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Dossier. « L’automate avait le prix de revient journalier le plus faible »

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Sylvain © D.L.

En 2015, Sylvain Lescop a installé un robot d’alimentation Kuhn monté sur un rail suspendu. L’éleveur recherchait un équipement simple, avec peu de frais de fonctionnement.

«En 2015, le robot d’alimentation est arrivé sur l’exploitation, se souvient Sylvain Lescop, installé en individuel à Muzillac (Morbihan). À l’époque, la structure était différente, car j’étais en Gaec avec un projet d’augmentation du nombre de laitières. Il fallait trouver de la place pour loger tout le troupeau et investir dans un nouveau matériel de distribution du fourrage. » Il ...
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«En 2015, le robot d’alimentation est arrivé sur l’exploitation, se souvient Sylvain Lescop, installé en individuel à Muzillac (Morbihan). À l’époque, la structure était différente, car j’étais en Gaec avec un projet d’augmentation du nombre de laitières. Il fallait trouver de la place pour loger tout le troupeau et investir dans un nouveau matériel de distribution du fourrage. » Il étudie alors toutes les options : achat d’une mélangeuse derrière tracteur, investissement dans une automotrice d’occasion ou pose d’un robot d’alimentation. Très rapidement, son choix se porte sur la troisième option. Il opte alors pour un modèle TKS de chez Kuhn.

Un couloir de 2,30 m

Le wagonnet est suspendu à un rail lui-même fixé sur une structure métallique en IPN. Il est alimenté par le secteur grâce à une main courante électrique longeant le rail. Ce fut l’un des critères de choix, car l’éleveur ne voulait pas de modèle à batteries­, craignant qu’elles ne s’usent trop rapidement. Le faible encombrement de ce robot a également été déterminant puisque Sylvain Lescop a réduit la taille du couloir d’alimentation à seulement 2,30 m, contre 5,30 m auparavant. L’espace ainsi gagné lui a évité d’agrandir la stabulation. Il a aménagé des logettes sur une zone auparavant dédiée au stockage. Tous les animaux sont ainsi logés de part et d’autre du couloir d’alimentation. Le parcours est rectiligne, le robot se déplace en allers et retours, distribuant à droite ou à gauche. « La cuisine se situe à l’extrémité du hangar, précise­-t-il. J’ai deux silos avec des vis automatiques pour les compléments azotés et un caisson équipé d’un démêleur pour la fibre sèche comme la paille, l’enrubannage ou le foin. Un peu plus loin, se trouvent deux autres caissons de 20 m3 pour l’ensilage d’herbe et de maïs. Généralement, je les charge le lundi et le jeudi. Cela me prend moins d’une heure à chaque fois, car les silos sont juste en face des réserves. J’utilise une pince coupe-cube pour ne pas déstructurer l’ensilage. Le robot nourrit les 70 laitières ainsi qu’une soixantaine de génisses. En tout, je gère huit rations différentes. Tout se pilote depuis l’écran du wagonnet, mais je retrouve aussi les mêmes menus sur mon téléphone. » Le wagonnet est monté sur quatre pesons et va chercher les aliments un à un au niveau des zones de stockage. Chaque ingrédient est déposé par couches, à la manière d’un sandwich. Contrairement à beaucoup de ses concurrents, le robot Kuhn ne mélange pas la ration avant la distribution, mais pendant : le fond mouvant pousse l’ensemble vers un gros tambour démêleur qui prend toutes les couches d’un coup et les brasse avant de les faire tomber sur le tapis.

Un investissement compensé par le gain de place

Les minéraux sont stockés dans deux petites cuves spécifiques sur le wagonnet. Ils sont intégrés à la ration grâce à des doseurs volumétriques suffisamment précis pour répartir 1 kg de matière sur une longueur de 50 m. « Le mélange est très satisfaisant, souligne l’éleveur. Ce principe est également économique, car les robots qui ont un bol mélangeur ont besoin de beaucoup d’énergie. Le mien, en revanche, ne me coûte que 1,30 à 1,40 € d’électricité par jour, c’est un gros atout. » Après bientôt cinq années d’utilisation, l’éleveur ne regrette pas son choix. L’investissement a été en partie compensé par le gain de place au niveau du bâtiment. L’exploitation a aussi bénéficié, à l’époque, d’une aide PCAE (plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles). La principale contrainte fut d’installer la structure métallique supportant le rail. Très bricoleur, Sylvain Lescop réalise aussi toute la maintenance. Il estime que les pièces lui coûtent entre 300 et 500 € par an.

« Les autres éleveurs sont surpris par ce couloir très étroit où l’on ne peut plus passer en tracteur, ajoute-t-il. Je leur réponds que je n’ai jamais été en panne et que le troupeau a toujours eu à manger. Certains s’étonnent aussi de voir l’auge vide. Mais c’est normal, car mes laitières reçoivent douze repas par jour. Je n’ai que 60 places de cornadis pour 70 vaches. Pourtant, elles se concurrencent beaucoup moins qu’avant, y compris quand elles sortent de la salle de traite ou reviennent du pâturage. J’ai très peu de refus à éliminer, et je n’ai pratiquement plus de problème d’acidose comparé à mon ancien système, où je distribuais deux grosses rations par jour. »

Denis Lehé

Reportage photo page suivante.

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