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« On mélange trois races et nos vaches nous plaisent »

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Herbagers et récemment passés en bio, Marilyn et Philippe croisent tout leur troupeau depuis 2009. Ils ont obtenu les vaches résistantes et rentables qu’ils recherchaient.

Marilyn L’Helguen et Philippe Bouard travaillent ensemble sur un élevage herbager dans le sud du Finistère. Membres du groupe animé par Isabelle Pailler de la chambre d’agriculture, ils ont participé à un voyage en Angleterre en 2009. Ce fut un déclic. « Nous avons vu de très beaux troupeaux de 250 à 600 vaches croisées au pâturage. » Ces petites vaches multicolores et robustes avaient de bonnes...
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Marilyn L’Helguen et Philippe Bouard travaillent ensemble sur un élevage herbager dans le sud du Finistère. Membres du groupe animé par Isabelle Pailler de la chambre d’agriculture, ils ont participé à un voyage en Angleterre en 2009. Ce fut un déclic. « Nous avons vu de très beaux troupeaux de 250 à 600 vaches croisées au pâturage. » Ces petites vaches multicolores et robustes avaient de bonnes pattes et produisaient un lait riche en taux. Les éleveurs ont été impressionnés aussi de voir la qualité des aménagements réalisés pour développer le pâturage. « On a vu des chemins confortables, des réseaux d’eau bien conçus et une excellente conduite de l’herbe. »

Trois races pour apporter de nouveaux gènes

Comme une dizaine de membres du groupe, Philippe et Marilyn ont réfléchi au croisement dès leur retour. Ils avaient un troupeau composé de holsteins et de pies rouges sélectionnées sur les taux et les fonctionnels. « On avait du mal à choisir les taureaux car les meilleurs du catalogue étaient tous apparentés. On cherchait de la diversité. » Les éleveurs ont divisé leur troupeau en trois groupes inséminés avec trois races différentes. Ils ont choisi la jersiaise pour le lait, les taux et la petite taille. La rouge scandinave a été retenue pour la résistance aux maladies. Enfin, la holstein néo-zélandaise est venue pour réduire la taille, améliorer les membres et maintenir le lait. La première géné­ration s’est révélée très hétérogène, surtout pour la taille. Mais les veaux, très vifs, poussaient bien. Les accouplements suivants ont été faits de manière à n’avoir, à terme, que des vaches issues des trois races. Désormais, ils sont réfléchis individuellement.

En dix ans, un troupeau homogène en morphologie

Dix ans après, le troupeau est toujours hétérogène dans la couleur, mais les animaux se ressemblent sur le plan de la morphologie : un gabarit léger avec de bons membres. Les problèmes sanitaires sont rares et les vêlages très faciles. Les vaches réagissent bien aux variations alimentaires, quand l’été assèche les pâtures. « C’est exactement ce que l’on recherchait. » Parce qu’ils sont dans une région séchante, les éleveurs ont opté pour un groupage des vêlages de septembre à janvier. « En fonction de la pluviométrie, le silo de maïs est fermé de deux à quatre mois entre mai et août. » Seules les génisses sevrées avant le 15 décembre sont conservées. Les vaches vêlant après cette date sont inséminées en race à viande. Les génisses vêlent à 2 ans. Elles sont élevées à l’herbe la deuxième année sur un second site éloigné de la ferme. Pour simplifier le travail et assurer la reproduction, les éleveurs mettent deux taureaux dans le groupe.

« Nous devons revoir la stratégie de renouvellement »

« On choisit deux mâles issus du troupeau pour une saison. » Le groupe rentre dès que la première a vêlé. Les veaux de ces génisses restent dans le troupeau s’ils sont dans le type recherché. Les éleveurs sont pleinement satisfaits de leur troupeau. Les frais vétérinaires se limitent à 6,37 €/vache et le coût alimentaire s’établit à 88 € (en conversion bio). Le taux de réussite à la première IA est de 60 % pour les vaches et l’IVV est de 365 jours. Certes, les veaux (87 €) et les réformes (507 €) ne se vendent pas bien, surtout avec du sang jersiais.

« On élève quelques mâles chaque année et on vend la viande en direct. Ça compense un peu. » Mais ils constatent qu’ils ont du mal à réformer car les vaches n’ont pas de problèmes. Ils réfléchissent à leur stratégie de renouvellement.

Le passage en bio s’est fait naturellement, le système établi en étant très proche. « Nous faisons des économies sur tout et certains nous le reprochent. Mais on travaille pour gagner de l’argent. Et ça marche », affirme Philippe.

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