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Dossier. « Pour valoriser l’herbe, on ne sature pas le robot »

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530 000 l/double box. Un an et demi après sa mise en route, le robot a permis de gagner 500 litres de lait par vache. Les éleveurs apprécient la souplesse.

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Dans la perspective de l’installation de leur fils Kilian, aujourd’hui salarié sur l’exploitation, Sylvie et Olivier Pottier ont réfléchi avec lui à l’évolution de la traite. Âgée de 40 ans, la salle de traite 2 x 4 sans décrochage automatique ne pouvait être agrandie, faute de place. Si Sylvie aimait traire, ce n’était pas le cas de Kilian. L’option du robot s’est imposée d’autant plus facilement qu’il était possible de l’installer dans le bâtiment existant. « Nous avons fait des devis pour une étable neuve, mais c’était trop cher », précise Olivier.

Deux cents jours de pâturage par an

Engagés dans la démarche Appel des Prés avec Lactalis, les éleveurs ne pouvaient pas réduire le pâturage. Le cahier des charges impose que les vaches sortent au moins six heures par jour, deux cents jours par an. En contrepartie, une plus-value variable de 25 €/1 000 l en moyenne est versée.

Un an avant l’arrivée du robot, l’aire paillée a été transformée en logettes afin d’augmenter l’espace disponible. Les éleveurs ont choisi un robot Boumatic d’occasion avec un bras robotisé et deux stalles. Ils l’ont mis en route en juillet 2019, en pleine canicule. Un moment difficile pour les éleveurs comme pour les animaux.

Les vaches pâturent de mars à novembre. La première année, en début de saison, les éleveurs faisaient sortir le matin celles qui avaient été traites dans les douze dernières heures. Ils ont installé une porte de tri en juillet 2020 pour gérer les flux. Au printemps, les vaches entrent et sortent librement, pour peu qu’elles soient passées à la traite sept heures avant pour celles qui sont en début de lactation ou douze heures avant pour celles qui approchent du tarissement. Toutes passent obligatoirement par le robot en rentrant. Elles sont nourries à l’auge à 10 h 30 et à 17 h, ce qui les incite à revenir. Même au printemps, quand l’herbe est abondante, les vaches reçoivent au moins 4 kg de MS de maïs. Les betteraves sont distribuées quotidiennement jusqu’à fin juin. La complémentation au robot se compose d’un mélange à parts égales de tourteau de colza tanné et d’un aliment de production (VL3). Pour les attirer au pâturage, les éleveurs gèrent au fil avant. Elles ont donc toujours de l’herbe fraîche. Des abreuvoirs sont disposés dans les parcelles. « On remarque que les entrées de champ sont moins abîmées qu’avant, souligne Kilian. Les vaches sont libres d’aller et venir. Elles ne piétinent plus. » Mais certains chemins en contrebas des parcelles sont boueux. Or, la propreté des mamelles est cruciale en traite robotisée.

Avec ce régime, et alors que l’élevage n’est pas encore en vitesse de croisière, la production laitière a gagné 500 kg/vache. En hiver, la ration se compose d’ensilage de maïs (7,5 kg MS), d’ensilage de luzerne (3,5 kg), d’ensilage d’herbe (3 kg) et de betterave (3 kg). Ils ajoutent 2 kg de colza dans la mélangeuse. La production moyenne s’élève alors à 26 kg de lait par vache contre 25 au printemps.

Diminuer l’effectif pour réduire la pression azotée

Les éleveurs cherchent à produire leur référence avec le moins possible de bêtes. Réduire l’effectif permet bien sûr d’alléger le travail. Mais cela diminue aussi la pression sur l’azote. L’élevage engraisse des porcs (400 places) et doit exporter du lisier.

Jusque-là, il manquait environ 30 000 l de lait pour atteindre la référence. Mais cette année, grâce au robot, le volume sera atteint. Sa mise en service a accentué les réformes. L’élevage avait des génisses et aujourd’hui, le troupeau est jeune. La production va augmenter au fur et à mesure qu’elles entreront en deuxième lactation. De plus, les éleveurs ont tendance à augmenter un peu la part des prim’holsteins par rapport aux normandes pour profiter de leur productivité laitière.

Le système choisi apporte de la souplesse. Le robot n’est pas saturé, les éleveurs non plus. Olivier passe vers 22 h 30 pour vérifier que tout se déroule bien et ensuite, les éleveurs décrochent. Ils ne se lèvent pas la nuit pour intervenir au robot. « Je coupe mon portable le soir », précise Kilian. Mais il n’y a jamais eu de problème. Le robot fonctionne bien et le concessionnaire (Lacta-Traite Lacta-Proflex) est réactif quand c’est nécessaire.

Chaque stalle tourne à peu près à 50 %. La répartition des vêlages n’est donc pas un problème. Les éleveurs constatent qu’ils ont tendance à tarir les vaches plus vite qu’avant. Quand la production faiblit, ils préfèrent éviter qu’elles occupent les stalles.

Un an et demi après la mise en route du robot, les éleveurs sont satisfaits mais ils ont encore des points à améliorer. Des chemins d’accès au pâturage ont été aménagés. « On a posé des dalles de béton ferraillé de 14 cm d’épaisseur sur un lit de sable recouvert d’un géotextile », explique Olivier. Mais il reste encore quelques mauvais chemins qui abîment les pieds des vaches. Ils seront progressivement refaits, ce qui permettra d’allonger encore la saison de pâturage tout en limitant les problèmes de pattes et le salissement des mamelles.

Les éleveurs veulent aussi réduire le taux de renouvellement. « On élève toutes les génisses. Les primipares représentent 40 % du troupeau. On envisage de les génotyper pour mieux les trier », explique Kilian. La reproduction peut aussi être améliorée. Avec les logettes, les vaches expriment moins les chaleurs. Les éleveurs ont investi dans des colliers et sont confiants dans leurs chances de progresser. Dans la perspective de l’installation de Kilian, ils aimeraient augmenter leur surface pour disposer d’un meilleur plan d’épandage. Cela permettrait aussi d’augmenter l’autonomie en protéine et en paille. Mais le marché du foncier est tendu localement. Produire davantage n’est pas prévu. Car ils veillent à contenir le coût de la transmission et la charge de travail à venir.

Pascale Le Cann
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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