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Dossier. « Le broyeur de la Cuma passe sur notre ferme tous les 28 jours »

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Nicolas Perrichon, Clément et André Granottier, les trois membres du Gaec, estiment que le broyeur mélangeur de la Cuma est une solution pratique et économique. © Denis Lehé

Le Gaec Pernotier, installé dans la Loire, est l’une des 140 exploitations adhérentes à la prestation de broyage et de mélange d’aliments de la Cuma des Monts du Lyonnais. Grâce à une organisation rodée, l’exploitation transforme entre 8 et 10 tonnes de céréales toutes les quatre semaines.

«Cela fait trente ans que je fais appel aux services de la Cuma des Monts du Lyonnais pour broyer les céréales que je donne aux vaches, raconte André Granottier, éleveur installé en Gaec, à Marcenod (Loire). La machine possède un bon débit car en moins d’une demi-journée, nous préparons 8 à 10 t d’aliments, qui se conservent ensuite pendant plusieurs semaines sans problème particulier. La tourné...
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«Cela fait trente ans que je fais appel aux services de la Cuma des Monts du Lyonnais pour broyer les céréales que je donne aux vaches, raconte André Granottier, éleveur installé en Gaec, à Marcenod (Loire). La machine possède un bon débit car en moins d’une demi-journée, nous préparons 8 à 10 t d’aliments, qui se conservent ensuite pendant plusieurs semaines sans problème particulier. La tournée est planifiée, et le chauffeur de la Cuma revient généralement tous les 28 jours. » Grâce à cette prestation, le Gaec transforme chaque année environ 110 t de grains, dont 70 à 80 t sont produites sur les parcelles de l’exploitation. Les associés cultivent une quinzaine d’hectares de céréales à paille : de l’orge, ainsi que des mélanges céréaliers composés de blé, triticale et seigle. La récolte est assurée par une ETA locale. La collecte est ensuite stockée sur la ferme et broyée tout au long de la saison.

Trois types d’aliments

« L’organisation du chantier est assez simple, détaille Nicolas Perrichon, également membre du Gaec. Avant l’arrivée de la machine, nous préparons deux bennes : une avec nos céréa­les, l’autre avec du maïs grain acheté chez un négociant local. Ensuite, le chauffeur s’organise tout seul pour remplir son broyeur et faire les mélanges que nous lui avons indiqués. L’un de nous reste généralement avec lui, notamment pour fournir les sacs de minéraux et pelleter ce qui reste dans le fond des remorques. »

Le Gaec fabrique ainsi trois types d’aliments. Le premier est un mélange de céréales et de maïs grain, complété par du bicarbonate de sodium. Il est stocké à plat sur une plateforme abritée et est incorporé tous les jours dans la ration distribuée par la mélangeuse. Le deuxième produit ne comprend que des céréales de la ferme et des minéraux. Il est destiné au DAC. Le troisième aliment est pour les génisses, les associés ajoutent des tourteaux de soja en complément des céréales broyées. Le chauffeur dispose de plusieurs grilles avec des trous de différents diamètres. Il choisit la grille selon la finesse de broyage recherchée et s’adapte aussi au taux d’usure des marteaux.

Une solution abordable

« Cette prestation nous revient à environ 16 €/t. Ce prix englobe tout : le matériel, le carburant, le chauffeur de la Cuma et l’usure des pièces, précise Clément Granottier, le fils d’André, également membre du Gaec. Avec un matériel individuel installé en fixe sur l’exploitation, la transformation des céréales nous reviendrait sans doute plus cher et serait aussi plus compliquée à gérer en termes de logistique. Ce service est donc intéressant, et sa mise en place ne nous a pas demandé d’adaptations contraignantes sur l’exploitation. »

Denis Lehé
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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