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Dossier. L’approche globale du vétérinaire est sécurisante et formatrice

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Niches extérieures. Ce choix correspond aussi à un conseil prodigué par Jean-Marc Heliez, le vétérinaire © D.G.

Au Gaec du Menhir, il n’y a que le vétérinaire consultant qui assure un suivi global du troupeau. Avec, à la clé, de belles performances technico-économiques pour des éleveurs extrêmement motivés.

En 2017, Valentin Février s’est installé, avec deux challenges à relever : doubler la production laitière – de 500 000 à 1 million de litres –, et faire fonctionner deux robots de traite dans le bâtiment. Ce fut l’occasion de remettre à plat les offres de service sur l’exploitation. « Je recherche de la compétence, de la réactivité et un conseil indépendant. »...
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En 2017, Valentin Février s’est installé, avec deux challenges à relever : doubler la production laitière – de 500 000 à 1 million de litres –, et faire fonctionner deux robots de traite dans le bâtiment. Ce fut l’occasion de remettre à plat les offres de service sur l’exploitation. « Je recherche de la compétence, de la réactivité et un conseil indépendant. » Exit, donc, le centre de gestion qui fournit des bilans comptables six mois après la clôture. La structure indépendante Agrigestion apporte désormais l’expertise attendue en comptabilité, gestion et fiscalité. C’est par son intermédiaire que Valentin a rencontré Jean-Marc Heliez, vétérinaire dans le réseau Chêne Vert Conseil. « Mon père, Vincent, se satisfaisait du contrôle laitier simplifié pour conduire le troupeau à un très bon niveau. Moi, je souhaitais être accompagné techniquement dans mon projet d’installation. J’ai commencé par demander un audit à Jean-Marc, pour voir comment nous pourrions travailler ensemble. Dès le premier rendez-vous, ça a matché entre nous. J’ai décidé de signer sans même parler de tarifs. »

Jean-Marc Heliez propose aux éleveurs deux niveaux de suivi. D’une part, un module qui se limite à la nutrition et à la conduite d’élevage. Cela se résume aux conseils d’un nutritionniste (améliorer les performances techniques et réduire les coûts alimentaires), avec, par exemple, une visite tous les trois mois. D’autre part, la gestion globale du troupeau, une approche plus complète où s’ajoutent la prévention santé et le suivi reproduction du troupeau. Cela impose une visite par mois, qui dure entre deux et trois heures. C’est l’option choisie par le Gaec du Menhir. Les éleveurs disposent aussi d’une hotline pour appeler Jean-Marc quand ils le souhaitent. « En tant que JA, je suis encore en apprentissage, c’est donc très rassurant. J’appelle Jean-Marc une à deux fois par mois, et ses visites sont autant d’heures de formation. J’apprends énormément car nous échangeons beaucoup », explique Valentin. Les visites de Jean-Marc commencent par les diagnostics de gestation dès 30 jours après IA. En cas de retard, un protocole d’induction des chaleurs a été défini. S’enchaîne le contrôle des post-partum­ (involution utérine, métrite, observation des bouses, état corporel, détection de cétose, etc.). Les éleveurs présentent aussi toutes les vaches qui leur paraissent douteuses, celles qui ont chuté en lait, par exemple.

« Optimiser l’expression du potentiel laitier »

« Nous avons recadré nos pratiques sur toutes les classes d’âge et tous les stades : jeunes veaux, génisses, taries et débuts de lactation », poursuit Valentin. Quelques exemples : le plan lacté des veaux a été boosté (4 l et 1,1 kg de poudre de lait/jour dès la 2e semaine). Les génisses reçoivent un mash fermier jusqu’à 6 mois, avec un objectif de 230 kg. « C’est un levier puissant pour optimiser l’expression du potentiel laitier dès la première lactation. »

La ration des laitières est calée à 37 l/jour avec, comme concentrés au robot, en moyenne 2,7 kg de tourteaux 70/30 semi-tannés minéralisé à 5 %, et 1,4 kg d’orge aplatie. « Nous sommes autonomes en énergie, avec un coût alimentaire de 115 €/1 000 l, taries et génisses comprises, pour 11 000 kg produits par vache. L’accompagnement à la mise en route au robot a été crucial, notamment sur les soins des pattes. Le pédicure passe chez nous tous les trois mois. Et Jean-Marc nous a aussi convaincus de rajeunir le troupeau en réformant davantage sur une période délimitée. Tous ces éléments font que nous sommes passés en production de 30 à 37 kg/jour », assurent les éleveurs. Le robot de traite facilite grandement le suivi du troupeau car Jean-Marc a accès à distance à toutes les données du logiciel. Il peut ainsi réagir rapidement aux questions des éleveurs.

