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Dossier. Garantir le prix du lait des JA

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Florent Kaplon. © a.b.

Le groupe fromager Dischamp propose aux JA des volumes et une garantie de prix sur sept ans pour pérenniser son approvisionnement en lait AOP d’Auvergne (1).

Le système mis en place en 2017 est particulièrement développé en saint-nectaire laitier, où la problématique de renouvellement des fermes laitières est la plus aiguë. « Entre 2010 et 2018, les volumes de lait collectés au sein de cette filière AOP ont baissé de 87 à 60 millions de litres (- 31 %), alors que le nombre de producteurs chutait de 524 à 284 (- 46 %) »...
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Le système mis en place en 2017 est particulièrement développé en saint-nectaire laitier, où la problématique de renouvellement des fermes laitières est la plus aiguë. « Entre 2010 et 2018, les volumes de lait collectés au sein de cette filière AOP ont baissé de 87 à 60 millions de litres (- 31 %), alors que le nombre de producteurs chutait de 524 à 284 (- 46 %) », précise Florent Kaplon, responsable amont du groupe Dischamp­. Un prix insuffisamment rémunérateur et trop instable est à l’origine de cette évolution inquiétante, amplifiée depuis deux ans par des sécheresses sévères et par une AOP à deux branches : saint-nectaire laitier et saint-nectaire fermier.

Face à cette situation, le fromager-affineur Dischamp a souhaité réagir. L’enjeu est de taille : avec 18,5 millions de litres transformés en saint-nectaire sur les 50 millions collectés chez 250 producteurs du Puy-de-Dôme et du Cantal, le saint-nectaire constitue le cœur de métier de la PME familiale. Or, entre 2013 et 2017, quasiment aucune installation ne s’est faite en saint-nectaire laitier. Elles se sont toutes concentrées en fermier (transformation à la ferme, à partir de lait cru). Outre l’attribution de volumes supplémentaires à la demande, un système de prix garantis sur sept ans a été mis en place pour les JA. Les modalités ont été calées avec l’OP Laiterie de la montagne (2).

400 € les 1 000 litres

Le lait de base à 38/32 transformé en saint-nectaire laitier AOP (98,8 % avant la crise du coronavirus) bénéficie depuis 2019 d’un complément de prix notable : avec un bonus de + 44 €/1 000 l, le prix du lait payé aux JA s’est établi l’an passé à 450 €/1 000 l, contre 406 € en moyenne. Dans une exploitation sociétaire, le volume primé correspond à la part du nouvel installé. Étendu aux exploitations qui réalisent des investissements en bâtiment d’élevage et de stockage de fourrages (4 000 € par vache minimum, attribution du bonus sur 100 % du volume de lait produit), le dispositif vaut pour les autres AOP d’Auvergne avec des bonus variant, selon les filières, de 23 à 33 €/1 000 litres, et un prix garanti pour les JA de 400 €/1 000 l en 2019.

Cette année, la fromagerie a versé 150 000 € en prix garantis et en soutien aux investissements à 30 exploitations (toutes AOP Auvergne confondues). « Sur 250 livreurs, c’est significatif », estime Florent Kaplon. Douze exploitations en saint-nectaire laitier, dont celle de Sébastien Ballet (encadré), en ont été bénéficiaires. Bien que fortement touchée sur ses ventes, comme l’ensemble des filières fromagères AOP-IGP, par la crise du coronavirus, la fromagerie Dischamp ne remet pas en cause le dispositif.

« Le Covid-19 est arrivé à la plus mauvaise période, au moment du pic annuel de production, et après une collecte hivernale qui avait été dynamique. Nous avons dû demander à nos producteurs de réduire de 30 % leurs livraisons. Au-delà, le lait collecté n’est plus payé au prix du lait AOP mais à celui du lait Spot. Nous sommes conscients de la difficulté. Malgré les quelques mois difficiles à passer, nous restons confiants pour l’avenir. Structurellement, la filière se porte bien. »

Anne Bréhier

(1) Saint-nectaire, cantal, bleu d’Auvergne, fourme d’Ambert.

(2) 140 producteurs en saint-nectaire, bleu d’Auvergne et fourme d’Ambert.

L’avis de…
« Une visibilité qui rassure » L’avis de… Sébastien Ballet, éleveur en AOP saint-nectaire laitier, à Vernines, dans le Puy-de-Dôme

Depuis son installation en 2018, Sébastien Ballet livre son lait (270 000 litres sur 60 ha, pour l’essentiel en prairies permanentes) à la fromagerie Dischamp. « Contrairement à Lactalis, notre collecteur historique, la PME familiale me proposait­ un contrat sur cinq ou sept ans avec une garantie de prix. Alors que mon plan de développement de l’exploitation (PDE) était basé sur un prix de base de 380 €/1 000 l, je suis parti avec l’assurance d’être rémunéré au minimum 400 €. Cela rassure. » D’autant plus que, depuis, la garantie a évolué à la hausse en passant à 450 €/1 000 l (avec effet rétroactif). Pour la campagne 2019, l’exploitation a obtenu un complément de prix de 9 000 € (5 000 € l’année précédente). Un bonus particulièrement apprécié du JA, qui a construit un bâtiment neuf et racheté l’exploitation.

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