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Dossier. « Même si nous nous connaissions déjà, travailler étroitement en groupe est une nouvelle étape »

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Réunis dans la SAS Biogaz Iton, les huits associés espèrent un lancement début 2023

Dans l’Eure, huit éleveurs, polyculteurs-éleveurs et céréaliers bâtissent depuis 2019 un projet de méthanisation. Ils apprennent à mieux se connaître au fil des échanges très fréquents.

Ils sont huit agriculteurs. Ils sont éleveurs laitiers, polyculteurs-éleveurs de volailles sous label ou céréaliers. Leurs fermes ou a minima plusieurs de leurs parcelles sont voisines sur la commune de Cintray (Eure). Et surtout, si tous ne se connaissaient pas avant la création de leur groupe de méthanisation il y a presque deux ans, ils avaient un lien avec les uns ou les autres, que ce soit familial ou en entraide professionnelle (groupement d&rsquo...
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Ils sont huit agriculteurs. Ils sont éleveurs laitiers, polyculteurs-éleveurs de volailles sous label ou céréaliers. Leurs fermes ou a minima plusieurs de leurs parcelles sont voisines sur la commune de Cintray (Eure). Et surtout, si tous ne se connaissaient pas avant la création de leur groupe de méthanisation il y a presque deux ans, ils avaient un lien avec les uns ou les autres, que ce soit familial ou en entraide professionnelle (groupement d’employeurs pour un maçon, irrigation, travaux des champs)… ou les deux. Pour les rassembler, il a fallu une cheville ouvrière, Nicolas Pichot. « Nicolas nous a contactés un par un pour nous faire part de son idée d’un investissement collectif », se souviennent Antoine Thibault (régulièrement dans notre rubrique Chez vous), Gérard Ghekière, Frédéric Caroit, Florian Delporte et Franck Lizot, interviewés par visioconférence (photo). La principale raison : un revenu supplémentaire via cette diversi­fication.

« Notre petit groupe facilite la communication »

Les huit nouveaux associés veulent jouer à plein les deux cartes complémentaires de leurs exploitations : déjections animales et cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive). Ils s’accordent également sur le lieu d’implantation du méthaniseur et sur les règles d’adhésion au projet : à Cintray, avec des agriculteurs résidant ou cultivant sur la commune. « Rayonner au-delà de ce territoire aurait constitué un groupe plus important, ce que nous ne souhaitions pas pour faciliter notre communication et prendre toutes les décisions ensemble à la majorité, dit Antoine Thibault. Cela signifiait aussi beaucoup plus de transports. » Ils ne regrettent pas car le projet doit avancer vite pour éviter la baisse des tarifs d’achat de biométhane annoncée par l’État en 2019. La SAS Biogaz Iton est née en novembre 2019, soit huit mois après leurs premiers échanges. Le contrat de quinze ans est signé en février 2020 pour une mise en route en mi-2022. « Nous avons créé un groupe WhatsApp et une adresse email partagée. Nous nous rencontrons aussi une fois par semaine. Nous avons la chance que l’un d’entre nous ait une grande salle. C’est très utile en cette période de Covid-19. »

« Personne ne tire la couverture à soi »

Au fil de ces échanges réguliers, les associés apprennent à mieux se connaître et à identifier leurs centres d’intérêt et leurs compétences. Ils en tiennent de plus en plus compte dans la répartition des missions. « Revenu supplémentaire, valorisation des effluents­, Cive pour diversifier l’assolement, digestats en vue d’une conversion bio, etc., nous avons tous un intérêt personnel, ajoute Franck Lizot, mais nous voulons aussi tous la réussite du projet. » Conscients tout de même de leurs limites, ils se font accompagner par un bureau d’études (CERFrance 27). Ils veillent aussi à y associer les conjoints non agriculteurs. « Nous y passons beaucoup de temps. Il est important qu’ils comprennent et acceptent ce que nous faisons. »

claire hue

Un site vient d’être créé : https//biogaziton.jimdosite.com

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