« Nous sommes en mode veille sur le nombre de cellules »

Valentin et Vincent ont dû faire face à une flambée de mammites après le démarrage du robot. Rien de dramatique, mais le fait d’avoir moins réformé pour agrandir le troupeau a augmenté le nombre d’infectées chroniques. Une dizaine d’analyses bactériologiques pour identifier le germe dominant et un traitement de première intention réajusté en conséquence ont permis de résoudre rapidement l’incident. « Aujourd’hui, avec une moyenne de 160 000 cellules toutes vaches dans le tank, nous sommes en mode veille sur ce critère. »

En deux ans, la moyenne économique du troupeau est passée de 10 000 kg à 11 000 kg par vache avec un système alimentaire plus économe, tout en améliorant les performances de reproduction (54 % de réussite en 1re IA pour le troupeau adulte). Ont-ils d’autres axes de travail avec Jean-Marc ? « Nous cherchons ensemble à améliorer la qualité du colostrum. Nous avons eu quelques problèmes de diarrhées sur les veaux avec de la crypto­sporidiose. Un protocole sanitaire est en cours pour le résoudre. Les GMQ de plus de 1 kg/jour sur les veaux ne sont pas encore atteints. La ration des taries est aussi perfectible­. Enfin, il faut limiter le stress thermique estival : nous avons perdu 10 kg/VL en vingt-quatre heures, cet été. Des ventilateurs seront installés­ au printemps. »

Le suivi mensuel de Jean-Marc Heliez coûte au Gaec 3 000 € par an, soit 3 €/1 000 l de lait. Les éleveurs évaluent-ils le retour sur investissement de ce service ? « Je ne le calcule pas car je sais que je suis très largement gagnant. Le juge de paix reste le résultat économique. Tous les ans, je réunis Agrigestion et Jean-Marc pour faire le lien entre les choix techniques et les performances économiques. Cela nous permet d’orienter nos actions. C’est ainsi que la recherche d’une autonomie protéique par les fourrages produits a montré son défaut de rentabilité », explique Valentin.

Excepté à Chêne Vert Conseil et Agrigestion, le Gaec adhère-t-il à d’autres services ? « Pour les productions végétales, nous appartenons à un groupe animé par Ter Qualitechs, un conseil indépendant, qui nous aide sur l’agronomie, le choix des variétés et des phytos, les appels d’offres, etc. J’ai fait appel au conseiller bâtiment de la chambre d’agriculture et bien sûr à notre vétérinaire sanitaire pour les interventions en médecine et chirurgie. »

Dominique Grémy
« J’ai toujours une démarche technico-économique  »

« Après avoir exercé plusieurs années en médecine et chirurgie en clientèle rurale, j’accompagne, depuis 2012, 70 éleveurs laitiers au sein du réseau Chêne Vert Conseil, avec une approche globale : alimentation­, conduite d’élevage, reproduction, médecine de troupeau… Avec l’éleveur, nous nous fixons des objectifs­, techniques et économiques. Cela peut être d’augmenter la productivité, diminuer le coût alimentaire, baisser l’incidence des troubles sanitaires etc. Je regarde tout ce qui peut freiner l’expression du potentiel, mais toujours avec une approche technico-économique. À chaque visite, je surveille le coût alimentaire, le coût de concentré et la marge sur coût alimentaire. J’utilise les données des automates ou celles d’un contrôle laitier simplifié, via un logiciel de gestion de troupeau. Je demande toujours un bilan génétique, voire un génotypage, pour savoir d’où nous partons. Mon rôle est aussi de coacher les éleveurs ou les salariés sur des pratiques qu’ils souhaitent acquérir ou perfectionner : parage, IAPE, etc. Mon service coûte entre 2 et 4 €/1 000 l par an, en fonction du type de prestation et de la taille du troupeau. »

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