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Dossier. « Environ 25 % des génisses sont élevées par un tiers »

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Confiance.« © J.Pezon

Le manque de places lié à l’accroissement du troupeau amène les associés du Gaec Thomelin à privilégier la délégation d’élevage d’une partie de leurs génisses.

Un débouché nouveau offre au Gaec Thomelin une augmentation de son droit à produire de 200 000 litres de lait. Compte tenu d’une productivité de 10 800 litres par laitière, cela correspond à une vingtaine de vaches supplémentaires à intégrer au troupeau par renouvellement interne. La stabulation, mise aux normes avec 120 places de logettes, est conçue pour absorber cette hausse. En revanche, les places...
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Un débouché nouveau offre au Gaec Thomelin une augmentation de son droit à produire de 200 000 litres de lait. Compte tenu d’une productivité de 10 800 litres par laitière, cela correspond à une vingtaine de vaches supplémentaires à intégrer au troupeau par renouvellement interne. La stabulation, mise aux normes avec 120 places de logettes, est conçue pour absorber cette hausse. En revanche, les places sont insuffisantes dans l’espace nurserie pour élever le surplus de génisses.

« En raison du manque de places, mais aussi du surcroît de travail, notre objectif est de faire élever par le Groupement des éleveurs spécialisés de la Sarthe (GESS) 20 à 25 % des génisses de renouvellement, explique François Thomelin. Cette solution offre assez de souplesse pour entrer rapidement dans une phase d’augmentation de cheptel, sans attendre de mettre en œuvre des travaux d’agrandissement. »

« Je récupère les bêtes 40 jours avant la mise bas »

Le déclic vient d’une formation organisée par le Clasel (contrôle laitier Sarthe- Mayenne) sur le thème du renouvellement. Le coût de production calculé à cette occasion s’élève à 1 450 €/génisse (de la naissance à la mise bas), hors rémunération du temps de travail des éleveurs (1). « Un coût sensiblement équivalent au prix de la délégation d’élevage proposé par le GESS. »

Il y a trois mois, les associés décident donc de déléguer par contrat l’élevage de 20 % de leurs génisses au groupement mis en place par le Clasel, soit 25 génisses par an. Conformément aux règles de fonctionnement établies, ils ont fourni un prévisionnel des génisses à élever six mois à l’avance et déjà confié un premier lot de six petites femelles au mois d’octobre et un deuxième lot de cinq en décembre. Dans une conduite en vêlages étalés, l’enjeu consiste à confier au GESS des lots d’animaux assez homogènes.

Les petites femelles sont d’abord élevées en niche individuelle pendant vingt jours à la ferme, avec les mêmes aliments que ceux utilisés par les éleveurs du GESS : un aliment d’allaitement riche en poudre de lait écrémé (PLE), complémenté par un aliment floconné 1er âge et de la paille. C’est le groupement qui décide d’où sera placé le lot d’animaux. À 20 jours, l’éleveur vient le chercher chez le naisseur. Il achète chaque génisse 150 € et l’élèvera jusqu’à 40 jours avant la mise bas. Elle sera alors rétrocédée au naisseur 1 500 €, quelles que soient les charges engagées pendant l’élevage. « Il s’agit de récupérer les primipares avant la phase de préparation au vêlage pour limiter le stress lié à leur introduction dans le troupeau, indique François. En amont, il faut prévoir la trésorerie nécessaire à leur rachat le jour J. » L’objectif pour l’éleveur des génisses : un âge au premier vêlage de 24 mois. Au-delà de 30 mois, le naisseur peut refuser de racheter l’animal. Entre 25 et 30 mois, le surcoût d’élevage est à la charge de l’éleveur. Mortalité et malformation génitale sont assumées à 50/50 par les deux parties. En revanche, des pénalités à la charge de l’éleveur sont prévues pour défaut d’écornage ou trayon manquant.

« Le contrat prévoit au moins une saison de pâturage »

Mais l’éleveur n’est pas seul. Le protocole d’élevage est calé par le Clasel. Nicolas Lair, conseiller spécialisé, en assure le pilotage et le suivi de la croissance via quatre pesées minimum par an. Le plan d’allaitement au lait reconstitué prévoit deux options : soit au seau avec un repas par jour et un aliment d’allaitement riche en PLE, soit au Dal avec une poudre zéro PLE. « Dans le premier cas, l’aliment d’allaitement favorise une digestion lente, dans le second, une digestion rapide adaptée à la multiplication des repas au quotidien », précise Nicolas Lair. L’objectif : un sevrage précoce à 8 semaines (37 kg de poudre par génisse), lorsque les génisses consomment 2,5 kg d’un aliment floconné premier âge. « Ensuite, le contrat passé entre le naisseur et l’éleveur prévoit au minimum une saison de pâturage, selon la date de naissance des animaux. »

Le groupement offre au naisseur la possibilité de suivre la phase d’élevage des génisses sur une plateforme web dédiée, où sont renseignés l’évolution de leur croissance et les résultats de la mise à la reproduction. Actuellement, la moyenne du GESS est de 25 mois d’âge au premier vêlage.

« Je préfère faire mon plan d’accouplement »

Le choix du taureau est laissé à l’éleveur ou au naisseur. « Personnellement, je préfère faire mon plan d’accouplement et mettre sur les meilleures souches des doses haut de gamme ou sexées », indique François.

Concernant la prophylaxie, le cahier des charges a été établi en partenariat avec le GDS. Il prévoit la vaccination contre la BVD et le respect de la dérogation IBR des exploitations concernées.

Au total, entre 50 et 60 génisses seront élevées cette année pour assurer l’agrandissement du troupeau. À la ferme, les associés se sont fixé l’objectif de diminuer leur coût de renouvellement, à travers la réduction d’un âge au vêlage de 29 mois. Actuellement, leur coût est de 26 €/1 000 litres, le montant exact de la moyenne des Pays de la Loire enregistrée au Clasel.

Jérôme Pezon

(1) Pour rappel, 18 h/génisse d’après la chambre régionale d’agriculture de Bretagne.

©
Vêlage. Le Gaec a programmé l’achat d’une balance pour contrôler la croissance à la ferme et éviter les retards de mise à la reproduction. © J.Pezon

    Gaec Thomelin

    À Vouvray-sur-Huisne (Sarthe)

    3 UTH : François, Jean-Claude et Roselyne Thomelin, et un apprenti

    85 vaches à 10 800 litres

    175 ha de SAU : 70 ha de maïs, 30 ha d’herbe et 75 ha de rotation blé-orge-colza

    Atelier veaux de boucherie de 200 places, soit 400 veaux/an.

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