au contraire, plus sûres en situation sanitaire délicate. Cela en raison d’une digestion rapide qui limite le risque de multiplication des pathogènes dans le tube digestif. Les deux produits permettent les mêmes niveaux de croissance, à condition de respecter la concentration des buvées, c’est-à-dire les apports protéiques et énergétiques nécessaires à une croissance optimale (800 à 900 g de GMQ). Le plan classique en bonnes conditions est de monter progressivement jusqu’à 750 g de poudre/jour, avec deux repas de 3 litres à trois semaines. Rien n’est figé. La concentration peut augmenter si la température est inférieure à 10 °C (+ 10 %). On peut aussi passer à 3,5 litres, voire 4 litres par repas avec des veaux de gros gabarit. À l’éleveur d’être vigilant, car de trop gros volumes peuvent occasionner des diarrhées, visibles que plusieurs jours après. Cela est valable pour les gros veaux de races mixtes, dont la caillette n’est pas plus volumineuse que celle d’une holstein.

CCPA : compenser une faible ingestion par la qualité

La qualité et l’appétence du concentré sont d’autant plus importantes que le plan d’allaitement est à base de poudre de lactosérum ou en un repas/jour. Au démarrage, un aliment starter avec de l’amidon prédigéré est alors intéressant, à un moment où l’ingestion d’aliment solide est très limitée. Le lait entier pourra être enrichi avec des compléments en oligoéléments et vitamines. Par ce biais, on va aussi pouvoir apporter des antioxydants et des noyaux pour faciliter la digestion de la matière grasse du lait entier.

Jérôme Pezon
Olivier Morel, responsable de produit Serval
Emmanuel Germain,
Valentine Auroy,
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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