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Dossier. « J’ai réduit les réformes dues aux problèmes de cellules »

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, indique Géry Standaert. © J.Pezon

En s’appuyant sur l’analyse de la dynamique cellulaire de leur troupeau, Géry et Pierre Standaert ont su réduire le nombre des réformes en vue d’assurer un agrandissement de cheptel par renouvellement interne.

Depuis 2003, l’exploitation de Géry Standaert est en perpétuel mouvement. Les demandes d’attributions successives, l’intégration puis la reprise de deux arrêts Ballmann ont porté le droit à produire de 257 000 à 950 000 litres en 2015. Puis, il y a deux ans, son fils, Pierre, rejoignait le Gaec avec une rallonge de 200 000 litres accordée par Lactalis, soit un besoin de 20 à 25 vaches supplé...
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Depuis 2003, l’exploitation de Géry Standaert est en perpétuel mouvement. Les demandes d’attributions successives, l’intégration puis la reprise de deux arrêts Ballmann ont porté le droit à produire de 257 000 à 950 000 litres en 2015. Puis, il y a deux ans, son fils, Pierre, rejoignait le Gaec avec une rallonge de 200 000 litres accordée par Lactalis, soit un besoin de 20 à 25 vaches supplémentaires. Dans le cadre de cette installation, l’aire paillée, plusieurs fois rallongée, a été transformée en 120 places de logettes mises en service il y a un an, avant l’arrivée prochaine de deux robots de traite Delaval.

« Lors de l’installation de Pierre, l’enjeu était de réduire le nombre de réformes dues aux cellules, pour être en mesure d’assurer la croissance du troupeau par renouvellement interne et d’anticiper l’arrivée des robots avec un troupeau sain », explique Géry Standaert.

Toute la technique de traite revue

En 2014, le taux cellulaire moyen est en effet de 404 000. Géry décide donc de devancer les changements à venir en travaillant la dynamique cellulaire de son troupeau avec Avenir Conseil Élevage (ACE).

Ce service, proposé par l’organisme de conseil, consiste à analyser l’évolution de la situation cellulaire de l’ensemble des animaux (vaches traites, taries et sorties, primipares) pendant une année. Cette approche a permis d’identifier le profil infectieux dominant du troupeau : des germes de réservoir mammaire à l’origine de contaminations croisées pendant la traite. « Une situation caractérisée par de nouvelles infections d’un mois sur l’autre, mais qui ne se traduisent pas par l’apparition de mammites cliniques », précise Mélanie Lugand, conseillère ACE.

Cette dynamique d’infection amène à revoir la technique de traite : port des gants, mise en place du prétrempage avec un produit moussant à base de dioxyde de chlore, remplacement de la machine à laver pour disposer à chaque traite de lavettes individuelles bien essorées, c’est-à-dire sèches, maintien du tirage des premiers jets et remplacement du produit de post-trempage basique par un produit plus coûteux, là encore à base de dioxyde de chlore.

Pendant la traite, le trempage des griffes dans du peroxyde derrière chaque vache infectée devient systématique puis, au regard de l’amélioration sensible des résultats, uniquement après les vaches à mammites.

« De 426 € de pénalité à 12 569 € de bonus »

« Avec 120 vaches, nous ne parvenions plus à maîtriser les cellules, souligne Géry. Mais la mise en pratique des conseils a vite porté ses fruits, y compris sur les butyriques : nous sommes passés de 426 € de pénalité sur la paie de lait en 2014, à 2 550 € de bonus qualité en 2015, puis 12 569 € en 2016, toujours en aire paillée. »

Aujourd’hui, 90 % des vaches à tarir sont saines (seuil inférieur à 300 000 cellules). Le protocole de traitement est donc resté inchangé (antibiotique et obturateur). L’éleveur a néanmoins renforcé sa vigilance sur la montée en température de la litière, par un curage plus fréquent. Un moyen de renforcer le taux de guérisons en période sèche (voir tableau ci-dessus).

En seulement un an et demi, le taux cellulaire a été divisé par deux et le taux de réformes de 34 % (66 % pour cause de cellules) est passé à 18 % (40 %). Ainsi, en conservant toutes ses génisses et à l’aide des semences sexées, ce travail sur la qualité du lait a rendu possible la croissance du cheptel, en achetant à l’extérieur 5 vaches sur 25. « Je subis moins les réformes liées aux problèmes de cellules. C’est important car le passage aux logettes implique désormais d’autres motifs de réformes. »

Jérôme Pezon
L’avis de…
« Il reste à améliorer la longévité du troupeau » L’avis de… Mélanie Lugand, conseillère ACE

« L’analyse de la dynamique cellulaire du troupeau permet de détecter d’un mois à l’autre les vaches nouvellement infectées en lactation. Un taux élevé indique que le problème ne pourra pas être réglé par la réforme. L’avantage est aussi de constater rapidement l’efficacité des solutions mises en œuvre. Cette approche apporte également, sous forme de graphiques, des indicateurs sur les infections au tarissement et chez les primi­pares, ce qui permet de ne pas se disperser et de cibler les aspects sur lesquels travailler en priorité pour améliorer la situation cellulaire. Le travail doit ­désormais porter sur le taux d’infection des primipares, dans le but d’améliorer la longévité du troupeau (2,2 lactations). Les deux premiers comptages supérieurs à 100 000 cellules orientent vers des problèmes de logement dans une nurserie pourtant récente (2014). »

    À Lafresguimont- Saint-Martin (Somme).

    Gaec à 2 associés, Géry et Pierre Standaert, et un salarié.

    130 vaches, 1,15 Ml de lait.

    108 ha de SAU : 44 ha de maïs, 16 ha de prairies naturelles et 48 ha de céréales.

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