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Dossier. « Le robot d’alimentation, un confort abordable »

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Sarah et Laurent Le Goaller ont investi dans un robot Lely Vector en 2016. © D.G.

Après le robot de traite, le robot d’alimentation allait de soi. Il a permis des gains de productivité importants et de la souplesse dans le travail, mais c’est un outil qui demande de l’attention pour être maîtrisé.

Sarah et Laurent Le Goaller se sont équipés d’un robot d’alimentation Lely Vector en décembre 2016. Précédemment, ils nourrissaient le cheptel avec une remorque mélangeuse, à vis horizontales, achetée en 1996. Un matériel à renouveler, tout comme le tracteur-chargeur de 1987 qui y était attelé. « Il fallait faire un choix : repartir sur le même schéma tracteur-mé...
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Sarah et Laurent Le Goaller se sont équipés d’un robot d’alimentation Lely Vector en décembre 2016. Précédemment, ils nourrissaient le cheptel avec une remorque mélangeuse, à vis horizontales, achetée en 1996. Un matériel à renouveler, tout comme le tracteur-chargeur de 1987 qui y était attelé. « Il fallait faire un choix : repartir sur le même schéma tracteur-mélangeuse, passer à une mélangeuse automotrice ou tout autre chose avec un robot d’alimentation », explique Laurent. Une visite au Gaec de l’Épinay, à Guer, utilisateur d’un Lely Vector depuis 2012 (voir L’Éleveur laitier de décembre 2013), va aider à la réflexion.

«  Je m’étais fixé un budget maximal de 150 000 €  »

« Ma première réaction a été : “Je n’en veux pas chez moi.” Le bol mélangeur me paraissait petit et il n’était pas question que je construise un nouveau bâtiment pour y intégrer la cuisine. Je m’étais fixé un budget maximal de 150 000 €. » Une étude de faisabilité du Lely Center de Pontivy a su convaincre les éleveurs qui, par ailleurs, sont utilisateurs de deux robots de traite Lely depuis 2005.

« Nous sommes très proautomatisation pour soulager la charge de travail. La traite robotisée nous donne entièrement satisfaction et nous maîtrisons bien les logiciels. À l’inverse, nous n’avons aucune qualité pour gérer de la main-d’œuvre salariée. D’où le choix du robot d’alimentation qui a aussi contribué à ma venue sur l’exploitation en 2017 », précise Sarah, qui occupait précédemment un emploi de salariée dans l’agroalimentaire. La cuisine a été installée à moindres frais à l’extrémité du bâtiment des jeunes génisses et occupe 150 m2. Les silos d’ensilage et les silos de concentré existants n’ont pas bougé. Laurent a eu seulement quelques travaux de maçonnerie à réaliser pour aménager le chemin du bol mélangeur et installer sa base dans le bâtiment. Au final, le budget s’est établi à 160 000 €. « Un prêt qui se terminait en 2017 a fait que l’annuité n’a pas bougé. »

Sept distributions par jour

Le Lely Vector a modifié un peu la ration. Exit l’enrubannage à brins longs au profit de l’ensilage d’herbe. La paille incorporée doit aussi être broyée. Le robot alimente deux lots, celui des génisses et des taries, et celui des vaches en lactation. Pour ces dernières, il assure en moyenne sept distributions par 24 heures. Le bol mélangeur se met en mouvement toutes les quatre-vingt-dix minutes pour les vaches et toutes les deux heures pour les génisses. Il repousse le fourrage dans l’auge et si son capteur constate une hauteur de fourrage inférieure à 7 cm (programmée par l’éleveur), il enclenche une nouvelle distribution. La capacité du bol est annoncée par Lely à 10 tonnes par jour. Chez Sarah et Laurent, il ne distribue que 6 tonnes et cesse de fonctionner entre minuit et 5 heures. « L’outil demande une période d’adaptation pour être parfaitement maîtrisé. Après dix-huit mois d’utilisation, je ne dirais pas que j’ai gagné énormément en temps de travail, mais plutôt en souplesse. Car il faut toujours débâcher les silos et alimenter la cuisine avec les blocs d’ensilage. Comme pour un robot de traite, il demande une certaine attention : nettoyer les capteurs, faire parfois des “restes”, etc. Mais je n’utilise plus le tracteur le dimanche, ce qui est déjà très agréable. Ajoutons aussi les frais d’entretien qui ne sont pas négligeables  : environ 2 100 € par an, pièces de rechange non incluses. En revanche, la consommation d’électricité est raisonnable : 2 €/jour. »

« L’important est d’avoir bien pensé l’installation au départ »

Laurent insiste aussi sur la nécessité d’avoir des bétons parfaits sur le trajet du bol, la distance est de 450 m entre la base et l’auge des vaches laitières. « En période de verglas ou de forte humidité, il peut arriver qu’il perde sa route, mais c’est exceptionnel et sans conséquence. L’important est d’avoir bien pensé l’installation au départ. » Ici, un cycle du robot dure cinquante minutes (vingt-cinq minutes pour le chargement et autant pour la distribution). Les éleveurs assurent qu’il n’y a aucune perte de fourrages dans la cuisine et constatent l’absence totale de refus dans les auges. « Nous avons une précision au kilo près des quantités distribuées chaque jour. Mais avec ce type de machine, il faut assurer au niveau des stocks de fourrage. »

Quant aux gains de production, ils ont été spectaculaires : 1 000 kg par vache en un an et un point de TB et de TP, cela sans un kilo de concentré supplémentaire. « Je n’y croyais pas au départ, mais force est de reconnaître que nous avons beaucoup progressé sur l’efficacité alimentaire de la ration. Le robot d’alimentation est particulièrement adapté au système en zéro pâturage et pour des éleveurs déjà équipés d’un robot de traite. »

Dominique Grémy
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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